Partie 1
J'ouvre les yeux, un rayon de soleil me caresse le visage, je sens un corps chaud contre le mien et m'y accroche. Ma tête sur son torse se soulève au rythme de sa respiration, j'entends son c½ur battre dans sa poitrine, je souris. Je suis heureux, on peut dire ça oui.
Heureux.
C'est dans ce genre de moment, des petits instants qu'on saisit au vol, que l'on se dit que rien ne pourra briser ce bonheur, rien ne pourra venir troubler notre tranquillité. J'entends le chant des oiseaux à travers la fenêtre légèrement entrouverte, un courant d'air frais se fait sentir et me fait frissonner. Oui je suis heureux.
Je sens le corps de mon amant se réveiller doucement.
Bill : Bonjour toi.
Il me répond par un magnifique sourire, un sourire à faire fondre le plus dur des c½urs, un sourire qui m'a fait fondre il y a de ça bien longtemps...
Quand je pense à tout ce chemin que l'on a parcouru ensemble, à tous les obstacles que l'on a dû franchir pour pouvoir être ensemble. Passer du statut de jumeaux à celui d'amants... Mais à aucun moment de ma vie, à aucune seconde de mes journées passées à ses côtés je n'ai regretté ça. On vit de tellement belles choses.... Le monde n'est pas encore prêt pour nous mais nous, nous sommes prêt pour lui.
Bill : Bien dormi ?
Tom : Comme un bébé !
Je lui souris et vient poser mes lèvres sur les siennes, j'aime nos réveils, j'aime tous ces moments que l'on passe tous les deux, j'aime tout ce que je peux partager avec lui, je l'aime lui tout simplement.
On se lève et on s'habille en silence, on n'a pas besoin de parler pour se comprendre, on a juste besoin de sentir la présence de l'autre près de nous et ça nous suffit. On sort de la chambre et on rejoint les autres dans le restaurant de l'hôtel. Il est quasiment vide, il faut dire que les gens normaux déjeunent avant 11heures le matin....
Gustav et Goerg sont attablés et ils nous font de grands signes quand ils nous aperçoivent. Ils ont l'air un peu ridicule, ça me fait sourire. On les rejoint et on mange avec eux, se racontant des histoires sans intérêts, des banalités, mes cela nous fait rire et nous rapproche. Beaucoup de personnes doivent se dire que l'on ne se supporte plus avec toutes ses années passées collés les uns aux autres mais c'est tout le contraire, on prend énormément de plaisir à être ensemble, on découvre de nouvelles choses sur chacun d'entre nous tous les jours, on est tout simplement heureux d'être là.
C'est une bonne journée qui s'annonce.
Je descends les marches de l'hôtel, contrairement à ce que les gens pensent je peux sortir sans garde du corps. J'aime ces moments là... J'ai vraiment besoin d'être seul, de marcher dans les rues de la ville, de faire un peu de shopping, de respirer et de prendre le temps de vivre, normalement. Je passe de longues minutes à marcher au hasard dans les rues piétonnes, m'arrêtant de temps en temps dans des petites boutiques juste pour le plaisir des yeux, je n'ai pas envie de renouveler ma garde robe ce matin, non je veux juste me balader tranquillement. Je m'achète une pomme d'amour sur un marché, je rigole tout seul en pensant à ce que Tom dirait en me voyant. Il a toujours détesté ça, trop de pomme et pas assez de sucre comme il le dit souvent. Et puis ça colle aux dents et après pour embrasser ce n'est pas top ! Mais là je suis seul, et je ne compte pas embrasser quelqu'un d'autre que lui avant de longues, très longues années.
Je marche encore, traversant des parcs magnifiques, regardant les gens rire et profiter de la vie. Je me sens un peu bête de m'attendrir devant tout ça mais c'est plus fort que moi. Il y a une chose qui est vraie dans toutes les interviews que nous faisons, je suis un grand sentimental ! Je souris à cette pensée et tourne au coin d'une rue.
Tout à coup je me sens attraper par l'arrière et sans que je ne m'en rende compte, je suis plaqué contre un mur en brique. J'ouvre la bouche pour hurler mais une main s'y oppose.
? : Je serai toi je ne crierai pas.
Et j'obéis. Je ne sais pas pourquoi mais cette voix me fais peur, une voix grave et profonde, une voix qui peut vous dissuader de faire le moindre mouvement. J'essaie de regarder l'homme qui me maintien contre le mur mais un bonnet et une paire de lunette de soleil m'en empêche. Je tremble de plus en plus, j'ai vraiment peur. Que va-t-il me faire, je n'ai pas beaucoup d'argent sur moi, est-ce que cela suffira à le convaincre de me laisser m'en aller ? Les larmes me montent aux yeux, je ne sais plus quoi faire. Je pense à Tom... Tom qui doit m'attendre dans notre chambre d'hôtel, Tom que j'aime plus que ma vie, Tom que je ne veux pas quitter...
Soudain la voix de l'homme se fait de nouveau entendre.
? : Tu sais que tu me dégoûtes ?!
Je ne comprends pas où il veut en venir, il m'a sûrement reconnu mais pourquoi ? C'est le seul mot qui me vient à l'esprit, pourquoi ?
? : Regarde !
Il place un appareil photo numérique devant mes yeux et me force à regarder ce qu'il s'affiche sur l'écran. A la vue des photos je blêmis... Tom et moi enlacés sur une plage déserte, s'embrassant l'un sur l'autre, une autre où l'on nous voit entrant dans une voiture, toujours en nous embrassant, et puis plusieurs de notre chambre d'hôtel, sûrement prises de l'immeuble d'en face, sur ces photos on nous voit ensemble, on nous voit faire l'amour.... Je ne peux plus retenir mes larmes qui coulent interminablement sur mes joues. Le visage de l'homme affiche un sourire sadique. C'est donc ça qu'il veut ? Briser notre carrière ? Briser le rêve de quatre gamins d'un petit village d'Allemagne ? Pourquoi les gens sont si cruels ? Qu'est-ce que ça peut bien leur apporter ?
? : Maintenant tu vas faire exactement ce que je te dis.
J'acquiesce fermement de la tête, je ferai tout ! Tout pour qu'il me laisse revoir Tom.
? : Bien... Alors tu vas tranquillement rentrer dans ton charmant petit hôtel 4 étoiles, tu vas retrouver ton putain de jumeau incestueux et tu vas tout simplement le quitter !
A ces mots mes jambes mes lâchent et je tombe lourdement sur le sol. Mes pleurs redoublent. Non ! Il ne peut pas me demander de faire ça ! Il n'a pas le droit !! Il ne peut pas me priver de l'aimer ! J'entends son rire s'élever dans les airs, un rire malsain et malhonnête, un rire à vous glacer le sang. Il me relève brutalement et me plaque encore plus violement contre les briques froides.
? : Tu vas le faire ! Et tu sais pourquoi ? Parce que si dans deux jours tu ne l'as pas quitté je diffuse ces photos dans tous les médias du pays qui les relayeront sur tout le continent et bien plus encore. Et là, non seulement tu perds ton groupe, mais tu perds aussi tes amis, ton équipe, tes fans, ta famille, ton frère et ta dignité. Je te rappelle que l'inceste est interdit en Allemagne...
Je frémis à l'entente de ce qu'il me crache à la figure. Pourquoi ??
Il rigole encore de ce rire horrible et me jette par terre. Je tombe lourdement sur le sol, mes pleurs inondant mes joues. Il se rapproche de moi et me dit :
? : Deux jours, tu as deux jours. N'essaie pas de te défiler ou d'en parler à quelqu'un, je le saurai, et ça risque de très, très mal se passer pour toi !
Je dis oui de la tête et il s'en va, me laissant allongé sur le sol, pleurant comme jamais je n'ai pleuré. Je passe plusieurs minutes là, seul, par terre, mon maquillage coulant sur mon visage, mon corps parcouru de spasmes violents. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là mais il faut que je rentre. Les autres vont s'inquiéter et il ne faut surtout pas qu'ils posent des questions. Je me relève difficilement et rentre vers l'hôtel.
Je ne peux m'empêcher de pleurer tout le long du trajet, qu'est-ce que je vais faire ? Je ne peux pas quitter Tom, Tom c'est ma vie ! Mais il a raison, si notre histoire se sait tout le monde nous tournera le dos et je ne sais pas si on pourra le supporter, en plus on perdra la groupe et le groupe c'est notre passion ! C'est l'une des choses les plus importantes pour nous ! Je ne peux pas me permettre de retirer ça à Tom ! Et puis nos fans, on va tous les perdre, certaines vont se suicider ! C'est déjà arrivé mais avec cette nouvelle ça risque d'être bien pire ! Je ne peux pas prendre la responsabilité de toutes ces morts, de toutes ses vies brisées. On est là pour leur apporter du rêve et de l'espoir, pas de la souffrance.
Perdu dans mes pensées je ne me suis pas rendu compte que je suis arrivé à l'hôtel.
J'hésite, que faire ? Je respire un grand coup, efface rageusement les traces de maquillage sur mes joues et monte les marches.
Plus je me rapproche de Tom plus mon c½ur se vide, plus je sens sa présence plus j'ai mal au fond de moi. Je ne peux pas croire ce qu'il m'arrive, pourquoi moi ? Est-ce un crime d'aimer ? Est-ce un crime de s'aimer ? Je les aperçois, ils sont tous là, Georg, Gustav, David et ... Tom. En me voyant il sourit. Mais même son magnifique sourire n'arrive pas à me remplir le c½ur. Pas cette fois, plus cette fois... ni toutes les autres. Comment je vais pouvoir me passer de ça ? Je ne peux pas !!! Mais je n'ai pas le chois ! Bordel ! Je me déchire de l'intérieur ! Le sourire de Tom s'efface aussi vite qu'il est apparu sur son beau visage. Il se lève et se rapproche de moi.
Non Tom ! Pas si près ! Comment je vais faire pour te quitter si tu es aussi proche de moi ? Il me prend dans ses bras. Je pense un instant à le repousser mais non, je vais profiter de chaque seconde passée dans ses bras, de chaque instant passé à ses côté, de chaque sourire qu'il va m'adresser, de chaque respiration que je vais sentir dans mon cou, de chaque baiser qu'il va me faire, de chaque palpitation de son c½ur qui bat pour moi.... avant que je ne sois obligé de tout casser....
Je le resserre d'avantage, il semble surpris mais se laisse faire.
Tom : Qu'est-ce qu'il se passe mon ange ?
J'aime quand il m'appelle comme ça, mais il ne pourra bientôt plus. J'essaie de chasser cette pensée de mon esprit mais rien n'y fait. Il faut que je fasse quelque chose sinon je vais m'effondrer dans ses bras, là, tout de suite devant tout le monde. Je ravale mes larmes et lui dit :
Bill : J'ai croisé Angel, tu sais la fille qui était en cours de chant avec moi ?
Tom : Oui je me souviens, mais je ne la connais pas.
Bill : Sa.... Sa s½ur est morte il n'y a pas très longtemps, ça m'a fait un choc. C'est tout, mais ça va passer ne t'inquiète pas.
Je lui adresse un sourire rassurant.
Tom : Je suis vraiment désolé pour toi.
Bill : Je ne connaissais pas sa s½ur mais c'est pour elle que j'ai de la peine. Et pour toi aussi.... Je ne supporterai pas de te perdre !
Ma voix se casse à la fin de ma phrase....
Tom : Tu ne me perdras pas Bill, je te le jure.
Si tu savais Tom, si tu savais ! Ne dis pas ça, non ne dis pas ça ! Tu me fais encore plus de mal sans le vouloir. Déteste moi Tom ! Déteste moi ! Pour que tu ne souffres pas quand je vais devoir te quitter ! Déteste moi avant ! Déteste moi de toi-même ! Ne me force pas à le faire pour toi !
On se dirige vers les autres pour la réunion journalière. David nous parle de la dernière représentation que l'on donnera ici, un festival, plus de 100 000 personnes attendues, on fera trois chansons, il n'a pas encore décidé lesquelles. C'est tout ce que mon cerveau est capable de capter, mes pensées se retournent automatiquement vers Tom. Tom mon jumeau, Tom mon amant, Tom que j'aime plus que ma vie, Tom qui m'aime plus que la sienne, Tom que je vais devoir quitter...
Je suis allongé sur mon lit, les yeux perdus dans le vague, je me repasse les différentes options qui s'offrent à moi depuis plusieurs heures mais rien... J'en reviens toujours à la même chose, soit je le quitte, il souffre, je souffre, le groupe est sauvé et on essaie de réapprendre à être frère, seulement frère.... soit je ne le quitte pas, le groupe s'effondre, on perd tout, il souffre, je souffre mais on reste ensemble... si on arrive à survivre à ça....
Comment choisir ? Comment choisir entre la mort et la mort ? Comment choisir pour lui ? Comment choisir entre sa passion et son frère, entre ses amis et son frère, entre sa famille et son frère, entre son rêve et son frère ? Je connais Tom, la musique c'est tout pour lui ! Il ne pourra rien faire d'autre ! Il lui a tout donné, elle lui a tant apporté ! Il n'y renoncerait jamais !
On souffrira ! Oh oui on souffrira ! Mais peut-être qu'un jour, on sera de nouveau comme avant, de nouveau des jumeaux qui s'aiment comme tel ?
Je rigole de rage à travers mes larmes, comme avant ? Même avant de sortir ensemble on était différent, différent de tous les autres jumeaux, on a toujours ressenti que l'on était plus proche que n'importe qui, plus proches que des frères, on le sait depuis toujours, il a juste fallu que l'on s'en rende compte et qu'on l'accepte. On n'a pas hésité longtemps, devant ce bonheur qui nous tendait les bras, devant ces merveilleux moments qui n'attendaient que nous, devant tous ces plaisirs, du corps et du c½ur, tous ces désirs qui ne demandaient qu'à être assouvis.
Tom entre dans la chambre.
Tom : Ca va mieux mon c½ur ?
Bill : Oui, ça m'a un peu remué mais ça va.
Tom : Bien.
Il s'allonge à côté de moi.
Bill : Dis Tom ?
Tom : Oui ?
Bill : Tu me promets que jamais tu ne me quitteras ?
Il semble surpris de ma question.
Tom : Bien sûr Bill ! Tu es sûr que ça va ?
Bill : Promets le moi Tom ! Promets !
Il se rapproche de moi et me regarde droit dans les yeux.
Tom : Je te le promets.
Je dois encore savoir une chose...
Bill : Je t'aime Tom.
Tom : Moi aussi.
Bill : Non !
Il ouvre grands les yeux, je me reprends.
Bill : Je veux dire, je t'aime ! Je t'aime sincèrement ! Je t'aime à en crever, je t'aime plus que tout, plus que ma vie ! Je donnerai tout pour toi ! Tout ! Promets moi que jamais tu ne l'oublieras !
Tom : Bien sûr Bill, mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Bill : Rien ! Je veux juste que tu saches que je t'aime ! Vraiment Tom ! Je t'aime et ça ne changera jamais ! Jure que quoi que je fasse, quoi que je dise, dans les jours, les mois ou les années à venir, quoi qu'il se passe Tom, jure moi que tu te souviendras que je t'aime et que je ferai tout pour toi !
Tom : Bill mais enfin je sais que tu m'aimes, et tu sais que je t'aime aussi !
Mes yeux se remplissent de larmes, non je ne veux pas craquer, pas maintenant !
Bill : Promets ! Promets le Tom ! Jure que jamais tu n'oublieras ! Jamais tu n'oublieras notre amour, jamais tu n'oublieras que je t'aime ! Jamais ! Jure le Tom ! Promet ! Promet !!
Je n'ai jamais été aussi désespéré, je veux qu'il sache que tout ça est vrai pour moi ! Je veux qu'il s'en souvienne tout le temps ! Je ne veux pas qu'il oublie le « nous » que l'on a formé. Ma voix devient de plus en plus suppliante, il a toujours tenu ses promesses envers moi, je veux qu'il me promette une dernière chose, une dernière avant de le quitter. On a toujours tenu ce que l'on s'était promis... mais je vais rompre ça, je vais casser l'une de nos promesses, on s'était juré de ne jamais se faire souffrir.... Je ne vais pas pouvoir tenir celle-là Tom... Pardonne moi !
Je replante mes yeux dans les siens, je suis plus que déterminé, je veux qu'il sache que je l'aime et que je l'aimerai toujours !
Tom : Je te le promets Bill !
Je pousse un soupire de soulagement. Merci Tom, merci ! Maintenant il va falloir que tu tiennes ta promesse ...
Sa main caresse lentement mon bras, elle dévie sur mon cou et s'arrête sur mes lèvres qu'il redessine. Il remplace ses doigts par ses lèvres, ses lèvres douces et sucrées, ses lèvres que j'ai tant de fois embrassées.... Il bascule m'entraînant avec lui, il retire mon t-shirt, je lui enlève sa casquette et son bandeau, son t-shirt ne tarde pas à les rejoindre. Je me vide la tête, je ne pense plus à tout ça, je veux simplement profiter de cette nuit, profiter de son corps et de ses caresses, profiter de tout ce qu'il va m'offrir dans les prochaines heures, profiter de notre dernière nuit....
On a fait l'amour, encore et encore, je me suis accroché à lui comme si ma vie en dépendait, et ironie du sort, cette expression n'a jamais sonné aussi juste. On s'est donné l'un à l'autre pendant de longues heures, de longs instants de plaisirs charnels, je lui ai fait l'amour comme jamais je ne lui avais fait, lui faisant passer tous mes sentiments pour lui. Il m'a fait l'amour lentement, sensuellement, comprenant exactement que c'était ce dont j'avais besoin. Durant toute la nuit on n'a fait plus qu'un, une seule et même personne, une seule et même âme, comme ce qui aurait toujours dû être. Nous ne sommes pas des âmes s½urs, non, nous sommes une seule âme, une âme pour deux corps, un c½ur pour deux corps.
Pendant que nos corps s'emboîtaient l'un dans l'autre, parfaitement, comme si ils avaient étaient conçus pour ça, pendant que notre sueur luisait sur notre peau légèrement halée, pendant que nos mains redessinaient chaque courbes, chaque recoin de notre anatomie, pendant que nos bouches ne se lassaient pas de se trouver et de se retrouver dans une danse sensuelle... pendant tout ce temps je ne pensais qu'à lui. Tom. Il est le seul être au monde capable de me faire tout oublier, capable de me transmettre les meilleures sensations, de ma faire passer les meilleurs moments de ma vie....
On a défini le sens du mot amour, on a réécrit l'expression « faire l'amour » pendant toute la nuit. Les premier rayons du soleil nous le rappelant. Je me suis donné à lui comme jamais, je lui ai tout donné, mon corps et mon c½ur, j'ai reculé l'instant fatidique jusqu'à l'inévitable.
J'ai joui une dernière fois en hurlant son nom, ma voix cassée par le plaisir et par les pleurs.
Et c'est épuisé et heureux de lui avoir fait l'amour une dernière fois que je me suis endormi contre son corps trempé de sueur pour passer à ses côtés notre dernière nuit....
Je tourne en rond depuis plusieurs minutes, Tom va revenir d'un moment à l'autre. Je sais que je ne peux plus reculer, c'est maintenant ou jamais. J'ai fait un choix et je vais l'assumer, je le fais pour lui, pour moi, pour tous les gens qui nous entourent, pour les fans.
Je n'ai pas voulu me réveiller, nous n'avons pas beaucoup dormi étant donné l'heure à laquelle nous nous sommes couchés, je ne voulais pas ouvrir les yeux, je voulais reculer encore ce moment. Mais Tom s'est levé m'obligeant à faire de même. J'ai passé chaque minutes de ce début d'après-midi à l'observer, à imprimer dans mon cerveau le moindre de ses geste, la moindre de ses paroles, tous ses sourires et tous ses rires, tous ses regards et tous nos contacts, j'ai tout gardé précieusement au fond de mon c½ur. Parce qu'il y a une chose que rien ni personne ne pourra m'enlever, ce sont mes souvenirs. Et je compte bien en garder le plus possible pour faire subsister notre amour, cet amour tellement puissant qu'il fait peur au gens, cet amour tellement grand qu'il pousse les autres à vouloir le détruire.
La porte s'ouvre me ramenant bien trop durement et bien trop vite sur terre. Mon Dieu Tom, pardonne moi pour ce que je vais faire je t'en supplie !
Il s'approche de moi et veut m'embrasser, je le repousse. Non je ne peux pas ! Si je me laisse faire, si je le laisse me toucher, je n'y arriverai pas !
Il me regarde surpris et me prend dans ses bras, il essaie de m'embrasser à nouveau, je me défais de son emprise au bord des larmes.
Tom : Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Bill : On ne peut pas Tom...
Tom : Quoi ?
Son regard est paniqué, il est entrain de perdre tous ses repères et tout ça par ma faute... Je détourne les yeux, je ne peux pas lui dire ça face à face, je ne résisterai pas longtemps.
Bill : C'est fini Tom.
Tom : Je comprends rien à ce que tu dis !
Sa voix se casse, des larmes commencent à couler le long de ses joues, il sait très bien où je veux en venir.
Bill : C'est fini.
Tom : Quoi fini ?
Bill : Nous...
Tom : NON !!
Il s'effondre par terre, le visage ravagé par les pleurs, son corps secoué par des spasmes violents. Je voudrai me pencher vers lui, le prendre dans mes bras, le consoler mais je ne peux pas. Mes larmes coulent silencieusement je suis comme paralysé.
Tom : Pourquoi ?
Bill : On ne peut pas être ensemble.
Il se relève tant bien que mal et me fixe, je ne résiste pas bien longtemps et détourne le regard.
Tom : Ca ne veut rien dire ! Pourquoi maintenant ? Pourquoi après tout ce qu'on a vécu ?
Bill : C'est comme ça.
Tom : Ce n'est pas une réponse !
Je soupire, qu'est-ce que je peux dire de plus, je n'ai pas d'explication rationnelle à lui fournir. Il se rapproche de moi et me secoue. Je pleurs de plus en plus, je ne l'ai jamais vu comme ça !
Tom : Putain Bill !! Réponds moi ! Tu me quittes comme ça ? Après tout ce temps ? Et sans la moindre raison !
Bill : On ne peut plus être ensemble c'est tout.
Mes pleurs transparaissent dans ma voix, il ne faut pas que je me trahisse, reprends toi Bill !
Tom : Regarde moi bordel ! T'es qu'un lâche ! Tu n'oses même pas me dire ça en face !
Je le regarde, mes yeux remplis de larmes, essayant de ne pas tout lui dire, lui crier que je l'aime, lui hurler que je crève d'amour pour lui !
Tom : Tu ne peux pas faire ça !
Sa colère retombe et fait place à la peine, je déteste le voir comme ça !
Tom : Non, tu ne peux pas ! On s'aime ! On s'aime Bill merde ! Dis moi que tu ne m'aimes pas ! Dis le moi !
Bill : Je ne t'aime plus.
Tom : Non ! C'est beaucoup trop facile ! Regarde moi droit dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes plus !
Je fais ce qu'il me demande, pardonne moi Tom.
Bill : Je ne t'aime plus.
Tom : C'est pas possible ! Tu ne peux pas me faire ça ! C'était quoi nous pour toi ? Hein ? C'était quoi ? Tous ces moments passés tous les deux ? Tous nos fous rires ? Toutes nos engueulades ? Toutes nos nuits ? C'était quoi ? Je pensais que ça comptait pour toi !
Mais ça comptait Tom ! Ca compte toujours ! Comment tu peux croire que tout était faux ? Ta promesse Tom ! Tu avais promis de ne jamais oublier que je t'aime ! Tu avais juré de toujours te rappeler que tu es tout pour moi ! Tiens là ! Tiens cette foutue promesse Tom ! S'il te plait !
Bill : Je pense qu'on a tout mélangé. Notre amour de frère à un peu débordé et on a confondu ça avec le véritable amour mais soyons réaliste ce n'était qu'une illusion. Je crois que....
Putain c'est trop dur ! Il faut que je le fasse mais ça va l'achever.... Excuse moi Tom ! Je t'en supplie excuse moi !
Bill : Je crois que je ne t'ai jamais aimé. Je ne t'aime pas Tom, pas comme toi tu m'aimes.
Il s'effondre par terre pour la seconde fois, mais je sais que là il ne se relèvera pas, je viens de tuer mon jumeau et le pire c'est que j'en suis conscient ! Mes larmes silencieuses redoublent, je ressens toute sa douleur, toute sa souffrance, il est entrain de se vider de l'intérieur et moi je suis debout devant lui et je ne fais rien, strictement rien, je me dégoûte comme jamais. Ses épaules se soulèvent au rythme de ses pleurs.
Tom : Non... tu ne peux pas...
Il relève ses yeux vers moi.
Tom : Tu n'assumes même pas ! Regarde toi tu es pathétique ! Tu pleurs, tout ton maquillage a coulé !
J'essuie rageusement mes joues, je ne dois pas flancher, je n'en ai pas le droit. Pardonne moi Tom !
Tom : Tu es content de toi ? Tu t'es bien foutu de ma gueule ! Je t'ai tout donné, tout, absolument tout ! Mon corps, mon c½ur et mon âme ! Et toi tu as tout pris, tout écrasé, tout cassé et tout me balance tout ça à la gueule comme si j'étais le dernier des salauds ! Pourquoi Bill, pourquoi ?
Bill : Je te l'ai dit, je ne t'aime pas, on est jumeau on a confondu nos sentiments, on ne peut pas continuer, je préfère arrêter avant qu'il ne soit trop tard....
Tom : Mais il est déjà trop tard !!
Il se relève dans un élan de rage incontrôlé, il est en furie ! Je sais qu'il est trop tard Tom ! Nos c½urs sont liés à jamais et rien ni personne ne pourra les séparer, je le sais ! N'écoute pas ce que je dis, écoute ce que mon c½ur te dit, ce qu'il hurle ! Pourquoi tu ne l'entends pas ? On se comprend toujours d'habitude ! Pourquoi tu n'arrives pas à entendre ce que je te crie intérieurement ! Tout mon être t'appelle Tom ! Ecoute le ! Il s'approche de moi, ses yeux me lançant des éclairs, je recule, je ne veux pas qu'il me touche, je ne le supporterai pas. Il s'approche encore et me gifle.
Ma tête part, je m'arrête de pleurer instantanément. Je ne comprends plus rien, mon cerveau s'est déconnecté. Il n'a jamais levé la main sur moi, jamais. Mes doigts viennent toucher ma joue meurtrie, je n'arrive même pas à lui en vouloir, comment le pourrais-je ?
Tom : T'es qu'un monstre Bill ! Tu es entrain de me tuer tu le sais ça ? Je crève, je crève par ta faute !
Non Tom ! Ne pense pas ça s'il te plait ! Repense à ce que je t'ai dit hier ! N'oublie pas notre promesse, toi seul peux nous sauver ! Tiens tes promesses comme tu l'as toujours fait avec moi ! Me laisse pas Tom ! J'ai tant besoin de toi ! Tiens cette putain de promesse Tom ! N'oublie pas que je t'aime ! J'en mourrai !
Tom : Putain Bill ! Tu me tues ! Tu assassines ton propre frère ! Ton jumeau ! Ton amant !
Bill : On doit reprendre le cours de nos vies, pour le groupe, on va essayer de redevenir des frères... qui s'aiment comme des frères....
Tom : Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule putain ! Je ne veux plus entendre un seul son sortir de ta bouche !! Tu oses me demander d'être ton.... frère.... Mais merde Bill ! Regarde nous ! On est ensemble depuis presque 2 ans et tu veux tout effacer comme ça et que l'on redevienne frère !
Il se prend la tête dans ses mains, il est complètement perdu, je continue de pleurer en silence, mon c½ur l'implorant d'écouter le lien qui nous uni. Mais j'ai compris, la rage et la douleur l'en empêche, il ne raisonne plus, il ne contrôle plus ses émotions. Pardonne moi Tom ! Pardonne moi !
Tom : Part !
Je sursaute, il a crié tellement fort.
Tom : Part ! Dégage de ma chambre ! Non mieux, sors de ma vie ! Je ne veux plus te voir ! Je ne veux plus te toucher ! Je ne veux plus sentir ton odeur ! Dégage ! Vire !
Bill : Tom... on ne peut pas....
Mes sanglots se font de plus en plus fort, qu'est-ce que j'espérai ? Qu'on reste frère comme avant ? Quel idiot je fais, je me hais ! Tom, essaie de me comprendre, ne me raye pas de ta vie ! Tu avais promis Tom ! Tu avais promis !
Bill : ... frère...
C'est tout ce que je peux dire.
Tom : Ton frère il te dit de dégager ! Pour le groupe ça ne changera rien, on ne peut pas enlever tout ça à Georg et à Gustav mais ne m'adresse plus jamais la parole ! Jamais !
Je reste pétrifié face à mon jumeau, à l'homme de ma vie qui pleure sans s'arrêter, ses jambes ont du mal à le porter, cette vision m'effraie et me tue, tout ça à cause de moi ! Je suis désolé Tom, si tu savais comme je suis désolé....Je me dirige vers la porte.
Bill : Désolé....
Tom : Non ! Pas de désolé ! Tu n'as pas le droit d'être désolé ! Tu as choisi ! Tu as choisi de jouer avec moi, de me prendre mon c½ur et de le briser à jamais ! Tu as choisi de me tuer ce soir ! Tu as choisi tout ça ! Tu as choisi de perdre ton frère ! Alors tu n'as pas le droit d'être désolé !
Je ne peux pas en supporter d'avantage, je me rapproche de lui mais il m'arrête.
Tom : Vire ! Part de ma chambre ! Part de notre chambre qui n'est plus la tienne et ne le sera plus jamais !
Bill : Tom.... !
Je le supplie presque, entends moi Tom ! Tiens ta promesse et écoute ton c½ur... mais c'est ce que tu fais, tu écoutes ton c½ur, et il est brisé à cause de moi....
Le lien qui nous uni, ce lien si fort et si puissant s'amenuise de seconde en seconde, je te regarde désespérément comprenant ce que tu es entrain de faire ! Non Tom ! Tout mais pas ça ! Ne coupe pas notre connexion ! J'ai beau faire tous les efforts du monde je te ressens de moins en moins, tu te fermes, tu m'empêches d'accéder à ton esprit et à ton c½ur, ton c½ur que je t'ai arraché. Je sens ta présence diminuer de plus en plus pour n'être qu'un lointain souvenir, je pleure toujours, tu me regardes avec une telle rage, avec une telle....haine. Jamais je n'aurai pensé voir ce sentiment dans tes yeux, surtout pas adressé à moi....
Pardonne moi Tom, je t'en supplie ! Sauve nous Tom ! Sauve moi !
Tom : Dégage je t'ai dit !
Il se rapproche de moi me menaçant du regard.
Tom : Vire ! Sors ! Va t'en !
Je recule jusqu'à la porte et l'ouvre, il continue d'avancer vers moi.
Tom : Sors !
Il a crié encore plus fort, je panique et sors dans le couloir, je referme la porte derrière moi après lui avoir lancé un dernier regard, un dernier regard pour lui faire comprendre, mais trop aveuglé par sa haine il n'a pas réussi... Je l'entends crier, hurler même ! Il crie à s'en péter les cordes vocales, tout l'hôtel doit l'entendre ! Des bruits d'objets se fracassent contre les murs, il renverse tout ce qui lui tombe sous la main en hurlant !
C'est plus que je ne peux en supporter, je me mets à courir, à courir dans le couloir puis dans l'escalier, mes larmes se font de plus en plus fortes, je serre les poings pour ne pas hurler ma douleur tellement j'ai mal ! J'arrive dans le hall de l'hôtel, je cours comme un fou et sors dehors. Il pleut mais je m'en fous ! Je cours, je cours encore, je ne sais pas où je vais, je pleure toujours et puis je ne peux plus me retenir et j'hurle ! J'hurle tout en courant. Les gens se retournent sur mon passage mais je ne les vois pas, je cours aussi vite que je peux, je veux échapper à tout ça, je continue de crier ma rage, mes vêtements sont trempés mais je n'ai pas froid, je déverse ma haine et hurlant le prénom de mon jumeau de toutes mes forces ! Je sens mes cordes vocales faiblir mais je continue ! J'ai mal, tellement mal ! On a arraché une partie de mon âme et la meilleure partie, la seule qui était importante pour moi, la seule qui m'était indispensable, la partie réservée à Tom....
Je cours jusqu'à l'épuisement et plus encore, mes jambes ne me portent plus mais je continue à avancer, seuls des gémissement s'échappent de ma gorge, je n'ai plus la force de crier, des torrents de larmes dévalent mes joues mélangé à la pluie, je rentre dans une ruelle et m'effondre par terre. Je hurle une dernière fois son prénom, je mets mes dernières forces dans ce cri, ce cri qui me tue.
Je suis soudain pris d'un haut le c½ur, je me penche en avant et vomis tout ce que j'ai dans mon estomac. Je continue de pleurer de plus en plus, gémissant toujours, je vomis encore, ça commence à être douloureux mais toujours moins que ce que je ressens au fond de mon c½ur. Je n'ai plus rien dans le ventre mais je vomis quand même. J'appelle Tom pour qu'il vienne m'aider, pour qu'il vienne me sauver, mais je sais pertinemment que cette fois il ne viendra pas, il ne sera pas là pour moi. Il ne sera plus jamais là pour moi... A cette pensée je vomis encore, je n'ai plus rien à rendre, même plus de bile, mon estomac se contracte me faisant affreusement mal et rien ne sort. Je pousse un cri de douleur quand il se serre encore, mais je prie pour que ça continue car ça me permet de moins sentir la souffrance de la perte de mon âme.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans cette ruelle à vomir encore et encore, à pleurer toujours plus, à appeler Tom à en perdre la raison. La pluie continue de tomber, je suis frigorifié mais je m'en fous ! Je m'adosse contre le mur et lève les yeux vers le ciel, je l'implore parce que lui seul peut me sauver. Quoi qu'il y ait là haut, vous êtes la seule personne à pouvoir réussir à me maintenir en vie ! Alors s'il vous plait aidez moi !
Je pose ma tête contre le mur, je n'arrive presque plus à pleurer, toutes mes larmes sont sorties, je n'ai plus rien à donner. Je pense à Tom et ça me tord les boyaux, mon c½ur se casse d'avantage, il ne reste plus que des morceaux, de tous petits morceaux que rien ne pourra recoller... Ce soir je me suis tué mais ce n'est pas très grave... Ce soir j'ai tué mon jumeau et ça je ne me le pardonnerai jamais....
Epuisé et surtout complètement vide, je ferme les yeux et je m'endors sous la pluie, glacé dans mes vêtements trempés, pleurant les dernières larmes qu'il me reste.
Partie 2
? : Bill ! Bill merde ! Réveille-toi ! Me fait pas ce coup-là s'te plait ! Aller déconne pas !
On me parle, je ne comprends rien, je suis où ?
Bill : Tom ?
Ce n'est qu'un murmure, j'ai mal à la gorge, je n'ai plus aucune force et surtout j'ai très froid. Je me mets à trembler de plus en plus fortement.
? : Ouvre les yeux Bill !
Je fais ce qu'on me dit et je tombe sur Gustav, il a l'air complètement paniqué et perdu, il me tend sa veste que je m'empresse de mettre me réchauffant un peu.
Bill : Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Et là tout me revient, hier... la soirée... la dispute avec Tom... non ! Ne me dites pas que ça c'est véritablement passé ? Je gémis, non, non ! Je n'ai pas pu faire ça ! Gustav remarque ma détresse.
Gustav : On parlera de ça plus tard, pour l'instant tu vas essayer de te lever d'accord ?
J'acquiesce, je ne sais pas pourquoi mais je sais que je dois lui obéir. J'essaie de me relever mais tous mes muscles me font mal, je me suis à peine mis à genoux que je retombe lourdement sur le sol.
Gustav : Ok je vois...
Il se penche vers moi et passe un bras sous mes jambes et l'autre sous mon dos, je m'accroche à son cou comme un désespéré. Je veux pleurer pour évacuer toute cette souffrance mais je n'y arrive plus !
Bill : Je peux plus...
Gustav : Quoi ?
Bill : Pleurer.
Il ne répond pas et me resserre dans ses bras. On arrive à sa voiture, il me met sur le siège passager et boucle ma ceinture. Je me laisse faire sans rien dire, je n'ai plus envie de rien, je veux juste mourir... non, je suis déjà mort. Je veux oublier, oublier toute cette douleur, ne plus rien ressentir, c'est ça, je veux dormir et ne plus penser à rien...
On met quelques minutes avant d'arriver à l'hôtel et là je réalise que Tom y est encore.
Bill : Je veux pas....
Gustav m'interroge du regard.
Bill : Tom...
Gustav : Ne t'inquiète pas pour ça.
Il gare la voiture sur le parking et me reporte comme tout à l'heure pour rentrer à l'intérieur. On rentre directement dans l'ascenseur, je ne veux pas que quelqu'un me voit comme ça. On arrive à notre étage, il se dirige vers sa chambre, et toque avec son pied.
Gustav : J'ai pas assez de mais pour te porter et sortir ma carte.
Cette phrase m'arrache un faible sourire.
La porte s'ouvre sur un Georg très inquiet.
Georg : Dieu merci tu l'as retrouvé ! Entre !
Il me dépose sur le lit, Georg arrive avec des vêtements chauds, je ne me fais pas prier, j'enlève les miens et les enfile.
Gustav : Tu as assez chaud ?
Bill : Oui.
C'est encore un murmure. Je ne veux pas parler de toute façon, pour dire quoi ?
Gustav : Tu veux qu'on te laisse dormir un peu ?
Bill : Oui.
Je les remercie silencieusement de ne pas vouloir savoir à tout prix ce qu'il s'est passé et de me laisser seul. Je n'ai qu'une seule envie, me coucher et dormir.
Bill : Gustav ?
Il se retourne.
Bill : Ne dis rien à Tom... l'état dans lequel tu m'as trouvé ce matin.
Gustav : Mais...
Bill : S'il te plait !
Gustav : Comme tu veux.
Il sort et rejoint Georg dans le couloir.
P.O.V. Gustav.
Georg : Tu l'as trouvé où ?
Gustav : Dans une ruelle, trempé et frigorifié, il y avait du vomi partout autour de lui.
Georg : Je ne comprends pas.
Gustav : Moi non plus... Il n'arrivait plus à pleurer tout à l'heure, je crois qu'il a épuisé toutes ses larmes hier soir.
Je reste silencieux, il s'est vraiment passé quelque chose de grave mais quoi ?
Gustav : Pourquoi ne rien dire à Tom ?
Georg : Ils se sont engueulés hier, j'ai entendu des clients en parler ce matin, ils ont entendu des éclats de voix et quelqu'un crier le prénom de Bill pendant plusieurs minutes.
Gustav : Ok mais on dirait qu'ils sont tous les deux morts.... Tu as bien vu l'état de Tom tout à l'heure.
Georg : Et comment !
Gustav : Alors pourquoi ? Pourquoi Bill ne veut rien que je dise à Tom ? Si ils sont tous les deux tristes à propos ce qu'il s'est passé hier ils devraient pouvoir se réconcilier....
On réfléchit, il y a définitivement un truc qui ne va pas.
Georg : Je n'aime pas du tout dire ça mais je sens que cette fois-ci ce n'est pas comme d'habitude, ils ne se sont pas engueulés pour un p'tit truc à la con.
Gustav : J'ai vraiment peur... Ils ne vont pas bien du tout. Si je n'avais pas retrouvé Bill je ne sais même pas si il aurait eu la force de rentrer....
Georg : Et Tom.... J'ai cru qu'il ne respirait plus ce matin !
Je repense à cette vision. Avec Georg on a voulu aller réveiller les jumeaux, on ne le fait jamais mais là ils étaient en retard. On a ouvert la porte avec le double du pass que David garde toujours... La fenêtre était grande ouverte, il faisait un froid glacial, la chambre était dévastée tout le mobilier renversé ou cassé, on avait l'impression qu'un ouragan était passé ici. Et puis Tom. Tom au milieu de tout ça, allongé à moitié nu sur le lit, un t-shirt de son frère à la main, il s'y accrochait comme si ça vie en dépendait. Là on a tout de suite compris qu'il s'était passé quelque chose de grave et ne voyant pas Bill on a paniqué, pendant que Goerg s'occupait de Tom je suis parti à sa recherche...
Gustav : Ils dorment tous les deux et à mon avis ils en ont pour un certain temps. Dès qu'ils se réveillent on essaie d'en savoir plus, on a un concert demain soir et on ne va pas réussir à mentir à David pendant très longtemps....
Georg : Je suis d'accord.
Gustav : Je crois que cette fois on va devoir se mêler de leurs histoires de jumeaux....
Georg : Je crois aussi...
P.O.V. Bill
Je grogne.
Gustav : Tu n'as pas le choix !
Bill : Mais j'ai pas faim !
Il me fait chier ! J'ai qu'une envie c'est de crever et lui il veut que j'avale son satané yaourt !
Gustav : Soit tu manges, soit tu me racontes ce qu'il s'est passé hier et en détails...
Je le dévisage, je sais qu'il ne lâchera pas l'affaire. Je devrai bien lui dire un jour mais je préfère repousser ce moment.... Je plante rageusement ma cuiller dans le pot et commence à manger son foutu yaourt !
Gustav : Ce que je vais te dire ne va pas te plaire mais dans 5 minutes on a une réunion avec David pour parler des chansons de demain soir...
Quoi ? Je le regarde paniqué. Non, je ne supporterai pas de voir Tom, son air triste, sa rage, sa haine envers moi, je n'y arriverai pas ! Mes yeux se remplissent de larmes mais aucune ne parvient à couler, j'ai assez d'eau pour me brouiller la vue mais pas pour évacuer ma douleur.
Gustav : Hey, ne t'inquiète pas, je resterai avec toi tant que tu en auras besoin d'accord ?
J'acquiesce. J'ai vraiment beaucoup de chance de l'avoir comme ami. Je commence mon deuxième yaourt sous ses supplications quand je sens qu'il arrive. Je ne sens pas cette connexion qui nous unissait mais son odeur et en effet il apparaît suivi de Georg. Il ne m'adresse même pas un regard m'enfonçant encore plus dans ma solitude et mon dégoût de moi-même. Il s'assoit à l'opposé de la table. Tout le monde se tait, personne n'ose s'aventurer sur le terrain des questions, du moins pas encore.... David fait son entrée dans la pièce.
David : Bien, je vais faire vite je vois que certains d'entre vous on besoin de se reposer. Demain a lieu le dernier concert avant de rentrer chez vous pour quelques jours de repos bien mérités. Comme vous le savez c'est un set acoustique avec trois chansons. On a fait un sondage auprès des fans et vous allez donc jouer spring nicht, in die Nacht et rette mich, dans cet ordre.
Bill : Non !
Je n'ai pas pu retenir ce cri ! Pas in die nacht je vous en supplie ! Notre chanson... Je n'y arriverai pas, pas après ce que j'ai fait subir à Tom....
David : On peut savoir ce qu'il ne va pas Bill ?
Bill : Ben ... je sais pas mais je trouve que pour notre dernière représentation on devrait jouer toutes les chansons tous ensemble, on ne pourrait pas remplacer in die Nacht par une autre ?
Il me regarde surpris, je sais que Georg et Gustav ont la même réaction même si ils se doutent que quelque chose ne va pas entre Tom et moi.
David : Désolé mais non. Et pourquoi ça te dérange, tu es toujours super enthousiaste de faire cette chanson d'habitude ?
Tom : Les choses changent....
Je me retourne vers Tom mais il ne me regarde pas.
David : Peut-être mais je ne veux pas le savoir, si quelque chose ne va pas entre vous régler-le et vite mais demain soir vous jouerez cette chanson. Bien, sur ce je vous laisse, allez dormir, je crois que vous en avez besoin....
Il s'en va, me laissant dans le désarroi le plus complet.
Tom : Tu dois être content ! In die Nacht, notre chanson! La chanson de deux frères que rien ne pourra séparer ! Ca ne te plait pas Bill ?
Il a dit ça si... méchamment... Ca ne lui ressemble pas tout ça, ce n'est tellement pas lui de me parler aussi cyniquement. Je n'arrive même pas à répliquer, je n'en ai plus la force.
Tom : Ben alors Billou, t'as perdu ta langue ?
Il se lève et vient se placer devant moi, il me fusille du regard. J'en peux plus, ma respiration s'accélère, ma tête commence à tourner, j'ai tellement mal !
Tom : Une chanson sur l'amour fraternel, ce n'est pas ce que tu voulais ? Qu'on redevienne des frères ?
Mes yeux s'embuent, je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus quoi faire. La seule chose que je veux c'est le serrer dans mes bras et tout lui expliquer, mais je ne peux pas, pas après tout ce que j'ai fait.
Tom : Alors il va falloir que tu t'y habitues parce que c'est tout ce dont tu as le droit... être mon frère le temps d'une chanson.....
Georg : Tom arrête.
J'en peux plus, je veux de l'air, j'ai besoin de respirer, je me lève brusquement de la chaise renversant à moitié Tom au passage, ce simple contact me procure des dizaines de frissons, je me mets à courir aussi vite que je peux et sors dans le jardin de l'hôtel. Arrivé dehors je prends une grande respiration, essayant de remplir mon c½ur de quelque chose mais ça ne marche pas, je vais tout a fond là où personne ne va jamais. Il a été si méchant avec moi... mais je n'ai que ce que je mérite ! Je me déteste !
Mon estomac se contracte et je vomis tout son contenu c'est-à-dire pas grand-chose, ça me fait horriblement mal, j'en peux plus de toute cette douleur ! Soudain je sens une main me retenir les cheveux et une autre se poser délicatement sur mon ventre pour m'aider, je me retourne et vois le sourire rassurant de Gustav, je le remercie d'un regard et me penche pour vomir encore.
Je m'assois par terre, épuisé, Gustav me tend un mouchoir et je m'essuie la bouche. J'en peux plus !
Bill : Je souffre... tellement....
Il s'assoit à côté de moi et attrape mes mains.
Gustav : Je sais, je sais....
Il me serre dans ses bras, essayant de me faire passer le plus de courage possible. Et même si j'ai toujours terriblement mal à l'intérieur de moi sa présence me soulage un peu et je m'endors sur son épaule.
J'ouvre lentement les yeux.
Gustav : Bonjour toi ?
Bill : Il est quelle heure ?
Gustav : Presque 20heures.
Je grogne. Je pensais avoir dormi assez longtemps pour éviter de faire ce stupide concert mais non... Même le temps s'acharne contre moi....
Gustav : Tu sais....
Il cherche ses mots, je sais qu'il ne veut pas me brusquer, je l'encourage du regard.
Gustav : Je voudrai pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais je ne t'ai jamais vu dans un tel état.... Il a dû se passer quelque chose de grave non ?
J'hoche la tête. Il vient s'asseoir à côté de moi sur le lit.
Gustav : Tu sais que tu peux me faire confiance et tout me dire ?
J'acquiesce encore.
Gustav : Je ne veux pas te forcer mais peut-être qu'en parler te feras du bien non ?
Je soupire et laisse retomber ma tête sur l'oreiller. Je ne sais pas ce qui pourrait me soulager, en fait je crois que rien ne pourrait m'aider à surmonter la douleur que je ressens, j'ai tellement mal ! Je suis si vide, si cassé à l'intérieur... J'ouvre les yeux et croise ceux de Gustav, ils sont rassurants... Je me redresse et m'adosse contre la tête de lit.
Bill : Ce que je vais te dire va sûrement te choquer....
Il semble assez surpris de ma phrase mais ne dit rien.
Bill : J'ai déjà perdu Tom je ne veux pas te perdre aussi....
Gustav : Hey, quoi que tu me dises je ne te rejetterai pas promis !
Je sursaute à ces mots.
Bill : Les gens ne tiennent pas leurs promesses....
Il se rapproche de moi et me prend dans ses bras.
Gustav : Alors je ne promets pas.
Sans vraiment savoir pourquoi cette phrase me fait sourire. Je prends une profonde inspiration et me lance.
Bill : On a toujours été très proche avec Tom tu le sais ça ?
Gustav : Disons que oui je m'en étais un peu aperçu... !
Je fais un léger sourire.
Bill : Plus proche que de simples frères, mais aussi beaucoup plus proche que la plus part des autres jumeaux.... Mais on a été encore plus proche encore...
Je vois qu'il ne saisit pas ce que je lui dis... J'hésite, si jamais il me rejette ? Je ne supporterai pas de le perdre lui aussi, j'ai trop besoin d'un ami en ce moment....
Bill : Beaucoup plus proche... En fait, on vous a caché quelque chose avec Tom... et pendant un certain temps... un temps plutôt long même.... Presque 2 ans....
Ma voix se brise. C'est vrai ça, on allait bientôt fêter nos deux ans.... Non, il ne faut pas que je pense à ça, c'est du passé, tout est fini, ça ne sert à rien que je me torture.... Gustav resserre son étreinte sur mes épaules. J'ose affronter son regard.
Bill : On s'aimait beaucoup plus que des frères....on sortait ensemble pour faire clair.
Il sursaute un peu sous l'effet de l'annonce. C'est vrai que c'est pas super courant comme nouvelle. Je crains sa réaction plus que tout, je ne veux pas qu'il m'abandonne, pas lui, pas encore....
Gustav : Whaou... ! Et bien ! Je dois dire que je ne m'attendais pas trop à ça... ! Mais pourquoi ne nous avoir rien dit ? Vous avez dû vous cacher pendant tout ce temps ?
Bill : On voulait en parler au moins de personnes possible...
Gustav : Pour vivre heureux vivons cachés.
Je frissonne, si il savait que c'est exactement ce qu'il se passe en ce moment... On a toujours réussi à ne pas se montrer et il aura fallu de quelques moments d'inattention pour que tout bascule... Absolument tout.
Bill : C'est ça.
Gustav : Donc la chambre pour deux, c'était pas pour renforcer vos liens fraternels ?
Je souris un peu.
Gustav : Et les deux tour bus pareil ?
Bill : Oui. On s'en voulait de ne pas vous le dire mais on avait peur de votre réaction, l'homosexualité ne vous pose pas de problème je le sais mais ça... de l'inceste... c'est autre chose.
Gustav : En fait ça explique pas mal de trucs, quand j'y repense les fois où vous vous écartiez brutalement quand on rentrait dans une pièce, les regards plus que prononcés que vous vous lanciez, vos échanges sur scène....
Bill : Tu ne nous en veux pas ?
Gustav : De nous l'avoir caché si... mais vous faites ce que vous voulez, tant que vous êtes heureux je m'en fiche !
Je le serre dans me bras.
Bill : Merci...
Gustav : Sauf que là, vous n'êtes plus vraiment heureux...
Bill : Plus vraiment...
Gustav : Arrête moi si je me trompe mais pourquoi avoir rompu, j'ai vu ton état aujourd'hui....
Bill : C'est rien.
Gustav : Ce n'est pas rien ! Tu as vomi Bill merde ! Je t'ai retrouvé frigorifié dans une ruelle, seul ! Il y a quelque chose qui ne va pas et je le sais très bien !
Son ton se radoucit.
Gustav : Mais si tu ne veux pas m'en parler je l'accepte. Simplement fais attention à toi... tu ne tiendras pas très longtemps comme ça.
Bill : Je sais....
Il se lève et sort de la chambre, me laissant seul avec ma douleur, avec cette douleur qui me tord l'estomac. Comment je vais faire ? Je suis qu'un con ! J'ai quitté la seule personne que je n'aimerai jamais et je suis obligé de le voir tous les jours... J'ai même plus la force de pleurer. Je suis pathétique...
Je me recouche et remonte la couette jusqu'à mon nez, je voudrai me noyer dedans, disparaître à tout jamais ! Je m'en veux tellement ! Tellement !
Pourquoi je n'ai pas pu tout lui dire ? Pourquoi je n'ai pas eu le courage d'affronter tout ça avec lui ? Pourquoi je lui ai fait autant de mal alors que je voulais simplement le sauver ? Pourquoi, pourquoi...
Bill : Pourquoi ?
Je viens de crier, m'irritant d'avantage les cordes vocales. Je ferme les yeux et je m'endors trop épuisé par tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui et surtout noyé sous mes émotions...
Je n'ai jamais autant redouté un concert de ma vie.... On est dans les loges, tous ensemble... David n'a rien voulu entendre, pourquoi deux loges ? Elle est largement assez grande pour vous quatre ! Si il savait... La tension est palpable, Tom a mis le maximum de distance possible entre lui et moi, Georg et Gustav ne disent rien, par peur que ça explose.
Georg me lance des regards rassurant, on n'a pas eu le temps d'en parler mais je sais que Gustav lui a raconté pour moi et Tom. Il l'a bien pris lui aussi.
En y repensant c'est assez bête, on s'est caché durant tout ce temps alors qu'on aurait pu beaucoup plus en profiter même quand on était avec eux... Il faut savoir oser dans la vie, mais quand on s'en rend compte il est déjà trop tard.
Quelqu'un toque à la porte, c'est à notre tout. On sort, on traverse un couloir et on arrive dehors. On se dirige vers la scène toujours dans le plus grand silence, d'habitude on ressent de l'excitation, l'adrénaline est à son maximum, on est tout excité et on ne s'arrête plus de parler pour évacuer... mais là non. Je suis tellement cassé à l'intérieur de moi que même le trac ne parvient pas à me remplir. Je souris tristement à cette idée. On monte les escaliers, on s'arrête quelques secondes, je prends une grande inspiration et on s'avance sur la scène sous les hurlements des fans en délire. Au moins une chose qui n'a pas changé... nos fans....
On s'assoit sur des grands tabourets, Gustav derrière sa batterie, prêts à commencer le set acoustique de tous les dangers....
SPRING NICHT – TOKIO HOTEL
Les premières notes de spring nicht s'élève doucement. Cette chanson m'apaise, elle a toujours eu ce pouvoir sur moi. Je commence chanter, les paroles me touchent particulièrement ce soir, ne pas sauter.... Je n'en aurai jamais eu l'idée avant... J'avais Tom et rien que pour lui j'avais envie de vivre tous les jours. Mais là... tout ça s'est envolé... Ce n'est pas pour ça que je vais lâcher prise, pour lui je vais continuer à tenir. Il a beau me détester plus que tout en ce moment, il a beau se persuader qu'il s'en moque de moi, que je n'en vaut pas la peine, je sais qu'il ne supporterait pas de me perdre totalement.
Cette pensée me fait légèrement sourire, je continue de chanter tout en m'accrochant à cette idée, on est jumeau et même si notre connexion s'est brisée, nos liens du sang sont toujours là... Je le regarde souvent, lui jamais. Ca me fait mal mais je le comprends tellement que je n'arrive même pas à lui en vouloir... Les fans crient toujours, la musique résonne sans fausseté, le soleil commence à se coucher teintant le ciel en orangé, on dirait un instant magique... Ca aurait pu être un instant magique... mais un seul regard sur Tom me remet bien vite les pieds sur terre et plutôt violemment...
Le dernier accord est plaqué, le public applaudit et hurle en même temps, c'est une sensation très bizarre vu de la scène mais j'ai toujours adoré ça. Même si ce soir, je ne peux pas en profiter pleinement... et tout ça par ma faute. Je ravale mes larmes et on se met en place pour in die Nacht, la chanson de tous les dangers... Je ne dois rien laisser paraître, on doit être complice, faire comme si de rien n'était... on a déjà joué cette chanson alors que l'on s'était disputé, et la plus part du temps ça nous réconciliait immédiatement... mais là tout est différent. Et ça fait mal, très mal.
IN DIE NACHT – TOKIO HOTEL
Il commence à jouer, je ferme les yeux. J'aime quand il joue et encore plus cette chanson....
Je le fixe désespérément, essayant d'accrocher son regard mais il me fuit. Des larmes coulent silencieusement sur ses joues, il n'a jamais pleuré concert, moi si et souvent sur cette chanson. Il regarde sa guitare sans lever les yeux, ça me fait tellement mal de le voir m'éviter comme ça. Je lui parle à travers cette chanson... notre chanson, j'essaie de lui faire passer tout mon amour et mes sentiments pour lui pour qu'il arrête de souffrir et qu'il me pardonne. Mais j'ai beau y mettre tout mon c½ur et toute mon âme rien ne semble l'atteindre.
Il pleure toujours, ses larmes coulant sans aucun bruit. Les écrans géants le montre, les fans crient encore plus fort, ils pensent que c'est de l'émotion, l'émotion de chanter devant plus de 100 000 personnes une chanson avec la personne à qui l'on tient le plus au monde, de chanter une chanson sur l'amour qui nous lie à cette personne... Si ils savaient... Ces paroles ont toujours eu un double sens, un pour les autres, l'amour entre deux jumeaux que rien ne pourra séparer, et un pour nous, notre amour.... Mais aujourd'hui, aucune de ses deux versions n'est bonne, elles sont toutes les deux dépassées, cassées, brisées... Tout ça n'a plus aucun sens...
J'arrive à ce passage, celui où je lui demande de me sauver, de me retenir, de m'emmener avec lui, loin de tout ça.... Je chante et plus que ça, tout mon être lui crie ces paroles.
Mais il ne les entend pas, pas comme je voudrais qu'il les entende... Pourquoi il a fermé notre connexion, même à travers toute sa rage et sa colère mon message lui serait parvenu tellement tout mon être l'appelle....
Les dernières paroles, la dernière phrase, celle qui caractérise tout de nous.... Celle qui n'a plus aucun sens aujourd'hui.... Celle qui me fait souffrir au point d'en crever...
Le public est en délire, je ne l'ai quasiment jamais vu comme ça. Tom essuie rageusement ses larmes et Gustav sentant qu'il faut enchaîner et vite donne le départ de rette mich.
RETTE MICH – TOKIO HOTEL
Je ne peux m'empêcher de sourire, David a vraiment fait des choix de chansons en rapport avec la situation... A croire qu'il se doute de quelque chose.
Rette mich... c'est tellement vrai, mais qui peut m'aider ? Qui peut me sauver de là ? La seule personne qui le pourrait est assise à côté de moi et ne m'a pas adressé un seul regard...
Je continue à chanter, y mettant toutes mes tripes, pour que quelqu'un, n'importe qui, saisisse le message et vienne me sauver.
Komm und rette mich....
David : Vous avez été merveilleux ! Sur toutes les chansons ! Je ne vous ais quasiment jamais vu les interpréter avec autant de sincérité ! Bill, sur rette mich, tu as été parfait ! Et in die Nacht.... ! Tout simplement sublime, les fans en pleuraient ! Tom, tu t'es lâché pour une fois ! C'était fantastique ! Bon je vous laisse vous reposez un peu, on rentre à l'hôtel tout à l'heure.
Il sort nous laissant tous les quatre, amorphes dans les canapés. Que ce soit après un show de 2 heures ou de trois chansons, on est complètement vidé ! Personne ne dit rien, ça ne change pas de d'habitude, les après concerts ne sont jamais très bruyants... l'atmosphère est électrique, ça c'est très inhabituel. En général, faire de la musique enlève toutes les tensions...
Mon portable vibre, je l'attrape dans mon sac, un message, numéro inconnu... Je l'ouvre :
Les larmes me montent aux yeux directement, je n'en avais plus, à croire que le corps les fabrique vite ! Dans un élan de rage je jette mon portable qui explose contre le mur. Pourquoi il s'acharne contre moi ? On n'a rien fait de mal ! On s'est juste aimé....
Tout le monde a sursauté à mon geste, même Tom le lance des regards inquiets... ce message aura au moins eu un avantage, sentir ses yeux sur moi me fait un bien fou... Je me lève, ramasse les morceau et les met dans mon sac sans le réparer, à quoi bon ? Pour recevoir un nouveau message de ce genre ? Je ne préfère pas... En plus ce psychopathe a eu mon numéro de téléphone, il est vraiment prêt à tout pour nous briser....
P.O.V. Gustav
Gustav : Bon je vais voir Tom, on ne peut pas les laisser comme ça ! Il n'a jamais pleuré une seule fois sur scène ! Je ne l'ai même jamais vu pleurer depuis que je le connais ! Bill l'aime encore mais va savoir pourquoi il l'a quitté. Si j'arrive à lui faire comprendre ça, avec un peu de chance la situation se débloquera, au moins ils se parleront et on découvrira peut-être ce qui se cache derrière tout ça.
Georg : Ouai, pendant ce temps je vais essayer de récupérer son portable, il n'a pas eu le temps d'effacer le message qu'il a reçu tout à l'heure, j'aimerai bien savoir ce qui l'a mis dans un tel état.
Gustav : C'est une très bonne idée. Aller courage... pour nos jumeaux préférés....
Georg : Pour nos jumeaux préférés....
Je vais vers leur chambre, enfin la chambre de Tom maintenant et Georg rentre dans la notre, rejoignant Bill, son sac et son portable....
Je toque doucement, un léger grognement se fait entendre, je prends ça pour une invitation à entrer.
Gustav : Hey, ça va toi ?
Tom : Oui, t'inquiète pas...
Je soupire et vais m'asseoir à côté de lui sur le lit.
Gustav : Tu sais que c'est pas bien de mentir ?
J'arrive à lui arracher un faible sourire, ben c'est pas gagné hein !
Gustav : Ca te déranges si on discute on peu ?
Tom : Bien sûr que non...
J'attends qu'il commence.
Tom : Je suppose que Bill t'a parlé de nous ?
J'acquiesce. Je lis de la peine dans ses yeux, ça me touche vraiment de le voir comme ça.
Tom : Et alors ?
Gustav : Tu veux savoir ce que j'en pense ?
Tom : Oui.
Il est tout craintif.
Gustav : En fait je suis un peu triste que vous ne nous en ayez pas parlé avant... On fait aussi peur que ça avec Georg ?
Il sourit un peu.
Tom : Non, mais on avait peur que vous nous rejetiez, c'est un peu délicat comme sujet.
Gustav : Mais nous ce qui nous importe c'est votre bonheur ! On s'en fout avec qui, tant que vous êtes heureux c'est le principal !
Tom : On aurait dû vous faire confiance je le sais...
Gustav : Et alors qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Tom : Mais j'en sais rien !!
La peine fait place à la détresse, il est complètement perdu, je le serre dans mes bras.
Gustav : Calme toi Tom... On va trouver une solution.
Tom : Mais il n'y en a pas !
Sa voix est brisée par les larmes, je crois qu'il a plus pleuré en une seule journée qu'en 18 ans.
Gustav : Il t'a quitté comme ça ? Sans aucune explication, ça ne lui ressemble pas.
Tom : Il a dit qu'on avait tout confondu et qu'en fait il ne m'avait jamais aimé...
Il étouffe un sanglot, ça doit être vraiment dur pour lui. Je le regarde.
Gustav : Tu sais, je ne devrai pas te dire ça mais... Bill va très mal aussi.
Tom : C'est lui qui a rompu !
Gustav : Peut-être mais il ne va vraiment pas bien... Tu ne le sens pas ?
Il fuit mon regard... On dirait que j'ai touché un point sensible...
Tom : J'ai coupé notre connexion.
Gustav : Quoi ?
Tom : Je me suis refermé, je ne le laisse pas ressentir ce que je ressens, du coup je ne peux plus le faire pour lui.
Gustav : Mais pourquoi ?
Tom : Je ne veux pas sentir son absence d'amour pour moi, je ne veux pas sentir que je lui fais pitié ou qu'il me considère seulement comme un frère...
Gustav : Mais avant... avant la soirée d'hier, tu sentais qu'il t'aimait non ?
Tom : Oui... je croyais, mais il m'a bien trompé, ses sentiments étaient faux et moi j'y ai cru comme un débutant.
Je secoue la tête, je ne comprends plus rien là.
Gustav : Tom regarde moi, Bill va très mal, il souffre de cette situation et plus que tu ne le crois...
Tom : Et alors ? Ca change quoi ?
Gustav : Je pense qu'il t'aime beaucoup plus que tu ne le croies....
Tom : N'importe...
La porte s'ouvre à la volée coupant Tom dans sa phrase, un Georg plus que paniqué et très excité rentre dans la chambre.
Georg : Regardez ce que j'ai trouvé !
Il brandit le téléphone de Bill, en un seul morceau.
Tom : Qu'est-ce que tu fais avec ça ?
Georg : Le message qu'il a reçu tout à l'heure et qui l'a mis hors de lui, je sais ce que c'est....
Il nous tend le portable.
« C'est très bien, tant que la situation reste comme ça les photos ne seront pas publiées... Un si joli couple de PD incestueux... épargne ça aux yeux du monde s'il te plait.... »
Gustav : Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je regarde Tom, il est complètement paumé, encore plus qu'avant, des larmes coulent silencieusement le long de ses joues....
Gustav : Quelqu'un aurait des photos de vous deux ?
Tom : On s'est caché en permanence, même vous vous n'étiez pas au courant.
Georg : Ca expliquerait certaines choses.
Gustav : Bill t'aime encore j'en suis sûr, il n'y a qu'à voir la façon dont il te lançait des appels pendant in die Nacht et même pendant rette mich, il t'appelait à l'aide Tom...
Tout commence peu à peu à prendre forme dans mon esprit.
Georg : Quelqu'un a dû le trouver et le menacer de tout dévoiler si il ne te quittait pas.
Tom : Tu crois ?
Ses yeux s'illuminent, il commence à reprendre espoir et ça c'est une bonne chose, il ressentira peut-être que Bill est complètement brisé.
Il semble soudain réaliser quelque chose.
Tom : Merde !
Gustav : Quoi ?
Il me fait paniquer à réagir comme ça.
Tom : Je suis con ! Je suis con ! Je suis con !
Georg : Calme toi, qu'est-ce qu'il y a ?
Tom : Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?
Devant nos airs plus que perdus il nous explique.
Tom : Bill m'a fait promettre de ne jamais oublier qu'il m'aimait et que j'étais tout pour lui. Il semblait si désespéré, il voulait absolument que je lui fasse cette promesse... Il savait qu'il allait me quitter et il voulait que je comprenne que quelque chose n'allait pas... Je suis trop con ! Pourquoi j'ai oublié ?
Gustav : Tu avais trop mal pour y repenser...
Il se met à courir et sort dans le couloir, je le rejoins et lui cri.
Gustav : Mais tu vas où ?
Tom : Tenir ma promesse !
Il traverse le couloir et rentre en trombe dans notre chambre. Je me retourner vers Georg et on se sourit... Je crois que pour une fois on a bien fait de s'en mêler.
P.O.V. Bill
Je fixe toujours le plafond, c'est devenu mon meilleur ami... Je ne sais faire que ça maintenant, regarder ce maudit plafond et réfléchir à tout ce que j'ai cassé autour de moi.
La porte s'ouvre soudainement me faisant sursauter, et là... la vision que j'ai... non... je suis entrain de rêver c'est ça....
Tom : Je suis désolé Bill ! Si tu savais comme je m'en veux ! J'aurais dû comprendre ! J'aurais dû t'écouter ! Mais je suis tellement con que j'ai rien vu !
Je ne bouge toujours pas, je suis incapable de lui répondre. Il s'avance vers moi, inquiet.
Tom : Bill ?
Bill : Je.... Mais... Tu...... Enfin... Quoi ?...
Je suis complètement perdu ! Il sourit, un sourire si chaleureux, l'un de ses sourires qui me fait me sentir mieux immédiatement. Il se rapproche de moi et me serre dans ses bras. C'est tellement inattendu que je ne me pose même pas de question et lui rend son étreinte, manquant de l'étouffer tellement je le serre fort contre moi. Mes yeux se mettent à pleurer, sans que je n'aie rien demandé...
Tom : J'ai compris...
Il se détache de moi et encercle mon visage avec ses mains, ses yeux pétillent... Il se rapproche encore et pose ses lèvres sur les miennes. Je ferme les yeux instantanément. Mon Dieu ! Il se retire, il est heureux.
Bill : Je... je comprends plus rien...
Il rigole un peu.
Tom : Tu sais que tu es très con !
Je sursaute encore, il m'embrasse alors que je lui ai brisé le c½ur et là il me dit que je suis con ?
Tom : Mais moi aussi.... Georg a trouvé le message... Et Gustav m'a parlé...
Bill : Que... Comment... Mais je....
Tom : Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Pourquoi tu m'as quitté au lieu de me parler du type qui te fait du chantage ?
Alors il sait tout ?
Bill : Tu as compris ?
Tom : Oui, c'est pour ça que tu m'avais fait faire cette promesse ?
Bill : Oui.
Tom : Je l'ai oubliée... pardonne moi mais j'avais trop mal...
Bill : Moi aussi... tellement....
Il me regarde... son regard est joyeux, lumineux, rieur, comme avant... Soudain une douce chaleur se répand dans tout mon corps, il me sourit. Et là je le sens à nouveau, ce lien.... Je sens son âme, je sens son c½ur... C'est plus que je ne peux en supporter, je me jette dans ses bras et pleure. Il rigole un peu.
Tom : Je crois que l'on n'aura jamais autant pleuré en si peu de temps !
Je souris et essuie mes larmes.
Bill : Pardonne moi, je ne voulais pas te faire souffrir, j'ai pensé que c'était la meilleure solution, on aurait pu redevenir frère et le groupe aurait été sauvé, on n'aurait pas perdu nos fans, on aurait pu continuer à faire de la musique... Je ne voulais pas briser ton rêve.
Je baisse la tête.
Tom : Hey, regarde moi. Tu es plus important que tout d'accord ? Même si il fallait arrêter de faire de la musique, de parler à nos familles, d'entendre des milliers de fans crier mon nom pour être avec toi je n'hésiterais pas une seconde.
Bill : Pardon ! Je suis désolé ! Je pensais que... Je sais pas ce à quoi j'ai pensé mais j'avais peur qu'on ne résiste pas au regard des autres, qu'on finisse pas se quitter et qu'au final on perde tout...
Tom : Je ne t'en veux pas Bill. Mais maintenant que l'on s'est retrouve je ne te lâche plus, t'es pas prêt de me quitter de si tôt !
Bill : C'est pas du tout dans mon intention !
On se sourit et je me penche vers lui pour l'embrasser. Ca fait tellement de bien, comment est-ce que j'ai pu croire que j'arriverai à me passer de ça ?
Bill : J'ai pas fait le bon choix hein ?
Tom : Tu as fait celui qui te semblait le mieux pour moi... donc tu as fait le bon choix... J'aurai sûrement fait la même chose pour toi...
On s'embrasse à nouveau. J'entrouvre un peu ma bouche et nos langues se rejoignent... Je soupire de bonheur, j'aurai crevé sans lui, je m'en rends compte seulement maintenant.
Bill : On va faire quoi ? Pour le gars qui a les photos ?
Tom : Déjà on va donner ton téléphone à la police pour qu'il essaie de le retrouver....
Bill : Mais il sait tout sur moi, il va savoir que l'on s'est remis ensemble, dès demain on fera les gros titres des journaux, on va perdre le groupe, on ne peut pas faire ça à Georg et Gustav...
? : Et si on est d'accord ?
On se retourne en sursaut.
Bill : Gustav ! Georg !
Georg : Désolé on a un peu écouté votre conversation.
On rigole.
Gustav : Si ces photos sont publiées on assumera, tous. On perdra sûrement des fans, mais on gardera les meilleurs.
Tom : C'est pas faux.
Gustav : On a formé ce groupe pour vivre notre rêve, si il est gâché par des tensions entre vous ça n'en vaut pas la peine.
Bill : Mais vous êtes vraiment prêt à tout perdre ?
Tom : On ne perdra peut-être pas tout....
Bill : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tom : J'ai un plan, mais pour ça il faut en parler à David....
Bill : C'est insensé !
Georg : Moi je pense que ça peut marcher.
David : Ca me fait mal de dire ça mais je pense que Tom a eu une bonne idée.
Tom : Hey !
On rigole.
David : Bon j'avoue que j'aurai aimé avoir du temps pour y réfléchir. Ca fait beaucoup de nouvelles d'un coup, Bill et Tom qui sortent ensemble, un paparazzi psychopathe qui vous menace, le groupe qui risque de disparaître et maintenant ça.... Mais je crois que c'est la seule solution pour essayer de sauver la situation...
Tom : Tu es d'accord ?
Il me regarde, je me noie dans ses yeux. J'en suis sûr maintenant, je ferai tout pour être avec lui. C'est la seule chose qui compte vraiment.
Bill : C'est complètement dingue mais oui.
Georg : C'est parti !
On rigole. Il est complètement excité celui-là ! On se rend dans le hall de l'hôtel.
David : Il y a à peu plus de 50 photographes dehors, et pour une fois on va dire que ça joue en notre faveur....
Gustav : Bon les gars, à vous de jouer maintenant, il faut convaincre un maximum de personnes... mais je vous fais confiance pour ça.
Tom : Prêt ?
Je prends une grande inspiration, il me tend la main, je lui attrape.
Bill : Prêt.
Ils se placent devant les portes. Gustav nous fait un clin d'½il et Georg lève les pouces en signe de victoire, David nous encourage d'un hochement de tête. Bon ben quand faut y aller, faut y aller !
Toujours main dans la main on s'avance dans l'immense hall, ils nous ouvrent les portes. Immédiatement les flashs se mettent en route et les cris des photographes se font entendre. On s'avance en haut des escaliers de l'hôtel et on attend un peu. Les paparazzis se regardent un peu surpris.
Je me mets face à Tom, je sens Georg, Gustav et David se placer derrière nous. Tom s'avance vers moi nos mains sont toujours liées.
Tom : Je t'aime mon ange.
Bill : Moi aussi je t'aime.
On se sourit, nos visages se rapprochent de plus en plus. Je souffle doucement sur ses lèvres et pose ma bouche sur la sienne. Pendant quelques secondes le temps semble s'être arrêté, plus un bruit, plus un murmure, plus une seule photo.... J'accentue le baiser faisant rejoindre nos langues, je mets l'une de mes mains derrière sa nuque laissant l'autre sur sa taille pour que les photographes puissent prendre de bonnes photos, il pose les siennes sur mes fesses pour me rapprocher me faisant sourire dans le baiser.
Et là, c'est comme si le monde se réveillait à nouveau, les flashs crépitent, on entend les paparazzi s'exclamer, crier, parler entre eux, personne ne comprend rien mais ils veulent tous ramener un scoop.... Mais personne ne l'aura, surtout pas l'autre psychopathe... Et oui tes photos ne valent plus rien maintenant !
Je peux sentir le regard des deux G sur nous et je sais qu'à cet instant ils sourient.
On s'embrasse toujours, essayant de faire passer le plus de sentiments possibles au travers. C'est la deuxième partie de notre plan, montrer que notre amour est beau et faire changer certaines mentalités...
Tout ça avec un simple baiser ? Ca peut paraître fou mais en nous regardant Tom et moi à cet instant je suis sûr que c'est possible. Notre baiser est passionné, heureux, pur, merveilleux, amoureux... Je ferme les yeux pour l'apprécier encore plus et mieux sentir le corps de Tom contre le mien, sous les lumières des flashs et les cris des paparazzis....
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Pix: Dessin pas demoi mais j'aimerai bien... je vous laisse admirez le côté artisitique de la chose....
Musique en écoutance: Bang bang - Nancy Sinatra
Alors....???? 1ère partie pour fêter mes vacances...! lol!
J'apréhende pas du tout vos réactions mais alors pas du tout....! XD! Dites moi vraiment ce que vous en pensez comme vous l'avez remarqué c'est un peu à l'opposé de ce que je fais d'habitude donc vos avis m'intéresse beaucoup!
La 2ème partie arrivera bientôt, dès qu'elle est finie (logique...XD!) Elle sera un peu différente de celle là, il y a aura un peu plus de dialogue (j'ai dû me contenir pour écrire cette partie parce que je voulais mettre des dialogues toutes les deux lignes mais bon...!)
Pour être franche je suis assez contente de ce début d'OS, c'est à peu près comme ça que je l'imaginais, bon évidemment c'est moins bien que ce que j'avais dans ma tête mais ça reste fidèle quand même....
N'hésitez pas à donner vos avis.... pleins pleins d'avis...XD!
Et n'oubliez pas 3ème article et 4ème article
tant que j'y suis votez aussi pour les comets!!! COMET
Voilà je crois que c'est tout! XD! Merci pour tous vos comms! Ca me fait super plaisir, je le dis à chaque fois mais c'est vrai! A très bientôt pour la fin de cet OS et pour la suite de la fiction....
Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....
J'oubliais....ICI parce que les moments twincest sur scène m'avaient manqué! lol! vers 2min 44 Bill se rapproche.... et après disons que les visages sont très très rapprochés...lol! mais bon ils ont déjà fait mieux, y a de la relâche dans l'air!lol!
ET ICI 2min 5... sur l'incontournable reden....
Edit: je m'en vais dans une heure pour le week-end, c'était pas trop prévu...! j'a pas eu le temps de finir la deuxième partie mais presque, je finis dans le train et ça devrait le faire. Si je rentre pas trop tard dimanche soir je vous le poste, sinon ben ça sera lundi...
Et j'ai un ptit cas de conscience, toutes celles qui ont laissé des comms ont aimé (enfin ça appréhende un peu la fin mais sinon ça a plut) mais alors j'ai vraiment pas beaucoup de comms... je suis pas du genre à en demander 300 pour une suite (même si ça fait plaisir d'en avoir plein!) mais soit vous avez pas encore lu, soit vous aviez eu le flême d'en écrire un (ce que je peux totalement comprendre) soit pas le temps (exams... je connais...!XD!) soit vous avez pas du tout aimé..... Crest dans un style très différent de ce que je fais d'habitude donc j'aimerai bien que vous me disiez ce que vous en pensez, que ce soit bon ou mauvais.... parce que là j'suis un peu entrain de me faire des films! XD!...
DOnc la suite bientôt et la suite de la fiction, j'ai pas commencé mais j'ai les idées....
SInon nos Tokio Hotel préférés ont gagné 4 comet hier soir!!! Ils étaient tous super émus!! Ca fait plaisir de les voir heureux! ENcore bravo à eux (et à nous... on a bien voté! lol!)
@ demain avec la suite peut-être....
Re edit: désoléemais la suite sera là demain dans l'aprèm juré!! Là il se fait un peu tard surtout quand on doit se lever à 6h30 le lendemain et qu'on a encore plein de trucs à faire... enfin bref on s'en fout...XD!
merci pour tous vos comms.... suite et fin de l'OS demain....
Edit 2ème partie: voilà la 2ème partie de ce TS.... alors voius en pensez quoi?? OUi je ne sais pas faire des fins tristes où tout le monde meurt et tout.... je voulais pas non plus que ça finisse sur quelque chose de définitif je ne le voyais pas comme ça.... j'attends vos impressions.......
J'ouvre les yeux, un rayon de soleil me caresse le visage, je sens un corps chaud contre le mien et m'y accroche. Ma tête sur son torse se soulève au rythme de sa respiration, j'entends son c½ur battre dans sa poitrine, je souris. Je suis heureux, on peut dire ça oui.
Heureux.
C'est dans ce genre de moment, des petits instants qu'on saisit au vol, que l'on se dit que rien ne pourra briser ce bonheur, rien ne pourra venir troubler notre tranquillité. J'entends le chant des oiseaux à travers la fenêtre légèrement entrouverte, un courant d'air frais se fait sentir et me fait frissonner. Oui je suis heureux.
Je sens le corps de mon amant se réveiller doucement.
Bill : Bonjour toi.
Il me répond par un magnifique sourire, un sourire à faire fondre le plus dur des c½urs, un sourire qui m'a fait fondre il y a de ça bien longtemps...
Quand je pense à tout ce chemin que l'on a parcouru ensemble, à tous les obstacles que l'on a dû franchir pour pouvoir être ensemble. Passer du statut de jumeaux à celui d'amants... Mais à aucun moment de ma vie, à aucune seconde de mes journées passées à ses côtés je n'ai regretté ça. On vit de tellement belles choses.... Le monde n'est pas encore prêt pour nous mais nous, nous sommes prêt pour lui.
Bill : Bien dormi ?
Tom : Comme un bébé !
Je lui souris et vient poser mes lèvres sur les siennes, j'aime nos réveils, j'aime tous ces moments que l'on passe tous les deux, j'aime tout ce que je peux partager avec lui, je l'aime lui tout simplement.
On se lève et on s'habille en silence, on n'a pas besoin de parler pour se comprendre, on a juste besoin de sentir la présence de l'autre près de nous et ça nous suffit. On sort de la chambre et on rejoint les autres dans le restaurant de l'hôtel. Il est quasiment vide, il faut dire que les gens normaux déjeunent avant 11heures le matin....
Gustav et Goerg sont attablés et ils nous font de grands signes quand ils nous aperçoivent. Ils ont l'air un peu ridicule, ça me fait sourire. On les rejoint et on mange avec eux, se racontant des histoires sans intérêts, des banalités, mes cela nous fait rire et nous rapproche. Beaucoup de personnes doivent se dire que l'on ne se supporte plus avec toutes ses années passées collés les uns aux autres mais c'est tout le contraire, on prend énormément de plaisir à être ensemble, on découvre de nouvelles choses sur chacun d'entre nous tous les jours, on est tout simplement heureux d'être là.
C'est une bonne journée qui s'annonce.
[...]
Je descends les marches de l'hôtel, contrairement à ce que les gens pensent je peux sortir sans garde du corps. J'aime ces moments là... J'ai vraiment besoin d'être seul, de marcher dans les rues de la ville, de faire un peu de shopping, de respirer et de prendre le temps de vivre, normalement. Je passe de longues minutes à marcher au hasard dans les rues piétonnes, m'arrêtant de temps en temps dans des petites boutiques juste pour le plaisir des yeux, je n'ai pas envie de renouveler ma garde robe ce matin, non je veux juste me balader tranquillement. Je m'achète une pomme d'amour sur un marché, je rigole tout seul en pensant à ce que Tom dirait en me voyant. Il a toujours détesté ça, trop de pomme et pas assez de sucre comme il le dit souvent. Et puis ça colle aux dents et après pour embrasser ce n'est pas top ! Mais là je suis seul, et je ne compte pas embrasser quelqu'un d'autre que lui avant de longues, très longues années.
Je marche encore, traversant des parcs magnifiques, regardant les gens rire et profiter de la vie. Je me sens un peu bête de m'attendrir devant tout ça mais c'est plus fort que moi. Il y a une chose qui est vraie dans toutes les interviews que nous faisons, je suis un grand sentimental ! Je souris à cette pensée et tourne au coin d'une rue.
Tout à coup je me sens attraper par l'arrière et sans que je ne m'en rende compte, je suis plaqué contre un mur en brique. J'ouvre la bouche pour hurler mais une main s'y oppose.
? : Je serai toi je ne crierai pas.
Et j'obéis. Je ne sais pas pourquoi mais cette voix me fais peur, une voix grave et profonde, une voix qui peut vous dissuader de faire le moindre mouvement. J'essaie de regarder l'homme qui me maintien contre le mur mais un bonnet et une paire de lunette de soleil m'en empêche. Je tremble de plus en plus, j'ai vraiment peur. Que va-t-il me faire, je n'ai pas beaucoup d'argent sur moi, est-ce que cela suffira à le convaincre de me laisser m'en aller ? Les larmes me montent aux yeux, je ne sais plus quoi faire. Je pense à Tom... Tom qui doit m'attendre dans notre chambre d'hôtel, Tom que j'aime plus que ma vie, Tom que je ne veux pas quitter...
Soudain la voix de l'homme se fait de nouveau entendre.
? : Tu sais que tu me dégoûtes ?!
Je ne comprends pas où il veut en venir, il m'a sûrement reconnu mais pourquoi ? C'est le seul mot qui me vient à l'esprit, pourquoi ?
? : Regarde !
Il place un appareil photo numérique devant mes yeux et me force à regarder ce qu'il s'affiche sur l'écran. A la vue des photos je blêmis... Tom et moi enlacés sur une plage déserte, s'embrassant l'un sur l'autre, une autre où l'on nous voit entrant dans une voiture, toujours en nous embrassant, et puis plusieurs de notre chambre d'hôtel, sûrement prises de l'immeuble d'en face, sur ces photos on nous voit ensemble, on nous voit faire l'amour.... Je ne peux plus retenir mes larmes qui coulent interminablement sur mes joues. Le visage de l'homme affiche un sourire sadique. C'est donc ça qu'il veut ? Briser notre carrière ? Briser le rêve de quatre gamins d'un petit village d'Allemagne ? Pourquoi les gens sont si cruels ? Qu'est-ce que ça peut bien leur apporter ?
? : Maintenant tu vas faire exactement ce que je te dis.
J'acquiesce fermement de la tête, je ferai tout ! Tout pour qu'il me laisse revoir Tom.
? : Bien... Alors tu vas tranquillement rentrer dans ton charmant petit hôtel 4 étoiles, tu vas retrouver ton putain de jumeau incestueux et tu vas tout simplement le quitter !
A ces mots mes jambes mes lâchent et je tombe lourdement sur le sol. Mes pleurs redoublent. Non ! Il ne peut pas me demander de faire ça ! Il n'a pas le droit !! Il ne peut pas me priver de l'aimer ! J'entends son rire s'élever dans les airs, un rire malsain et malhonnête, un rire à vous glacer le sang. Il me relève brutalement et me plaque encore plus violement contre les briques froides.
? : Tu vas le faire ! Et tu sais pourquoi ? Parce que si dans deux jours tu ne l'as pas quitté je diffuse ces photos dans tous les médias du pays qui les relayeront sur tout le continent et bien plus encore. Et là, non seulement tu perds ton groupe, mais tu perds aussi tes amis, ton équipe, tes fans, ta famille, ton frère et ta dignité. Je te rappelle que l'inceste est interdit en Allemagne...
Je frémis à l'entente de ce qu'il me crache à la figure. Pourquoi ??
Il rigole encore de ce rire horrible et me jette par terre. Je tombe lourdement sur le sol, mes pleurs inondant mes joues. Il se rapproche de moi et me dit :
? : Deux jours, tu as deux jours. N'essaie pas de te défiler ou d'en parler à quelqu'un, je le saurai, et ça risque de très, très mal se passer pour toi !
Je dis oui de la tête et il s'en va, me laissant allongé sur le sol, pleurant comme jamais je n'ai pleuré. Je passe plusieurs minutes là, seul, par terre, mon maquillage coulant sur mon visage, mon corps parcouru de spasmes violents. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là mais il faut que je rentre. Les autres vont s'inquiéter et il ne faut surtout pas qu'ils posent des questions. Je me relève difficilement et rentre vers l'hôtel.
Je ne peux m'empêcher de pleurer tout le long du trajet, qu'est-ce que je vais faire ? Je ne peux pas quitter Tom, Tom c'est ma vie ! Mais il a raison, si notre histoire se sait tout le monde nous tournera le dos et je ne sais pas si on pourra le supporter, en plus on perdra la groupe et le groupe c'est notre passion ! C'est l'une des choses les plus importantes pour nous ! Je ne peux pas me permettre de retirer ça à Tom ! Et puis nos fans, on va tous les perdre, certaines vont se suicider ! C'est déjà arrivé mais avec cette nouvelle ça risque d'être bien pire ! Je ne peux pas prendre la responsabilité de toutes ces morts, de toutes ses vies brisées. On est là pour leur apporter du rêve et de l'espoir, pas de la souffrance.
Perdu dans mes pensées je ne me suis pas rendu compte que je suis arrivé à l'hôtel.
J'hésite, que faire ? Je respire un grand coup, efface rageusement les traces de maquillage sur mes joues et monte les marches.
Plus je me rapproche de Tom plus mon c½ur se vide, plus je sens sa présence plus j'ai mal au fond de moi. Je ne peux pas croire ce qu'il m'arrive, pourquoi moi ? Est-ce un crime d'aimer ? Est-ce un crime de s'aimer ? Je les aperçois, ils sont tous là, Georg, Gustav, David et ... Tom. En me voyant il sourit. Mais même son magnifique sourire n'arrive pas à me remplir le c½ur. Pas cette fois, plus cette fois... ni toutes les autres. Comment je vais pouvoir me passer de ça ? Je ne peux pas !!! Mais je n'ai pas le chois ! Bordel ! Je me déchire de l'intérieur ! Le sourire de Tom s'efface aussi vite qu'il est apparu sur son beau visage. Il se lève et se rapproche de moi.
Non Tom ! Pas si près ! Comment je vais faire pour te quitter si tu es aussi proche de moi ? Il me prend dans ses bras. Je pense un instant à le repousser mais non, je vais profiter de chaque seconde passée dans ses bras, de chaque instant passé à ses côté, de chaque sourire qu'il va m'adresser, de chaque respiration que je vais sentir dans mon cou, de chaque baiser qu'il va me faire, de chaque palpitation de son c½ur qui bat pour moi.... avant que je ne sois obligé de tout casser....
Je le resserre d'avantage, il semble surpris mais se laisse faire.
Tom : Qu'est-ce qu'il se passe mon ange ?
J'aime quand il m'appelle comme ça, mais il ne pourra bientôt plus. J'essaie de chasser cette pensée de mon esprit mais rien n'y fait. Il faut que je fasse quelque chose sinon je vais m'effondrer dans ses bras, là, tout de suite devant tout le monde. Je ravale mes larmes et lui dit :
Bill : J'ai croisé Angel, tu sais la fille qui était en cours de chant avec moi ?
Tom : Oui je me souviens, mais je ne la connais pas.
Bill : Sa.... Sa s½ur est morte il n'y a pas très longtemps, ça m'a fait un choc. C'est tout, mais ça va passer ne t'inquiète pas.
Je lui adresse un sourire rassurant.
Tom : Je suis vraiment désolé pour toi.
Bill : Je ne connaissais pas sa s½ur mais c'est pour elle que j'ai de la peine. Et pour toi aussi.... Je ne supporterai pas de te perdre !
Ma voix se casse à la fin de ma phrase....
Tom : Tu ne me perdras pas Bill, je te le jure.
Si tu savais Tom, si tu savais ! Ne dis pas ça, non ne dis pas ça ! Tu me fais encore plus de mal sans le vouloir. Déteste moi Tom ! Déteste moi ! Pour que tu ne souffres pas quand je vais devoir te quitter ! Déteste moi avant ! Déteste moi de toi-même ! Ne me force pas à le faire pour toi !
On se dirige vers les autres pour la réunion journalière. David nous parle de la dernière représentation que l'on donnera ici, un festival, plus de 100 000 personnes attendues, on fera trois chansons, il n'a pas encore décidé lesquelles. C'est tout ce que mon cerveau est capable de capter, mes pensées se retournent automatiquement vers Tom. Tom mon jumeau, Tom mon amant, Tom que j'aime plus que ma vie, Tom qui m'aime plus que la sienne, Tom que je vais devoir quitter...
[...]
Je suis allongé sur mon lit, les yeux perdus dans le vague, je me repasse les différentes options qui s'offrent à moi depuis plusieurs heures mais rien... J'en reviens toujours à la même chose, soit je le quitte, il souffre, je souffre, le groupe est sauvé et on essaie de réapprendre à être frère, seulement frère.... soit je ne le quitte pas, le groupe s'effondre, on perd tout, il souffre, je souffre mais on reste ensemble... si on arrive à survivre à ça....
Comment choisir ? Comment choisir entre la mort et la mort ? Comment choisir pour lui ? Comment choisir entre sa passion et son frère, entre ses amis et son frère, entre sa famille et son frère, entre son rêve et son frère ? Je connais Tom, la musique c'est tout pour lui ! Il ne pourra rien faire d'autre ! Il lui a tout donné, elle lui a tant apporté ! Il n'y renoncerait jamais !
On souffrira ! Oh oui on souffrira ! Mais peut-être qu'un jour, on sera de nouveau comme avant, de nouveau des jumeaux qui s'aiment comme tel ?
Je rigole de rage à travers mes larmes, comme avant ? Même avant de sortir ensemble on était différent, différent de tous les autres jumeaux, on a toujours ressenti que l'on était plus proche que n'importe qui, plus proches que des frères, on le sait depuis toujours, il a juste fallu que l'on s'en rende compte et qu'on l'accepte. On n'a pas hésité longtemps, devant ce bonheur qui nous tendait les bras, devant ces merveilleux moments qui n'attendaient que nous, devant tous ces plaisirs, du corps et du c½ur, tous ces désirs qui ne demandaient qu'à être assouvis.
[...]
Tom entre dans la chambre.
Tom : Ca va mieux mon c½ur ?
Bill : Oui, ça m'a un peu remué mais ça va.
Tom : Bien.
Il s'allonge à côté de moi.
Bill : Dis Tom ?
Tom : Oui ?
Bill : Tu me promets que jamais tu ne me quitteras ?
Il semble surpris de ma question.
Tom : Bien sûr Bill ! Tu es sûr que ça va ?
Bill : Promets le moi Tom ! Promets !
Il se rapproche de moi et me regarde droit dans les yeux.
Tom : Je te le promets.
Je dois encore savoir une chose...
Bill : Je t'aime Tom.
Tom : Moi aussi.
Bill : Non !
Il ouvre grands les yeux, je me reprends.
Bill : Je veux dire, je t'aime ! Je t'aime sincèrement ! Je t'aime à en crever, je t'aime plus que tout, plus que ma vie ! Je donnerai tout pour toi ! Tout ! Promets moi que jamais tu ne l'oublieras !
Tom : Bien sûr Bill, mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Bill : Rien ! Je veux juste que tu saches que je t'aime ! Vraiment Tom ! Je t'aime et ça ne changera jamais ! Jure que quoi que je fasse, quoi que je dise, dans les jours, les mois ou les années à venir, quoi qu'il se passe Tom, jure moi que tu te souviendras que je t'aime et que je ferai tout pour toi !
Tom : Bill mais enfin je sais que tu m'aimes, et tu sais que je t'aime aussi !
Mes yeux se remplissent de larmes, non je ne veux pas craquer, pas maintenant !
Bill : Promets ! Promets le Tom ! Jure que jamais tu n'oublieras ! Jamais tu n'oublieras notre amour, jamais tu n'oublieras que je t'aime ! Jamais ! Jure le Tom ! Promet ! Promet !!
Je n'ai jamais été aussi désespéré, je veux qu'il sache que tout ça est vrai pour moi ! Je veux qu'il s'en souvienne tout le temps ! Je ne veux pas qu'il oublie le « nous » que l'on a formé. Ma voix devient de plus en plus suppliante, il a toujours tenu ses promesses envers moi, je veux qu'il me promette une dernière chose, une dernière avant de le quitter. On a toujours tenu ce que l'on s'était promis... mais je vais rompre ça, je vais casser l'une de nos promesses, on s'était juré de ne jamais se faire souffrir.... Je ne vais pas pouvoir tenir celle-là Tom... Pardonne moi !
Je replante mes yeux dans les siens, je suis plus que déterminé, je veux qu'il sache que je l'aime et que je l'aimerai toujours !
Tom : Je te le promets Bill !
Je pousse un soupire de soulagement. Merci Tom, merci ! Maintenant il va falloir que tu tiennes ta promesse ...
Sa main caresse lentement mon bras, elle dévie sur mon cou et s'arrête sur mes lèvres qu'il redessine. Il remplace ses doigts par ses lèvres, ses lèvres douces et sucrées, ses lèvres que j'ai tant de fois embrassées.... Il bascule m'entraînant avec lui, il retire mon t-shirt, je lui enlève sa casquette et son bandeau, son t-shirt ne tarde pas à les rejoindre. Je me vide la tête, je ne pense plus à tout ça, je veux simplement profiter de cette nuit, profiter de son corps et de ses caresses, profiter de tout ce qu'il va m'offrir dans les prochaines heures, profiter de notre dernière nuit....
On a fait l'amour, encore et encore, je me suis accroché à lui comme si ma vie en dépendait, et ironie du sort, cette expression n'a jamais sonné aussi juste. On s'est donné l'un à l'autre pendant de longues heures, de longs instants de plaisirs charnels, je lui ai fait l'amour comme jamais je ne lui avais fait, lui faisant passer tous mes sentiments pour lui. Il m'a fait l'amour lentement, sensuellement, comprenant exactement que c'était ce dont j'avais besoin. Durant toute la nuit on n'a fait plus qu'un, une seule et même personne, une seule et même âme, comme ce qui aurait toujours dû être. Nous ne sommes pas des âmes s½urs, non, nous sommes une seule âme, une âme pour deux corps, un c½ur pour deux corps.
Pendant que nos corps s'emboîtaient l'un dans l'autre, parfaitement, comme si ils avaient étaient conçus pour ça, pendant que notre sueur luisait sur notre peau légèrement halée, pendant que nos mains redessinaient chaque courbes, chaque recoin de notre anatomie, pendant que nos bouches ne se lassaient pas de se trouver et de se retrouver dans une danse sensuelle... pendant tout ce temps je ne pensais qu'à lui. Tom. Il est le seul être au monde capable de me faire tout oublier, capable de me transmettre les meilleures sensations, de ma faire passer les meilleurs moments de ma vie....
On a défini le sens du mot amour, on a réécrit l'expression « faire l'amour » pendant toute la nuit. Les premier rayons du soleil nous le rappelant. Je me suis donné à lui comme jamais, je lui ai tout donné, mon corps et mon c½ur, j'ai reculé l'instant fatidique jusqu'à l'inévitable.
J'ai joui une dernière fois en hurlant son nom, ma voix cassée par le plaisir et par les pleurs.
Et c'est épuisé et heureux de lui avoir fait l'amour une dernière fois que je me suis endormi contre son corps trempé de sueur pour passer à ses côtés notre dernière nuit....
[...]
Je tourne en rond depuis plusieurs minutes, Tom va revenir d'un moment à l'autre. Je sais que je ne peux plus reculer, c'est maintenant ou jamais. J'ai fait un choix et je vais l'assumer, je le fais pour lui, pour moi, pour tous les gens qui nous entourent, pour les fans.
Je n'ai pas voulu me réveiller, nous n'avons pas beaucoup dormi étant donné l'heure à laquelle nous nous sommes couchés, je ne voulais pas ouvrir les yeux, je voulais reculer encore ce moment. Mais Tom s'est levé m'obligeant à faire de même. J'ai passé chaque minutes de ce début d'après-midi à l'observer, à imprimer dans mon cerveau le moindre de ses geste, la moindre de ses paroles, tous ses sourires et tous ses rires, tous ses regards et tous nos contacts, j'ai tout gardé précieusement au fond de mon c½ur. Parce qu'il y a une chose que rien ni personne ne pourra m'enlever, ce sont mes souvenirs. Et je compte bien en garder le plus possible pour faire subsister notre amour, cet amour tellement puissant qu'il fait peur au gens, cet amour tellement grand qu'il pousse les autres à vouloir le détruire.
La porte s'ouvre me ramenant bien trop durement et bien trop vite sur terre. Mon Dieu Tom, pardonne moi pour ce que je vais faire je t'en supplie !
Il s'approche de moi et veut m'embrasser, je le repousse. Non je ne peux pas ! Si je me laisse faire, si je le laisse me toucher, je n'y arriverai pas !
Il me regarde surpris et me prend dans ses bras, il essaie de m'embrasser à nouveau, je me défais de son emprise au bord des larmes.
Tom : Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Bill : On ne peut pas Tom...
Tom : Quoi ?
Son regard est paniqué, il est entrain de perdre tous ses repères et tout ça par ma faute... Je détourne les yeux, je ne peux pas lui dire ça face à face, je ne résisterai pas longtemps.
Bill : C'est fini Tom.
Tom : Je comprends rien à ce que tu dis !
Sa voix se casse, des larmes commencent à couler le long de ses joues, il sait très bien où je veux en venir.
Bill : C'est fini.
Tom : Quoi fini ?
Bill : Nous...
Tom : NON !!
Bang bang, tu me tuais
Il s'effondre par terre, le visage ravagé par les pleurs, son corps secoué par des spasmes violents. Je voudrai me pencher vers lui, le prendre dans mes bras, le consoler mais je ne peux pas. Mes larmes coulent silencieusement je suis comme paralysé.
Tom : Pourquoi ?
Bill : On ne peut pas être ensemble.
Il se relève tant bien que mal et me fixe, je ne résiste pas bien longtemps et détourne le regard.
Tom : Ca ne veut rien dire ! Pourquoi maintenant ? Pourquoi après tout ce qu'on a vécu ?
Bill : C'est comme ça.
Tom : Ce n'est pas une réponse !
Je soupire, qu'est-ce que je peux dire de plus, je n'ai pas d'explication rationnelle à lui fournir. Il se rapproche de moi et me secoue. Je pleurs de plus en plus, je ne l'ai jamais vu comme ça !
Tom : Putain Bill !! Réponds moi ! Tu me quittes comme ça ? Après tout ce temps ? Et sans la moindre raison !
Bill : On ne peut plus être ensemble c'est tout.
Mes pleurs transparaissent dans ma voix, il ne faut pas que je me trahisse, reprends toi Bill !
Tom : Regarde moi bordel ! T'es qu'un lâche ! Tu n'oses même pas me dire ça en face !
Je le regarde, mes yeux remplis de larmes, essayant de ne pas tout lui dire, lui crier que je l'aime, lui hurler que je crève d'amour pour lui !
Tom : Tu ne peux pas faire ça !
Sa colère retombe et fait place à la peine, je déteste le voir comme ça !
Tom : Non, tu ne peux pas ! On s'aime ! On s'aime Bill merde ! Dis moi que tu ne m'aimes pas ! Dis le moi !
Bill : Je ne t'aime plus.
Tom : Non ! C'est beaucoup trop facile ! Regarde moi droit dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes plus !
Je fais ce qu'il me demande, pardonne moi Tom.
Bill : Je ne t'aime plus.
Tom : C'est pas possible ! Tu ne peux pas me faire ça ! C'était quoi nous pour toi ? Hein ? C'était quoi ? Tous ces moments passés tous les deux ? Tous nos fous rires ? Toutes nos engueulades ? Toutes nos nuits ? C'était quoi ? Je pensais que ça comptait pour toi !
Mais ça comptait Tom ! Ca compte toujours ! Comment tu peux croire que tout était faux ? Ta promesse Tom ! Tu avais promis de ne jamais oublier que je t'aime ! Tu avais juré de toujours te rappeler que tu es tout pour moi ! Tiens là ! Tiens cette foutue promesse Tom ! S'il te plait !
Bill : Je pense qu'on a tout mélangé. Notre amour de frère à un peu débordé et on a confondu ça avec le véritable amour mais soyons réaliste ce n'était qu'une illusion. Je crois que....
Putain c'est trop dur ! Il faut que je le fasse mais ça va l'achever.... Excuse moi Tom ! Je t'en supplie excuse moi !
Bill : Je crois que je ne t'ai jamais aimé. Je ne t'aime pas Tom, pas comme toi tu m'aimes.
Bang bang, et je tombais
Il s'effondre par terre pour la seconde fois, mais je sais que là il ne se relèvera pas, je viens de tuer mon jumeau et le pire c'est que j'en suis conscient ! Mes larmes silencieuses redoublent, je ressens toute sa douleur, toute sa souffrance, il est entrain de se vider de l'intérieur et moi je suis debout devant lui et je ne fais rien, strictement rien, je me dégoûte comme jamais. Ses épaules se soulèvent au rythme de ses pleurs.
Tom : Non... tu ne peux pas...
Il relève ses yeux vers moi.
Tom : Tu n'assumes même pas ! Regarde toi tu es pathétique ! Tu pleurs, tout ton maquillage a coulé !
J'essuie rageusement mes joues, je ne dois pas flancher, je n'en ai pas le droit. Pardonne moi Tom !
Tom : Tu es content de toi ? Tu t'es bien foutu de ma gueule ! Je t'ai tout donné, tout, absolument tout ! Mon corps, mon c½ur et mon âme ! Et toi tu as tout pris, tout écrasé, tout cassé et tout me balance tout ça à la gueule comme si j'étais le dernier des salauds ! Pourquoi Bill, pourquoi ?
Bill : Je te l'ai dit, je ne t'aime pas, on est jumeau on a confondu nos sentiments, on ne peut pas continuer, je préfère arrêter avant qu'il ne soit trop tard....
Tom : Mais il est déjà trop tard !!
Il se relève dans un élan de rage incontrôlé, il est en furie ! Je sais qu'il est trop tard Tom ! Nos c½urs sont liés à jamais et rien ni personne ne pourra les séparer, je le sais ! N'écoute pas ce que je dis, écoute ce que mon c½ur te dit, ce qu'il hurle ! Pourquoi tu ne l'entends pas ? On se comprend toujours d'habitude ! Pourquoi tu n'arrives pas à entendre ce que je te crie intérieurement ! Tout mon être t'appelle Tom ! Ecoute le ! Il s'approche de moi, ses yeux me lançant des éclairs, je recule, je ne veux pas qu'il me touche, je ne le supporterai pas. Il s'approche encore et me gifle.
Ma tête part, je m'arrête de pleurer instantanément. Je ne comprends plus rien, mon cerveau s'est déconnecté. Il n'a jamais levé la main sur moi, jamais. Mes doigts viennent toucher ma joue meurtrie, je n'arrive même pas à lui en vouloir, comment le pourrais-je ?
Tom : T'es qu'un monstre Bill ! Tu es entrain de me tuer tu le sais ça ? Je crève, je crève par ta faute !
Non Tom ! Ne pense pas ça s'il te plait ! Repense à ce que je t'ai dit hier ! N'oublie pas notre promesse, toi seul peux nous sauver ! Tiens tes promesses comme tu l'as toujours fait avec moi ! Me laisse pas Tom ! J'ai tant besoin de toi ! Tiens cette putain de promesse Tom ! N'oublie pas que je t'aime ! J'en mourrai !
Tom : Putain Bill ! Tu me tues ! Tu assassines ton propre frère ! Ton jumeau ! Ton amant !
Bill : On doit reprendre le cours de nos vies, pour le groupe, on va essayer de redevenir des frères... qui s'aiment comme des frères....
Tom : Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule putain ! Je ne veux plus entendre un seul son sortir de ta bouche !! Tu oses me demander d'être ton.... frère.... Mais merde Bill ! Regarde nous ! On est ensemble depuis presque 2 ans et tu veux tout effacer comme ça et que l'on redevienne frère !
Il se prend la tête dans ses mains, il est complètement perdu, je continue de pleurer en silence, mon c½ur l'implorant d'écouter le lien qui nous uni. Mais j'ai compris, la rage et la douleur l'en empêche, il ne raisonne plus, il ne contrôle plus ses émotions. Pardonne moi Tom ! Pardonne moi !
Tom : Part !
Je sursaute, il a crié tellement fort.
Bang bang, ce bruit affreux
Tom : Part ! Dégage de ma chambre ! Non mieux, sors de ma vie ! Je ne veux plus te voir ! Je ne veux plus te toucher ! Je ne veux plus sentir ton odeur ! Dégage ! Vire !
Bill : Tom... on ne peut pas....
Mes sanglots se font de plus en plus fort, qu'est-ce que j'espérai ? Qu'on reste frère comme avant ? Quel idiot je fais, je me hais ! Tom, essaie de me comprendre, ne me raye pas de ta vie ! Tu avais promis Tom ! Tu avais promis !
Bill : ... frère...
C'est tout ce que je peux dire.
Tom : Ton frère il te dit de dégager ! Pour le groupe ça ne changera rien, on ne peut pas enlever tout ça à Georg et à Gustav mais ne m'adresse plus jamais la parole ! Jamais !
Je reste pétrifié face à mon jumeau, à l'homme de ma vie qui pleure sans s'arrêter, ses jambes ont du mal à le porter, cette vision m'effraie et me tue, tout ça à cause de moi ! Je suis désolé Tom, si tu savais comme je suis désolé....Je me dirige vers la porte.
Bill : Désolé....
Tom : Non ! Pas de désolé ! Tu n'as pas le droit d'être désolé ! Tu as choisi ! Tu as choisi de jouer avec moi, de me prendre mon c½ur et de le briser à jamais ! Tu as choisi de me tuer ce soir ! Tu as choisi tout ça ! Tu as choisi de perdre ton frère ! Alors tu n'as pas le droit d'être désolé !
Je ne peux pas en supporter d'avantage, je me rapproche de lui mais il m'arrête.
Tom : Vire ! Part de ma chambre ! Part de notre chambre qui n'est plus la tienne et ne le sera plus jamais !
Bill : Tom.... !
Je le supplie presque, entends moi Tom ! Tiens ta promesse et écoute ton c½ur... mais c'est ce que tu fais, tu écoutes ton c½ur, et il est brisé à cause de moi....
Le lien qui nous uni, ce lien si fort et si puissant s'amenuise de seconde en seconde, je te regarde désespérément comprenant ce que tu es entrain de faire ! Non Tom ! Tout mais pas ça ! Ne coupe pas notre connexion ! J'ai beau faire tous les efforts du monde je te ressens de moins en moins, tu te fermes, tu m'empêches d'accéder à ton esprit et à ton c½ur, ton c½ur que je t'ai arraché. Je sens ta présence diminuer de plus en plus pour n'être qu'un lointain souvenir, je pleure toujours, tu me regardes avec une telle rage, avec une telle....haine. Jamais je n'aurai pensé voir ce sentiment dans tes yeux, surtout pas adressé à moi....
Pardonne moi Tom, je t'en supplie ! Sauve nous Tom ! Sauve moi !
Tom : Dégage je t'ai dit !
Il se rapproche de moi me menaçant du regard.
Tom : Vire ! Sors ! Va t'en !
Je recule jusqu'à la porte et l'ouvre, il continue d'avancer vers moi.
Tom : Sors !
Bang bang, mon Amour m'a tué
Il a crié encore plus fort, je panique et sors dans le couloir, je referme la porte derrière moi après lui avoir lancé un dernier regard, un dernier regard pour lui faire comprendre, mais trop aveuglé par sa haine il n'a pas réussi... Je l'entends crier, hurler même ! Il crie à s'en péter les cordes vocales, tout l'hôtel doit l'entendre ! Des bruits d'objets se fracassent contre les murs, il renverse tout ce qui lui tombe sous la main en hurlant !
C'est plus que je ne peux en supporter, je me mets à courir, à courir dans le couloir puis dans l'escalier, mes larmes se font de plus en plus fortes, je serre les poings pour ne pas hurler ma douleur tellement j'ai mal ! J'arrive dans le hall de l'hôtel, je cours comme un fou et sors dehors. Il pleut mais je m'en fous ! Je cours, je cours encore, je ne sais pas où je vais, je pleure toujours et puis je ne peux plus me retenir et j'hurle ! J'hurle tout en courant. Les gens se retournent sur mon passage mais je ne les vois pas, je cours aussi vite que je peux, je veux échapper à tout ça, je continue de crier ma rage, mes vêtements sont trempés mais je n'ai pas froid, je déverse ma haine et hurlant le prénom de mon jumeau de toutes mes forces ! Je sens mes cordes vocales faiblir mais je continue ! J'ai mal, tellement mal ! On a arraché une partie de mon âme et la meilleure partie, la seule qui était importante pour moi, la seule qui m'était indispensable, la partie réservée à Tom....
Je cours jusqu'à l'épuisement et plus encore, mes jambes ne me portent plus mais je continue à avancer, seuls des gémissement s'échappent de ma gorge, je n'ai plus la force de crier, des torrents de larmes dévalent mes joues mélangé à la pluie, je rentre dans une ruelle et m'effondre par terre. Je hurle une dernière fois son prénom, je mets mes dernières forces dans ce cri, ce cri qui me tue.
Je suis soudain pris d'un haut le c½ur, je me penche en avant et vomis tout ce que j'ai dans mon estomac. Je continue de pleurer de plus en plus, gémissant toujours, je vomis encore, ça commence à être douloureux mais toujours moins que ce que je ressens au fond de mon c½ur. Je n'ai plus rien dans le ventre mais je vomis quand même. J'appelle Tom pour qu'il vienne m'aider, pour qu'il vienne me sauver, mais je sais pertinemment que cette fois il ne viendra pas, il ne sera pas là pour moi. Il ne sera plus jamais là pour moi... A cette pensée je vomis encore, je n'ai plus rien à rendre, même plus de bile, mon estomac se contracte me faisant affreusement mal et rien ne sort. Je pousse un cri de douleur quand il se serre encore, mais je prie pour que ça continue car ça me permet de moins sentir la souffrance de la perte de mon âme.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans cette ruelle à vomir encore et encore, à pleurer toujours plus, à appeler Tom à en perdre la raison. La pluie continue de tomber, je suis frigorifié mais je m'en fous ! Je m'adosse contre le mur et lève les yeux vers le ciel, je l'implore parce que lui seul peut me sauver. Quoi qu'il y ait là haut, vous êtes la seule personne à pouvoir réussir à me maintenir en vie ! Alors s'il vous plait aidez moi !
Je pose ma tête contre le mur, je n'arrive presque plus à pleurer, toutes mes larmes sont sorties, je n'ai plus rien à donner. Je pense à Tom et ça me tord les boyaux, mon c½ur se casse d'avantage, il ne reste plus que des morceaux, de tous petits morceaux que rien ne pourra recoller... Ce soir je me suis tué mais ce n'est pas très grave... Ce soir j'ai tué mon jumeau et ça je ne me le pardonnerai jamais....
Epuisé et surtout complètement vide, je ferme les yeux et je m'endors sous la pluie, glacé dans mes vêtements trempés, pleurant les dernières larmes qu'il me reste.
Bang bang, you shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down
Partie 2
? : Bill ! Bill merde ! Réveille-toi ! Me fait pas ce coup-là s'te plait ! Aller déconne pas !
On me parle, je ne comprends rien, je suis où ?
Bill : Tom ?
Ce n'est qu'un murmure, j'ai mal à la gorge, je n'ai plus aucune force et surtout j'ai très froid. Je me mets à trembler de plus en plus fortement.
? : Ouvre les yeux Bill !
Je fais ce qu'on me dit et je tombe sur Gustav, il a l'air complètement paniqué et perdu, il me tend sa veste que je m'empresse de mettre me réchauffant un peu.
Bill : Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Et là tout me revient, hier... la soirée... la dispute avec Tom... non ! Ne me dites pas que ça c'est véritablement passé ? Je gémis, non, non ! Je n'ai pas pu faire ça ! Gustav remarque ma détresse.
Gustav : On parlera de ça plus tard, pour l'instant tu vas essayer de te lever d'accord ?
J'acquiesce, je ne sais pas pourquoi mais je sais que je dois lui obéir. J'essaie de me relever mais tous mes muscles me font mal, je me suis à peine mis à genoux que je retombe lourdement sur le sol.
Gustav : Ok je vois...
Il se penche vers moi et passe un bras sous mes jambes et l'autre sous mon dos, je m'accroche à son cou comme un désespéré. Je veux pleurer pour évacuer toute cette souffrance mais je n'y arrive plus !
Bill : Je peux plus...
Gustav : Quoi ?
Bill : Pleurer.
Il ne répond pas et me resserre dans ses bras. On arrive à sa voiture, il me met sur le siège passager et boucle ma ceinture. Je me laisse faire sans rien dire, je n'ai plus envie de rien, je veux juste mourir... non, je suis déjà mort. Je veux oublier, oublier toute cette douleur, ne plus rien ressentir, c'est ça, je veux dormir et ne plus penser à rien...
On met quelques minutes avant d'arriver à l'hôtel et là je réalise que Tom y est encore.
Bill : Je veux pas....
Gustav m'interroge du regard.
Bill : Tom...
Gustav : Ne t'inquiète pas pour ça.
Il gare la voiture sur le parking et me reporte comme tout à l'heure pour rentrer à l'intérieur. On rentre directement dans l'ascenseur, je ne veux pas que quelqu'un me voit comme ça. On arrive à notre étage, il se dirige vers sa chambre, et toque avec son pied.
Gustav : J'ai pas assez de mais pour te porter et sortir ma carte.
Cette phrase m'arrache un faible sourire.
La porte s'ouvre sur un Georg très inquiet.
Georg : Dieu merci tu l'as retrouvé ! Entre !
Il me dépose sur le lit, Georg arrive avec des vêtements chauds, je ne me fais pas prier, j'enlève les miens et les enfile.
Gustav : Tu as assez chaud ?
Bill : Oui.
C'est encore un murmure. Je ne veux pas parler de toute façon, pour dire quoi ?
Gustav : Tu veux qu'on te laisse dormir un peu ?
Bill : Oui.
Je les remercie silencieusement de ne pas vouloir savoir à tout prix ce qu'il s'est passé et de me laisser seul. Je n'ai qu'une seule envie, me coucher et dormir.
Bill : Gustav ?
Il se retourne.
Bill : Ne dis rien à Tom... l'état dans lequel tu m'as trouvé ce matin.
Gustav : Mais...
Bill : S'il te plait !
Gustav : Comme tu veux.
Il sort et rejoint Georg dans le couloir.
P.O.V. Gustav.
Georg : Tu l'as trouvé où ?
Gustav : Dans une ruelle, trempé et frigorifié, il y avait du vomi partout autour de lui.
Georg : Je ne comprends pas.
Gustav : Moi non plus... Il n'arrivait plus à pleurer tout à l'heure, je crois qu'il a épuisé toutes ses larmes hier soir.
Je reste silencieux, il s'est vraiment passé quelque chose de grave mais quoi ?
Gustav : Pourquoi ne rien dire à Tom ?
Georg : Ils se sont engueulés hier, j'ai entendu des clients en parler ce matin, ils ont entendu des éclats de voix et quelqu'un crier le prénom de Bill pendant plusieurs minutes.
Gustav : Ok mais on dirait qu'ils sont tous les deux morts.... Tu as bien vu l'état de Tom tout à l'heure.
Georg : Et comment !
Gustav : Alors pourquoi ? Pourquoi Bill ne veut rien que je dise à Tom ? Si ils sont tous les deux tristes à propos ce qu'il s'est passé hier ils devraient pouvoir se réconcilier....
On réfléchit, il y a définitivement un truc qui ne va pas.
Georg : Je n'aime pas du tout dire ça mais je sens que cette fois-ci ce n'est pas comme d'habitude, ils ne se sont pas engueulés pour un p'tit truc à la con.
Gustav : J'ai vraiment peur... Ils ne vont pas bien du tout. Si je n'avais pas retrouvé Bill je ne sais même pas si il aurait eu la force de rentrer....
Georg : Et Tom.... J'ai cru qu'il ne respirait plus ce matin !
Je repense à cette vision. Avec Georg on a voulu aller réveiller les jumeaux, on ne le fait jamais mais là ils étaient en retard. On a ouvert la porte avec le double du pass que David garde toujours... La fenêtre était grande ouverte, il faisait un froid glacial, la chambre était dévastée tout le mobilier renversé ou cassé, on avait l'impression qu'un ouragan était passé ici. Et puis Tom. Tom au milieu de tout ça, allongé à moitié nu sur le lit, un t-shirt de son frère à la main, il s'y accrochait comme si ça vie en dépendait. Là on a tout de suite compris qu'il s'était passé quelque chose de grave et ne voyant pas Bill on a paniqué, pendant que Goerg s'occupait de Tom je suis parti à sa recherche...
Gustav : Ils dorment tous les deux et à mon avis ils en ont pour un certain temps. Dès qu'ils se réveillent on essaie d'en savoir plus, on a un concert demain soir et on ne va pas réussir à mentir à David pendant très longtemps....
Georg : Je suis d'accord.
Gustav : Je crois que cette fois on va devoir se mêler de leurs histoires de jumeaux....
Georg : Je crois aussi...
[...]
P.O.V. Bill
Je grogne.
Gustav : Tu n'as pas le choix !
Bill : Mais j'ai pas faim !
Il me fait chier ! J'ai qu'une envie c'est de crever et lui il veut que j'avale son satané yaourt !
Gustav : Soit tu manges, soit tu me racontes ce qu'il s'est passé hier et en détails...
Je le dévisage, je sais qu'il ne lâchera pas l'affaire. Je devrai bien lui dire un jour mais je préfère repousser ce moment.... Je plante rageusement ma cuiller dans le pot et commence à manger son foutu yaourt !
Gustav : Ce que je vais te dire ne va pas te plaire mais dans 5 minutes on a une réunion avec David pour parler des chansons de demain soir...
Quoi ? Je le regarde paniqué. Non, je ne supporterai pas de voir Tom, son air triste, sa rage, sa haine envers moi, je n'y arriverai pas ! Mes yeux se remplissent de larmes mais aucune ne parvient à couler, j'ai assez d'eau pour me brouiller la vue mais pas pour évacuer ma douleur.
Gustav : Hey, ne t'inquiète pas, je resterai avec toi tant que tu en auras besoin d'accord ?
J'acquiesce. J'ai vraiment beaucoup de chance de l'avoir comme ami. Je commence mon deuxième yaourt sous ses supplications quand je sens qu'il arrive. Je ne sens pas cette connexion qui nous unissait mais son odeur et en effet il apparaît suivi de Georg. Il ne m'adresse même pas un regard m'enfonçant encore plus dans ma solitude et mon dégoût de moi-même. Il s'assoit à l'opposé de la table. Tout le monde se tait, personne n'ose s'aventurer sur le terrain des questions, du moins pas encore.... David fait son entrée dans la pièce.
David : Bien, je vais faire vite je vois que certains d'entre vous on besoin de se reposer. Demain a lieu le dernier concert avant de rentrer chez vous pour quelques jours de repos bien mérités. Comme vous le savez c'est un set acoustique avec trois chansons. On a fait un sondage auprès des fans et vous allez donc jouer spring nicht, in die Nacht et rette mich, dans cet ordre.
Bill : Non !
Je n'ai pas pu retenir ce cri ! Pas in die nacht je vous en supplie ! Notre chanson... Je n'y arriverai pas, pas après ce que j'ai fait subir à Tom....
David : On peut savoir ce qu'il ne va pas Bill ?
Bill : Ben ... je sais pas mais je trouve que pour notre dernière représentation on devrait jouer toutes les chansons tous ensemble, on ne pourrait pas remplacer in die Nacht par une autre ?
Il me regarde surpris, je sais que Georg et Gustav ont la même réaction même si ils se doutent que quelque chose ne va pas entre Tom et moi.
David : Désolé mais non. Et pourquoi ça te dérange, tu es toujours super enthousiaste de faire cette chanson d'habitude ?
Tom : Les choses changent....
Je me retourne vers Tom mais il ne me regarde pas.
David : Peut-être mais je ne veux pas le savoir, si quelque chose ne va pas entre vous régler-le et vite mais demain soir vous jouerez cette chanson. Bien, sur ce je vous laisse, allez dormir, je crois que vous en avez besoin....
Il s'en va, me laissant dans le désarroi le plus complet.
Tom : Tu dois être content ! In die Nacht, notre chanson! La chanson de deux frères que rien ne pourra séparer ! Ca ne te plait pas Bill ?
Il a dit ça si... méchamment... Ca ne lui ressemble pas tout ça, ce n'est tellement pas lui de me parler aussi cyniquement. Je n'arrive même pas à répliquer, je n'en ai plus la force.
Tom : Ben alors Billou, t'as perdu ta langue ?
Il se lève et vient se placer devant moi, il me fusille du regard. J'en peux plus, ma respiration s'accélère, ma tête commence à tourner, j'ai tellement mal !
Tom : Une chanson sur l'amour fraternel, ce n'est pas ce que tu voulais ? Qu'on redevienne des frères ?
Mes yeux s'embuent, je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus quoi faire. La seule chose que je veux c'est le serrer dans mes bras et tout lui expliquer, mais je ne peux pas, pas après tout ce que j'ai fait.
Tom : Alors il va falloir que tu t'y habitues parce que c'est tout ce dont tu as le droit... être mon frère le temps d'une chanson.....
Georg : Tom arrête.
J'en peux plus, je veux de l'air, j'ai besoin de respirer, je me lève brusquement de la chaise renversant à moitié Tom au passage, ce simple contact me procure des dizaines de frissons, je me mets à courir aussi vite que je peux et sors dans le jardin de l'hôtel. Arrivé dehors je prends une grande respiration, essayant de remplir mon c½ur de quelque chose mais ça ne marche pas, je vais tout a fond là où personne ne va jamais. Il a été si méchant avec moi... mais je n'ai que ce que je mérite ! Je me déteste !
Mon estomac se contracte et je vomis tout son contenu c'est-à-dire pas grand-chose, ça me fait horriblement mal, j'en peux plus de toute cette douleur ! Soudain je sens une main me retenir les cheveux et une autre se poser délicatement sur mon ventre pour m'aider, je me retourne et vois le sourire rassurant de Gustav, je le remercie d'un regard et me penche pour vomir encore.
Je m'assois par terre, épuisé, Gustav me tend un mouchoir et je m'essuie la bouche. J'en peux plus !
Bill : Je souffre... tellement....
Il s'assoit à côté de moi et attrape mes mains.
Gustav : Je sais, je sais....
Il me serre dans ses bras, essayant de me faire passer le plus de courage possible. Et même si j'ai toujours terriblement mal à l'intérieur de moi sa présence me soulage un peu et je m'endors sur son épaule.
[...]
J'ouvre lentement les yeux.
Gustav : Bonjour toi ?
Bill : Il est quelle heure ?
Gustav : Presque 20heures.
Je grogne. Je pensais avoir dormi assez longtemps pour éviter de faire ce stupide concert mais non... Même le temps s'acharne contre moi....
Gustav : Tu sais....
Il cherche ses mots, je sais qu'il ne veut pas me brusquer, je l'encourage du regard.
Gustav : Je voudrai pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais je ne t'ai jamais vu dans un tel état.... Il a dû se passer quelque chose de grave non ?
J'hoche la tête. Il vient s'asseoir à côté de moi sur le lit.
Gustav : Tu sais que tu peux me faire confiance et tout me dire ?
J'acquiesce encore.
Gustav : Je ne veux pas te forcer mais peut-être qu'en parler te feras du bien non ?
Je soupire et laisse retomber ma tête sur l'oreiller. Je ne sais pas ce qui pourrait me soulager, en fait je crois que rien ne pourrait m'aider à surmonter la douleur que je ressens, j'ai tellement mal ! Je suis si vide, si cassé à l'intérieur... J'ouvre les yeux et croise ceux de Gustav, ils sont rassurants... Je me redresse et m'adosse contre la tête de lit.
Bill : Ce que je vais te dire va sûrement te choquer....
Il semble assez surpris de ma phrase mais ne dit rien.
Bill : J'ai déjà perdu Tom je ne veux pas te perdre aussi....
Gustav : Hey, quoi que tu me dises je ne te rejetterai pas promis !
Je sursaute à ces mots.
Bill : Les gens ne tiennent pas leurs promesses....
Il se rapproche de moi et me prend dans ses bras.
Gustav : Alors je ne promets pas.
Sans vraiment savoir pourquoi cette phrase me fait sourire. Je prends une profonde inspiration et me lance.
Bill : On a toujours été très proche avec Tom tu le sais ça ?
Gustav : Disons que oui je m'en étais un peu aperçu... !
Je fais un léger sourire.
Bill : Plus proche que de simples frères, mais aussi beaucoup plus proche que la plus part des autres jumeaux.... Mais on a été encore plus proche encore...
Je vois qu'il ne saisit pas ce que je lui dis... J'hésite, si jamais il me rejette ? Je ne supporterai pas de le perdre lui aussi, j'ai trop besoin d'un ami en ce moment....
Bill : Beaucoup plus proche... En fait, on vous a caché quelque chose avec Tom... et pendant un certain temps... un temps plutôt long même.... Presque 2 ans....
Ma voix se brise. C'est vrai ça, on allait bientôt fêter nos deux ans.... Non, il ne faut pas que je pense à ça, c'est du passé, tout est fini, ça ne sert à rien que je me torture.... Gustav resserre son étreinte sur mes épaules. J'ose affronter son regard.
Bill : On s'aimait beaucoup plus que des frères....on sortait ensemble pour faire clair.
Il sursaute un peu sous l'effet de l'annonce. C'est vrai que c'est pas super courant comme nouvelle. Je crains sa réaction plus que tout, je ne veux pas qu'il m'abandonne, pas lui, pas encore....
Gustav : Whaou... ! Et bien ! Je dois dire que je ne m'attendais pas trop à ça... ! Mais pourquoi ne nous avoir rien dit ? Vous avez dû vous cacher pendant tout ce temps ?
Bill : On voulait en parler au moins de personnes possible...
Gustav : Pour vivre heureux vivons cachés.
Je frissonne, si il savait que c'est exactement ce qu'il se passe en ce moment... On a toujours réussi à ne pas se montrer et il aura fallu de quelques moments d'inattention pour que tout bascule... Absolument tout.
Bill : C'est ça.
Gustav : Donc la chambre pour deux, c'était pas pour renforcer vos liens fraternels ?
Je souris un peu.
Gustav : Et les deux tour bus pareil ?
Bill : Oui. On s'en voulait de ne pas vous le dire mais on avait peur de votre réaction, l'homosexualité ne vous pose pas de problème je le sais mais ça... de l'inceste... c'est autre chose.
Gustav : En fait ça explique pas mal de trucs, quand j'y repense les fois où vous vous écartiez brutalement quand on rentrait dans une pièce, les regards plus que prononcés que vous vous lanciez, vos échanges sur scène....
Bill : Tu ne nous en veux pas ?
Gustav : De nous l'avoir caché si... mais vous faites ce que vous voulez, tant que vous êtes heureux je m'en fiche !
Je le serre dans me bras.
Bill : Merci...
Gustav : Sauf que là, vous n'êtes plus vraiment heureux...
Bill : Plus vraiment...
Gustav : Arrête moi si je me trompe mais pourquoi avoir rompu, j'ai vu ton état aujourd'hui....
Bill : C'est rien.
Gustav : Ce n'est pas rien ! Tu as vomi Bill merde ! Je t'ai retrouvé frigorifié dans une ruelle, seul ! Il y a quelque chose qui ne va pas et je le sais très bien !
Son ton se radoucit.
Gustav : Mais si tu ne veux pas m'en parler je l'accepte. Simplement fais attention à toi... tu ne tiendras pas très longtemps comme ça.
Bill : Je sais....
Il se lève et sort de la chambre, me laissant seul avec ma douleur, avec cette douleur qui me tord l'estomac. Comment je vais faire ? Je suis qu'un con ! J'ai quitté la seule personne que je n'aimerai jamais et je suis obligé de le voir tous les jours... J'ai même plus la force de pleurer. Je suis pathétique...
Je me recouche et remonte la couette jusqu'à mon nez, je voudrai me noyer dedans, disparaître à tout jamais ! Je m'en veux tellement ! Tellement !
Pourquoi je n'ai pas pu tout lui dire ? Pourquoi je n'ai pas eu le courage d'affronter tout ça avec lui ? Pourquoi je lui ai fait autant de mal alors que je voulais simplement le sauver ? Pourquoi, pourquoi...
Bill : Pourquoi ?
Je viens de crier, m'irritant d'avantage les cordes vocales. Je ferme les yeux et je m'endors trop épuisé par tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui et surtout noyé sous mes émotions...
[...]
Je n'ai jamais autant redouté un concert de ma vie.... On est dans les loges, tous ensemble... David n'a rien voulu entendre, pourquoi deux loges ? Elle est largement assez grande pour vous quatre ! Si il savait... La tension est palpable, Tom a mis le maximum de distance possible entre lui et moi, Georg et Gustav ne disent rien, par peur que ça explose.
Georg me lance des regards rassurant, on n'a pas eu le temps d'en parler mais je sais que Gustav lui a raconté pour moi et Tom. Il l'a bien pris lui aussi.
En y repensant c'est assez bête, on s'est caché durant tout ce temps alors qu'on aurait pu beaucoup plus en profiter même quand on était avec eux... Il faut savoir oser dans la vie, mais quand on s'en rend compte il est déjà trop tard.
Quelqu'un toque à la porte, c'est à notre tout. On sort, on traverse un couloir et on arrive dehors. On se dirige vers la scène toujours dans le plus grand silence, d'habitude on ressent de l'excitation, l'adrénaline est à son maximum, on est tout excité et on ne s'arrête plus de parler pour évacuer... mais là non. Je suis tellement cassé à l'intérieur de moi que même le trac ne parvient pas à me remplir. Je souris tristement à cette idée. On monte les escaliers, on s'arrête quelques secondes, je prends une grande inspiration et on s'avance sur la scène sous les hurlements des fans en délire. Au moins une chose qui n'a pas changé... nos fans....
On s'assoit sur des grands tabourets, Gustav derrière sa batterie, prêts à commencer le set acoustique de tous les dangers....
SPRING NICHT – TOKIO HOTEL
Les premières notes de spring nicht s'élève doucement. Cette chanson m'apaise, elle a toujours eu ce pouvoir sur moi. Je commence chanter, les paroles me touchent particulièrement ce soir, ne pas sauter.... Je n'en aurai jamais eu l'idée avant... J'avais Tom et rien que pour lui j'avais envie de vivre tous les jours. Mais là... tout ça s'est envolé... Ce n'est pas pour ça que je vais lâcher prise, pour lui je vais continuer à tenir. Il a beau me détester plus que tout en ce moment, il a beau se persuader qu'il s'en moque de moi, que je n'en vaut pas la peine, je sais qu'il ne supporterait pas de me perdre totalement.
Cette pensée me fait légèrement sourire, je continue de chanter tout en m'accrochant à cette idée, on est jumeau et même si notre connexion s'est brisée, nos liens du sang sont toujours là... Je le regarde souvent, lui jamais. Ca me fait mal mais je le comprends tellement que je n'arrive même pas à lui en vouloir... Les fans crient toujours, la musique résonne sans fausseté, le soleil commence à se coucher teintant le ciel en orangé, on dirait un instant magique... Ca aurait pu être un instant magique... mais un seul regard sur Tom me remet bien vite les pieds sur terre et plutôt violemment...
Le dernier accord est plaqué, le public applaudit et hurle en même temps, c'est une sensation très bizarre vu de la scène mais j'ai toujours adoré ça. Même si ce soir, je ne peux pas en profiter pleinement... et tout ça par ma faute. Je ravale mes larmes et on se met en place pour in die Nacht, la chanson de tous les dangers... Je ne dois rien laisser paraître, on doit être complice, faire comme si de rien n'était... on a déjà joué cette chanson alors que l'on s'était disputé, et la plus part du temps ça nous réconciliait immédiatement... mais là tout est différent. Et ça fait mal, très mal.
IN DIE NACHT – TOKIO HOTEL
Il commence à jouer, je ferme les yeux. J'aime quand il joue et encore plus cette chanson....
In mir Wird es langsam kalt
ri lang Können wir beide hier noch sein
Bleib hier die Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir gehen Dann gehen wir nu zu zweit
Du bist Alles was ich bin Und alles was durch meine Adern fließt
Immer werden wir uns tragen Egal wir fahren Egal wie tief
ri lang Können wir beide hier noch sein
Bleib hier die Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir gehen Dann gehen wir nu zu zweit
Du bist Alles was ich bin Und alles was durch meine Adern fließt
Immer werden wir uns tragen Egal wir fahren Egal wie tief
Je le fixe désespérément, essayant d'accrocher son regard mais il me fuit. Des larmes coulent silencieusement sur ses joues, il n'a jamais pleuré concert, moi si et souvent sur cette chanson. Il regarde sa guitare sans lever les yeux, ça me fait tellement mal de le voir m'éviter comme ça. Je lui parle à travers cette chanson... notre chanson, j'essaie de lui faire passer tout mon amour et mes sentiments pour lui pour qu'il arrête de souffrir et qu'il me pardonne. Mais j'ai beau y mettre tout mon c½ur et toute mon âme rien ne semble l'atteindre.
Ich will da nicht allein sein Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Ich höre wenn du leise schreist Spüre jeden Atemzug von dir
Und auch wenn das Schicksal uns zerreißt Egal was danach kommt, das teilen wir
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Ich höre wenn du leise schreist Spüre jeden Atemzug von dir
Und auch wenn das Schicksal uns zerreißt Egal was danach kommt, das teilen wir
Il pleure toujours, ses larmes coulant sans aucun bruit. Les écrans géants le montre, les fans crient encore plus fort, ils pensent que c'est de l'émotion, l'émotion de chanter devant plus de 100 000 personnes une chanson avec la personne à qui l'on tient le plus au monde, de chanter une chanson sur l'amour qui nous lie à cette personne... Si ils savaient... Ces paroles ont toujours eu un double sens, un pour les autres, l'amour entre deux jumeaux que rien ne pourra séparer, et un pour nous, notre amour.... Mais aujourd'hui, aucune de ses deux versions n'est bonne, elles sont toutes les deux dépassées, cassées, brisées... Tout ça n'a plus aucun sens...
Ich will da nicht allein sein Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein Las uns gemeinsam
In die Nacht
In die Nacht Irgendwann
In die Nacht Nur mit dir zusammen
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein Las uns gemeinsam
In die Nacht
In die Nacht Irgendwann
In die Nacht Nur mit dir zusammen
J'arrive à ce passage, celui où je lui demande de me sauver, de me retenir, de m'emmener avec lui, loin de tout ça.... Je chante et plus que ça, tout mon être lui crie ces paroles.
Halt mich Sonst treib ich
Alleine In die Nacht
Kommt nimm mich mit Und halt mich Sonst treib ich
Alleine In die Nacht
Alleine In die Nacht
Kommt nimm mich mit Und halt mich Sonst treib ich
Alleine In die Nacht
Mais il ne les entend pas, pas comme je voudrais qu'il les entende... Pourquoi il a fermé notre connexion, même à travers toute sa rage et sa colère mon message lui serait parvenu tellement tout mon être l'appelle....
Ich will da nicht allein sein Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird s Zeit sein Lass uns gemeinsam
In die Nacht
In die Nacht
Irgendwann wird s Zeit sein Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Les dernières paroles, la dernière phrase, celle qui caractérise tout de nous.... Celle qui n'a plus aucun sens aujourd'hui.... Celle qui me fait souffrir au point d'en crever...
Du bis alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt
Und alles was durch meine Adern fließt
Le public est en délire, je ne l'ai quasiment jamais vu comme ça. Tom essuie rageusement ses larmes et Gustav sentant qu'il faut enchaîner et vite donne le départ de rette mich.
RETTE MICH – TOKIO HOTEL
Je ne peux m'empêcher de sourire, David a vraiment fait des choix de chansons en rapport avec la situation... A croire qu'il se doute de quelque chose.
Rette mich... c'est tellement vrai, mais qui peut m'aider ? Qui peut me sauver de là ? La seule personne qui le pourrait est assise à côté de moi et ne m'a pas adressé un seul regard...
Je continue à chanter, y mettant toutes mes tripes, pour que quelqu'un, n'importe qui, saisisse le message et vienne me sauver.
Komm und rette mich....
[...]
David : Vous avez été merveilleux ! Sur toutes les chansons ! Je ne vous ais quasiment jamais vu les interpréter avec autant de sincérité ! Bill, sur rette mich, tu as été parfait ! Et in die Nacht.... ! Tout simplement sublime, les fans en pleuraient ! Tom, tu t'es lâché pour une fois ! C'était fantastique ! Bon je vous laisse vous reposez un peu, on rentre à l'hôtel tout à l'heure.
Il sort nous laissant tous les quatre, amorphes dans les canapés. Que ce soit après un show de 2 heures ou de trois chansons, on est complètement vidé ! Personne ne dit rien, ça ne change pas de d'habitude, les après concerts ne sont jamais très bruyants... l'atmosphère est électrique, ça c'est très inhabituel. En général, faire de la musique enlève toutes les tensions...
Mon portable vibre, je l'attrape dans mon sac, un message, numéro inconnu... Je l'ouvre :
« C'est très bien, tant que la situation reste comme ça les photos ne seront pas publiées... Un si joli couple de PD incestueux... épargne ça aux yeux du monde s'il te plait.... »
Les larmes me montent aux yeux directement, je n'en avais plus, à croire que le corps les fabrique vite ! Dans un élan de rage je jette mon portable qui explose contre le mur. Pourquoi il s'acharne contre moi ? On n'a rien fait de mal ! On s'est juste aimé....
Tout le monde a sursauté à mon geste, même Tom le lance des regards inquiets... ce message aura au moins eu un avantage, sentir ses yeux sur moi me fait un bien fou... Je me lève, ramasse les morceau et les met dans mon sac sans le réparer, à quoi bon ? Pour recevoir un nouveau message de ce genre ? Je ne préfère pas... En plus ce psychopathe a eu mon numéro de téléphone, il est vraiment prêt à tout pour nous briser....
[...]
P.O.V. Gustav
Gustav : Bon je vais voir Tom, on ne peut pas les laisser comme ça ! Il n'a jamais pleuré une seule fois sur scène ! Je ne l'ai même jamais vu pleurer depuis que je le connais ! Bill l'aime encore mais va savoir pourquoi il l'a quitté. Si j'arrive à lui faire comprendre ça, avec un peu de chance la situation se débloquera, au moins ils se parleront et on découvrira peut-être ce qui se cache derrière tout ça.
Georg : Ouai, pendant ce temps je vais essayer de récupérer son portable, il n'a pas eu le temps d'effacer le message qu'il a reçu tout à l'heure, j'aimerai bien savoir ce qui l'a mis dans un tel état.
Gustav : C'est une très bonne idée. Aller courage... pour nos jumeaux préférés....
Georg : Pour nos jumeaux préférés....
Je vais vers leur chambre, enfin la chambre de Tom maintenant et Georg rentre dans la notre, rejoignant Bill, son sac et son portable....
Je toque doucement, un léger grognement se fait entendre, je prends ça pour une invitation à entrer.
Gustav : Hey, ça va toi ?
Tom : Oui, t'inquiète pas...
Je soupire et vais m'asseoir à côté de lui sur le lit.
Gustav : Tu sais que c'est pas bien de mentir ?
J'arrive à lui arracher un faible sourire, ben c'est pas gagné hein !
Gustav : Ca te déranges si on discute on peu ?
Tom : Bien sûr que non...
J'attends qu'il commence.
Tom : Je suppose que Bill t'a parlé de nous ?
J'acquiesce. Je lis de la peine dans ses yeux, ça me touche vraiment de le voir comme ça.
Tom : Et alors ?
Gustav : Tu veux savoir ce que j'en pense ?
Tom : Oui.
Il est tout craintif.
Gustav : En fait je suis un peu triste que vous ne nous en ayez pas parlé avant... On fait aussi peur que ça avec Georg ?
Il sourit un peu.
Tom : Non, mais on avait peur que vous nous rejetiez, c'est un peu délicat comme sujet.
Gustav : Mais nous ce qui nous importe c'est votre bonheur ! On s'en fout avec qui, tant que vous êtes heureux c'est le principal !
Tom : On aurait dû vous faire confiance je le sais...
Gustav : Et alors qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Tom : Mais j'en sais rien !!
La peine fait place à la détresse, il est complètement perdu, je le serre dans mes bras.
Gustav : Calme toi Tom... On va trouver une solution.
Tom : Mais il n'y en a pas !
Sa voix est brisée par les larmes, je crois qu'il a plus pleuré en une seule journée qu'en 18 ans.
Gustav : Il t'a quitté comme ça ? Sans aucune explication, ça ne lui ressemble pas.
Tom : Il a dit qu'on avait tout confondu et qu'en fait il ne m'avait jamais aimé...
Il étouffe un sanglot, ça doit être vraiment dur pour lui. Je le regarde.
Gustav : Tu sais, je ne devrai pas te dire ça mais... Bill va très mal aussi.
Tom : C'est lui qui a rompu !
Gustav : Peut-être mais il ne va vraiment pas bien... Tu ne le sens pas ?
Il fuit mon regard... On dirait que j'ai touché un point sensible...
Tom : J'ai coupé notre connexion.
Gustav : Quoi ?
Tom : Je me suis refermé, je ne le laisse pas ressentir ce que je ressens, du coup je ne peux plus le faire pour lui.
Gustav : Mais pourquoi ?
Tom : Je ne veux pas sentir son absence d'amour pour moi, je ne veux pas sentir que je lui fais pitié ou qu'il me considère seulement comme un frère...
Gustav : Mais avant... avant la soirée d'hier, tu sentais qu'il t'aimait non ?
Tom : Oui... je croyais, mais il m'a bien trompé, ses sentiments étaient faux et moi j'y ai cru comme un débutant.
Je secoue la tête, je ne comprends plus rien là.
Gustav : Tom regarde moi, Bill va très mal, il souffre de cette situation et plus que tu ne le crois...
Tom : Et alors ? Ca change quoi ?
Gustav : Je pense qu'il t'aime beaucoup plus que tu ne le croies....
Tom : N'importe...
La porte s'ouvre à la volée coupant Tom dans sa phrase, un Georg plus que paniqué et très excité rentre dans la chambre.
Georg : Regardez ce que j'ai trouvé !
Il brandit le téléphone de Bill, en un seul morceau.
Tom : Qu'est-ce que tu fais avec ça ?
Georg : Le message qu'il a reçu tout à l'heure et qui l'a mis hors de lui, je sais ce que c'est....
Il nous tend le portable.
Gustav : Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je regarde Tom, il est complètement paumé, encore plus qu'avant, des larmes coulent silencieusement le long de ses joues....
Gustav : Quelqu'un aurait des photos de vous deux ?
Tom : On s'est caché en permanence, même vous vous n'étiez pas au courant.
Georg : Ca expliquerait certaines choses.
Gustav : Bill t'aime encore j'en suis sûr, il n'y a qu'à voir la façon dont il te lançait des appels pendant in die Nacht et même pendant rette mich, il t'appelait à l'aide Tom...
Tout commence peu à peu à prendre forme dans mon esprit.
Georg : Quelqu'un a dû le trouver et le menacer de tout dévoiler si il ne te quittait pas.
Tom : Tu crois ?
Ses yeux s'illuminent, il commence à reprendre espoir et ça c'est une bonne chose, il ressentira peut-être que Bill est complètement brisé.
Il semble soudain réaliser quelque chose.
Tom : Merde !
Gustav : Quoi ?
Il me fait paniquer à réagir comme ça.
Tom : Je suis con ! Je suis con ! Je suis con !
Georg : Calme toi, qu'est-ce qu'il y a ?
Tom : Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?
Devant nos airs plus que perdus il nous explique.
Tom : Bill m'a fait promettre de ne jamais oublier qu'il m'aimait et que j'étais tout pour lui. Il semblait si désespéré, il voulait absolument que je lui fasse cette promesse... Il savait qu'il allait me quitter et il voulait que je comprenne que quelque chose n'allait pas... Je suis trop con ! Pourquoi j'ai oublié ?
Gustav : Tu avais trop mal pour y repenser...
Il se met à courir et sort dans le couloir, je le rejoins et lui cri.
Gustav : Mais tu vas où ?
Tom : Tenir ma promesse !
Il traverse le couloir et rentre en trombe dans notre chambre. Je me retourner vers Georg et on se sourit... Je crois que pour une fois on a bien fait de s'en mêler.
P.O.V. Bill
Je fixe toujours le plafond, c'est devenu mon meilleur ami... Je ne sais faire que ça maintenant, regarder ce maudit plafond et réfléchir à tout ce que j'ai cassé autour de moi.
La porte s'ouvre soudainement me faisant sursauter, et là... la vision que j'ai... non... je suis entrain de rêver c'est ça....
Tom : Je suis désolé Bill ! Si tu savais comme je m'en veux ! J'aurais dû comprendre ! J'aurais dû t'écouter ! Mais je suis tellement con que j'ai rien vu !
Je ne bouge toujours pas, je suis incapable de lui répondre. Il s'avance vers moi, inquiet.
Tom : Bill ?
Bill : Je.... Mais... Tu...... Enfin... Quoi ?...
Je suis complètement perdu ! Il sourit, un sourire si chaleureux, l'un de ses sourires qui me fait me sentir mieux immédiatement. Il se rapproche de moi et me serre dans ses bras. C'est tellement inattendu que je ne me pose même pas de question et lui rend son étreinte, manquant de l'étouffer tellement je le serre fort contre moi. Mes yeux se mettent à pleurer, sans que je n'aie rien demandé...
Tom : J'ai compris...
Il se détache de moi et encercle mon visage avec ses mains, ses yeux pétillent... Il se rapproche encore et pose ses lèvres sur les miennes. Je ferme les yeux instantanément. Mon Dieu ! Il se retire, il est heureux.
Bill : Je... je comprends plus rien...
Il rigole un peu.
Tom : Tu sais que tu es très con !
Je sursaute encore, il m'embrasse alors que je lui ai brisé le c½ur et là il me dit que je suis con ?
Tom : Mais moi aussi.... Georg a trouvé le message... Et Gustav m'a parlé...
Bill : Que... Comment... Mais je....
Tom : Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Pourquoi tu m'as quitté au lieu de me parler du type qui te fait du chantage ?
Alors il sait tout ?
Bill : Tu as compris ?
Tom : Oui, c'est pour ça que tu m'avais fait faire cette promesse ?
Bill : Oui.
Tom : Je l'ai oubliée... pardonne moi mais j'avais trop mal...
Bill : Moi aussi... tellement....
Il me regarde... son regard est joyeux, lumineux, rieur, comme avant... Soudain une douce chaleur se répand dans tout mon corps, il me sourit. Et là je le sens à nouveau, ce lien.... Je sens son âme, je sens son c½ur... C'est plus que je ne peux en supporter, je me jette dans ses bras et pleure. Il rigole un peu.
Tom : Je crois que l'on n'aura jamais autant pleuré en si peu de temps !
Je souris et essuie mes larmes.
Bill : Pardonne moi, je ne voulais pas te faire souffrir, j'ai pensé que c'était la meilleure solution, on aurait pu redevenir frère et le groupe aurait été sauvé, on n'aurait pas perdu nos fans, on aurait pu continuer à faire de la musique... Je ne voulais pas briser ton rêve.
Je baisse la tête.
Tom : Hey, regarde moi. Tu es plus important que tout d'accord ? Même si il fallait arrêter de faire de la musique, de parler à nos familles, d'entendre des milliers de fans crier mon nom pour être avec toi je n'hésiterais pas une seconde.
Bill : Pardon ! Je suis désolé ! Je pensais que... Je sais pas ce à quoi j'ai pensé mais j'avais peur qu'on ne résiste pas au regard des autres, qu'on finisse pas se quitter et qu'au final on perde tout...
Tom : Je ne t'en veux pas Bill. Mais maintenant que l'on s'est retrouve je ne te lâche plus, t'es pas prêt de me quitter de si tôt !
Bill : C'est pas du tout dans mon intention !
On se sourit et je me penche vers lui pour l'embrasser. Ca fait tellement de bien, comment est-ce que j'ai pu croire que j'arriverai à me passer de ça ?
Bill : J'ai pas fait le bon choix hein ?
Tom : Tu as fait celui qui te semblait le mieux pour moi... donc tu as fait le bon choix... J'aurai sûrement fait la même chose pour toi...
On s'embrasse à nouveau. J'entrouvre un peu ma bouche et nos langues se rejoignent... Je soupire de bonheur, j'aurai crevé sans lui, je m'en rends compte seulement maintenant.
Bill : On va faire quoi ? Pour le gars qui a les photos ?
Tom : Déjà on va donner ton téléphone à la police pour qu'il essaie de le retrouver....
Bill : Mais il sait tout sur moi, il va savoir que l'on s'est remis ensemble, dès demain on fera les gros titres des journaux, on va perdre le groupe, on ne peut pas faire ça à Georg et Gustav...
? : Et si on est d'accord ?
On se retourne en sursaut.
Bill : Gustav ! Georg !
Georg : Désolé on a un peu écouté votre conversation.
On rigole.
Gustav : Si ces photos sont publiées on assumera, tous. On perdra sûrement des fans, mais on gardera les meilleurs.
Tom : C'est pas faux.
Gustav : On a formé ce groupe pour vivre notre rêve, si il est gâché par des tensions entre vous ça n'en vaut pas la peine.
Bill : Mais vous êtes vraiment prêt à tout perdre ?
Tom : On ne perdra peut-être pas tout....
Bill : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tom : J'ai un plan, mais pour ça il faut en parler à David....
[...]
Bill : C'est insensé !
Georg : Moi je pense que ça peut marcher.
David : Ca me fait mal de dire ça mais je pense que Tom a eu une bonne idée.
Tom : Hey !
On rigole.
David : Bon j'avoue que j'aurai aimé avoir du temps pour y réfléchir. Ca fait beaucoup de nouvelles d'un coup, Bill et Tom qui sortent ensemble, un paparazzi psychopathe qui vous menace, le groupe qui risque de disparaître et maintenant ça.... Mais je crois que c'est la seule solution pour essayer de sauver la situation...
Tom : Tu es d'accord ?
Il me regarde, je me noie dans ses yeux. J'en suis sûr maintenant, je ferai tout pour être avec lui. C'est la seule chose qui compte vraiment.
Bill : C'est complètement dingue mais oui.
Georg : C'est parti !
On rigole. Il est complètement excité celui-là ! On se rend dans le hall de l'hôtel.
David : Il y a à peu plus de 50 photographes dehors, et pour une fois on va dire que ça joue en notre faveur....
Gustav : Bon les gars, à vous de jouer maintenant, il faut convaincre un maximum de personnes... mais je vous fais confiance pour ça.
Tom : Prêt ?
Je prends une grande inspiration, il me tend la main, je lui attrape.
Bill : Prêt.
Ils se placent devant les portes. Gustav nous fait un clin d'½il et Georg lève les pouces en signe de victoire, David nous encourage d'un hochement de tête. Bon ben quand faut y aller, faut y aller !
Toujours main dans la main on s'avance dans l'immense hall, ils nous ouvrent les portes. Immédiatement les flashs se mettent en route et les cris des photographes se font entendre. On s'avance en haut des escaliers de l'hôtel et on attend un peu. Les paparazzis se regardent un peu surpris.
Je me mets face à Tom, je sens Georg, Gustav et David se placer derrière nous. Tom s'avance vers moi nos mains sont toujours liées.
Tom : Je t'aime mon ange.
Bill : Moi aussi je t'aime.
On se sourit, nos visages se rapprochent de plus en plus. Je souffle doucement sur ses lèvres et pose ma bouche sur la sienne. Pendant quelques secondes le temps semble s'être arrêté, plus un bruit, plus un murmure, plus une seule photo.... J'accentue le baiser faisant rejoindre nos langues, je mets l'une de mes mains derrière sa nuque laissant l'autre sur sa taille pour que les photographes puissent prendre de bonnes photos, il pose les siennes sur mes fesses pour me rapprocher me faisant sourire dans le baiser.
Et là, c'est comme si le monde se réveillait à nouveau, les flashs crépitent, on entend les paparazzi s'exclamer, crier, parler entre eux, personne ne comprend rien mais ils veulent tous ramener un scoop.... Mais personne ne l'aura, surtout pas l'autre psychopathe... Et oui tes photos ne valent plus rien maintenant !
Je peux sentir le regard des deux G sur nous et je sais qu'à cet instant ils sourient.
On s'embrasse toujours, essayant de faire passer le plus de sentiments possibles au travers. C'est la deuxième partie de notre plan, montrer que notre amour est beau et faire changer certaines mentalités...
Tout ça avec un simple baiser ? Ca peut paraître fou mais en nous regardant Tom et moi à cet instant je suis sûr que c'est possible. Notre baiser est passionné, heureux, pur, merveilleux, amoureux... Je ferme les yeux pour l'apprécier encore plus et mieux sentir le corps de Tom contre le mien, sous les lumières des flashs et les cris des paparazzis....
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Pix: Dessin pas demoi mais j'aimerai bien... je vous laisse admirez le côté artisitique de la chose....
Musique en écoutance: Bang bang - Nancy Sinatra
Alors....???? 1ère partie pour fêter mes vacances...! lol!
J'apréhende pas du tout vos réactions mais alors pas du tout....! XD! Dites moi vraiment ce que vous en pensez comme vous l'avez remarqué c'est un peu à l'opposé de ce que je fais d'habitude donc vos avis m'intéresse beaucoup!
La 2ème partie arrivera bientôt, dès qu'elle est finie (logique...XD!) Elle sera un peu différente de celle là, il y a aura un peu plus de dialogue (j'ai dû me contenir pour écrire cette partie parce que je voulais mettre des dialogues toutes les deux lignes mais bon...!)
Pour être franche je suis assez contente de ce début d'OS, c'est à peu près comme ça que je l'imaginais, bon évidemment c'est moins bien que ce que j'avais dans ma tête mais ça reste fidèle quand même....
N'hésitez pas à donner vos avis.... pleins pleins d'avis...XD!
Et n'oubliez pas 3ème article et 4ème article
tant que j'y suis votez aussi pour les comets!!! COMET
Voilà je crois que c'est tout! XD! Merci pour tous vos comms! Ca me fait super plaisir, je le dis à chaque fois mais c'est vrai! A très bientôt pour la fin de cet OS et pour la suite de la fiction....
Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....
J'oubliais....ICI parce que les moments twincest sur scène m'avaient manqué! lol! vers 2min 44 Bill se rapproche.... et après disons que les visages sont très très rapprochés...lol! mais bon ils ont déjà fait mieux, y a de la relâche dans l'air!lol!
ET ICI 2min 5... sur l'incontournable reden....
Edit: je m'en vais dans une heure pour le week-end, c'était pas trop prévu...! j'a pas eu le temps de finir la deuxième partie mais presque, je finis dans le train et ça devrait le faire. Si je rentre pas trop tard dimanche soir je vous le poste, sinon ben ça sera lundi...
Et j'ai un ptit cas de conscience, toutes celles qui ont laissé des comms ont aimé (enfin ça appréhende un peu la fin mais sinon ça a plut) mais alors j'ai vraiment pas beaucoup de comms... je suis pas du genre à en demander 300 pour une suite (même si ça fait plaisir d'en avoir plein!) mais soit vous avez pas encore lu, soit vous aviez eu le flême d'en écrire un (ce que je peux totalement comprendre) soit pas le temps (exams... je connais...!XD!) soit vous avez pas du tout aimé..... Crest dans un style très différent de ce que je fais d'habitude donc j'aimerai bien que vous me disiez ce que vous en pensez, que ce soit bon ou mauvais.... parce que là j'suis un peu entrain de me faire des films! XD!...
DOnc la suite bientôt et la suite de la fiction, j'ai pas commencé mais j'ai les idées....
SInon nos Tokio Hotel préférés ont gagné 4 comet hier soir!!! Ils étaient tous super émus!! Ca fait plaisir de les voir heureux! ENcore bravo à eux (et à nous... on a bien voté! lol!)
@ demain avec la suite peut-être....
Re edit: désoléemais la suite sera là demain dans l'aprèm juré!! Là il se fait un peu tard surtout quand on doit se lever à 6h30 le lendemain et qu'on a encore plein de trucs à faire... enfin bref on s'en fout...XD!
merci pour tous vos comms.... suite et fin de l'OS demain....
Edit 2ème partie: voilà la 2ème partie de ce TS.... alors voius en pensez quoi?? OUi je ne sais pas faire des fins tristes où tout le monde meurt et tout.... je voulais pas non plus que ça finisse sur quelque chose de définitif je ne le voyais pas comme ça.... j'attends vos impressions.......


