Chapitre 50

Chapitre 50
André Brochu a écrit : "Rien ne sert de courir après l'inspiration, elle vient à point qui sait la chauffer."

[Ellipse]

P.O.V. Bill

Simone : Tu ne peux pas sortir avec ce garçon Bill tu le savais pourtant !
Bill : Mais pourquoi ? Vous ne m'avez jamais expliqué !!

Ma voix est serrée, je ne comprends rien, je suis heureux et ils ne veulent pas le voir.

Gordon : Tu n'as pas à la savoir ! Ce sont nos affaires !
Bill : Et il faudrait que je vous obéisse ! Sans savoir pourquoi ! Vous rêvez ! Il est l'homme que j'aime et que ça vous plaise ou non je reste avec lui !

Des larmes de rage coulent le long de mes joues. Alors c'est tout ? Ils vont m'interdire de le voir sans aucune explication, je ne me laisserai pas faire !

Gordon : Réfléchis bien Bill, c'est lui ou nous !
Bill : Mais... vous ne pouvez pas me demandez de choisir comme ça ! Vous n'avez pas le droit ! Vous êtes vraiment sans c½ur ! Jamais je n'aurais pensé que vous étiez aussi méchants ! C'est de la cruauté pure et dure ! Je l'aime bordel vous ne comprenez pas ça ! Maman !! Dis quelque chose.

Ma mère pleure aussi, elle secoue la tête lentement... Même elle ne veut pas se ranger de mon côté.

Bill : Je vous déteste !! A partir d'aujourd'hui je n'ai plus de parents ! Jamais !

Je prends mon sac et ma veste et sors en claquant la porte. Je cours, je cours, je ne sais même pas où je vais mais je sais que je dois les fuir, aller loin et vite. J'entends des pas derrière moi, j'accélère encore mais on me rattrape.

Gordon : Bill arrête toi ! Tu ne peux pas faire ça ! Tu ne sais pas ce qu'il se passe, tu fonces droit dans le mur !

Il m'attrape le bras me forçant à m'arrêter... Je n'ai pas été assez vite.

Bill : Non je ne sais pas ce qu'il se passe puisque vous vous obstinez à me le cacher ! J'ai choisi, j'ai choisi Tom et pas vous !
Gordon : Je t'interdis de faire ça Bill, tu entends ? Je ne te laisserais pas faire ! Je ne te laisserais pas briser notre famille.

Cette fois c'est trop, je n'ai jamais pensé ça de lui mais aujourd'hui tout a changé.

Bill : Briser notre famille ?! Laisse-moi rire... Tu n'es pas...
Tom : Bill !

Quoi ? Je comprends rien, Tom m'appelle, mon père est toujours devant moi, il attend.

Tom : Bill !

Où est-il ? Je me retourne, je ne le vois pas.

Bill : Tom ! Tom ! Je suis là ! Viens me chercher s'il te plait !

Je pleure de plus en plus je ne comprends rien, mon père ne bouge toujours pas, on dirait qu'il est figé, j'entends Tom qui m'appelle mais je ne le vois pas.

Bill : Tom !!!!

P.O. V. Tom

Bill : Tom... Tom...

Il gémit et se débat.

Tom : Bill, réveille-toi mon ange, allez.

Il transpire, il est tout collant, il murmure mon prénom sans s'arrêter, il pleure aussi. Je ne comprends rien mais je ne peux pas le laisser dans cet état.

Tom : Bill ! Réveille-toi bordel ! Reviens vers moi !

Je le secoue comme je peux, je m'assois sur son bassin pour l'empêcher de trop bouger.

Tom : Bill ! Ouvre les yeux !

Ce qu'il fait. Ses pupilles partent dans tous les sens, il m'appelle toujours. J'ai beau lui dire de se calmer il est toujours en train de pleurer et de me chercher. Je place mes mains autour de son visage et le force à me regarder.

Tom : C'est moi Bill, je suis là ! Regarde-moi.

Ses yeux se fixent alors dans les miens.

Bill : Tom ?
Tom : Oui c'est moi Sweetheart. Tout va bien maintenant d'accord ?

Il acquiesce mais ne semble pas très rassurer.

Bill : Mon père, mon père... il voulait...
Tom : Chut... Ce n'était qu'un cauchemar, c'est fini.

Il semble alors réaliser où il est et il se jette dans mes bras.

Bill : Tom, Tom, Tom.

Il ne s'arrête pas.

Tom : Je suis là, je ne te lâche pas, promis.
Bill : J'ai eu tellement peur !
Tom : Je sais Bill, je sais. Calme-toi ça va aller.

Je le serre plus fort contre moi et essaie de le réconforter.

Bill : Je suis désolé de t'avoir fait peur.
Tom : C'est pas grave, c'est passé maintenant, tout va bien ok ?

Je le regarde, il est encore un peu apeuré mais il est revenu dans la réalité

Tom : C'était un sacré cauchemar hein ?

Il me fait oui de la tête.

Tom : Tu n'es pas obligé de m'en parler mais si tu le veux je suis là d'accord ?
Bill : Oui.

Je l'enlace à nouveau.

Bill : Merci de m'avoir sorti de là.
Tom : De rien Sweetheart.

On reste dans cette position pendant de très longues minutes, de toute façon on a le temps, il est 6 heures et je ne pense pas que nous soyons en état de nous rendormir.

Bill : Je vais prendre une douche, j'ai besoin de me remettre les idées en place.
Tom : Pas de problème, je ne bouge pas.

Cette phrase a l'air de le rassurer et il disparait dans la salle de bain.
Je m'allonge sur le lit, ce qui m'inquiète ce n'est pas forcément qu'il ait fait un cauchemar, ça arrive, mais quand on prononce le nom de son père et qu'on a peur de lui alors là non, ce n'est pas très normal.

Il finit par sortir dans un nuage de vapeur, apparemment l'eau l'a revigoré, il parait plus serein et surtout détendu.

Tom : Ca va mieux ?
Bill : Oui.

Il vient se mettre contre moi, je lui caresse doucement le dos.

Bill : C'était mes parents.
Tom : Quoi ?
Bill : Ils voulaient nous séparer.

Je le serre plus fort.

Bill : Ils m'ont demandé de choisir et je suis parti, mon père m'a rattrapé, il ne voulait pas me dire pourquoi je n'avais pas le droit d'être avec toi.
Tom : C'est pour ça que tu as eu peur de lui ?
Bill : Oui. Mais comment...
Tom : Tu as prononcé son nom.
Bill : Oh. Oui, il me faisait peur, il disait que je n'avais pas le droit de partir, de briser notre famille, il ne voulait pas comprendre que je voulais être avec toi. Heureusement que tu m'as réveillé, c'était horrible !
Tom : Allez, c'est fini maintenant. Et je ne laisserai pas ton père, ni quelqu'un d'autre nous séparer, je suis très têtu quand je m'y mets !

Il sourit.

Bill : Je te fais confiance pour ça.

Il repart dans ses pensées.

Tom : Hey, je te jure que je ne laisserai pas nos parents nous séparer ok ?
Bill : Même si ils ont une très bonne explication ?
Tom : Même !
Bill : J'ai eu l'impression que je savais pourquoi il m'interdisait de te voir, je n'ai pas réussi à savoir pourquoi mais l'espace d'une seconde j'ai senti que je savais ce qui les avait poussé à agir comme ça.
Tom : Ne te préoccupe pas de ça, même si il y avait une raison, et aussi bonne fut-elle, je ne te quitterai pas pour ça. Je te quitterai si j'en ai marre de toi, si tu finis par me taper sur le système, si tu envahis la salle de bain de tous tes produits de beauté...
Bill : Hey !

Il me tape, je rigole.

Tom : Ca faisait longtemps que j'avais pas eu le droit à un tapage tiens !
Bill : Ouai, trop longtemps.

On éclate de rire. Au moins j'aurai réussi à lui changer les idées.

Tom : Et de toute façon, depuis quand les parents décident ? Ce sont les enfants qui font la loi non ?
Bill : C'est vrai.

Et on repart dans notre fou rire. Je crois que cette histoire de cauchemar est finie. Mais le fait qu'il pense savoir pourquoi nos parents se détestent m'intrigue quand même... Un jour je parlerai à mes parents et je saurai le fin mot de cette histoire.

P.O.V. Bill

Je suis content de voir que ce n'était qu'un cauchemar, j'ai vraiment flippé ! C'était tellement réaliste ! Heureusement que Tom était là, j'aime quand il vient me sauver comme ça, on dirait un prince charmant qui vole au secours de sa princesse.... Sauf que je ne suis pas une princesse !
Je rigole tout seul. Au moins ça me fait oublier tout ça. Les mauvais rêves nous poursuivent souvent pendant des heures après notre réveil, on a beau se dire que ce n'est que le fruit de notre imagination, ça nous travaille pendant un certain temps...

Je secoue la tête pour essayer de faire sortir ces idées de mon cerveau, pas très efficace mais bon on fait avec ce qu'on a ! Je farfouille dans mon armoire à la recherche de fringues mettables. Je sens le regarde de Tom dévier dangereusement...

Bill : Mais vas-y matte bien je te dirai rien !
Tom : Mais c'est ce que je fais ! Et puis si tu ne veux pas que je reluque ton joli postérieur évite de te pencher de cette façon, ça en est limite indécent !

Je lève les yeux au ciel, comment voulez-vous que je reste un être pur et innocent avec un mec pareil comme petit copain.

Je sors de la chambre à peu près habillé et passe devant mon bureau, le calendrier.... Putain ! Ce cauchemar était tellement réaliste que j'en aurai presque oublié quel jour on était ! Le 14 décembre... Ca passe trop vite !

Tom : Tu fais le petit dèj' ?

Je souris.

Bill : Rêve ! Je suis pas ta femme !
Tom : Non, mais tu es mon homme c'est pareil !

On éclate de rire et il vient me rejoindre.

Tom : D'ailleurs on devrait fêter ça !
Bill : Fêter quoi ?
Tom : Que tu sois mon homme !

Je le tape.

Bill : T'es complètement dérangé mon pauvre Tom !
Tom : Aller, ça fait longtemps qu'on n'a pas fait la fête !
Bill : Ca fait à peine quelques semaines, tu te souviens celle de Georg ?

Il lève les sourcils perversement.

Tom : Celle où tu m'as honteusement aguiché en trémoussant ton sublime corps ?
Bill : Celle là !

On rigole. N'empêche cette soirée était dingue ! Les gens étaient complètement à l'ouest, j'avais jamais vu ça ! Et pourtant j'en ai fait des soirées !

[Flash-back]

Bill : Tom, enlève tes mains de là, on va se faire repérer...

Il ne dit rien et continue de se coller à moi. Bon, ok, même moi j'ai pas l'air très convaincu quans je lui demande ça, mais si certains élèves redeviennent lucides dans peu de temps on est dans la merde, on danse toujours tous les deux, l'alcool aidant on n'a plus vraiment de notion du danger.

Tom : M'en fous !
Bill : Tu veux vraiment qu'ils nous grillent ?

Il soupire.

Tom : Non, t'as raison.

Il se recule un peu et se met à danser tout seul, en me fixant. J'aurai rigolé de le voir se déhanché en solitaire si ses mouvements n'étaient pas aussi suggestifs...

Bill : Et arrête de me chauffer comme ça !
Tom : Quoi ? Tu es trop loin, je ne t'entends pas !

Je rigole, il va finir par me rendre dingue.

[Fin flash-back]

Bill : C'était très bas de faire ça d'ailleurs !
Tom : Et c'est toi qui dis ça ? Alors que tu as passé toute la soirée à essayer de me faire bander !
Bill : Tom !
Tom : Quoi ?

Je le tape.

Tom : Hey ! Tu les enchaines aujourd'hui !
Bill : C'est pour rattraper mon retard !

Il sourit.

Tom : Je vais finir par croire que tu aimes ça...
Bill : Tom !

Il explose de rire.

Bill : Et en plus tu te fous de ma gueule !
Tom : J'oserais pas ! Et pour en revenir à cette soirée, j'ai adoré ! Personne ne s'est engueulé ! C'était génial !
Bill : Ils étaient trop bourrés pour arriver à aligner deux mots cohérents, c'est pour ça qu'il n'y a pas eu de clash !

[Flash-back]

Bill : Angel !
Angel : Bill ! Alors ? Pas encore défoncé?
Bill : Je sais me tenir moi madame!
Angel : C'est ça... A d'autres !

Elle rigole.

Angel : Tu vois, c'est dans ces moments que j'idolâtre Georg. Il a réussi à rassembler tout le monde dans la joie et la bonne humeur ! Qui aurait cru que les deux groupes pouvaient cohabiter comme ça ?
Bill : C'est vrai... Mais de là à le considérer comme un demi-dieu...

Je souris, amusé. Elle me fusille du regard.

Bill : Je plaisante ! C'est vrai que l'ambiance est bonne.
Angel : Les clans ne se mélangent pas trop mais au moins ça ne part pas dans tous les sens.
Bill : Qu'est-ce que tu crois ? On arrive à les tenir quand on veut ! On a remis les choses au clair avec Tom, et je crois que ça a calmé les esprits.

Elle ne m'écoute plus vraiment, son regard est absorbé par quelque chose derrière moi. Je me retourne et vois le poing de Mike qui échoue lamentablement à vingt bons centimètres de la joue de David. Ce dernier éclate de rire, Mike recommence, cette fois il touche sa cible, mais tellement faiblement que je ne suis pas sûr que David ait senti quelque chose.
Et il s'éloigne comme si de rien n'était.

Angel : Tu disais ? Les esprits se sont apaisés ?
Bill : Ouai...

[Fin flash-back]

Tom : Ils étaient trop drôles, mais ils ne s'en sont même pas souvenus le lendemain.
Bill : Personne ne s'est souvenu de rien le lendemain !
Tom : Sauf nous...
Bill : Sauf nous.

Je souris et l'embrasse doucement.

Tom : T'es toujours pas partant pour ma fête en ton honneur alors ?
Bill : Pas si c'est la condition pour que je fasse le ptit dèj' !
Tom : T'es pas gentil.
Bill : Je sais.

Je lui tire la langue dans ma grande maturité et vais faire le café. Je ne peux rien lui refuser de toute façon.

On finit par aller en cours. Tom n'a même plus besoin de retourner chez lui chercher ses fringues, à force ses affaires ont trouvé une place dans mes placards. Et oui, il restait de la place, mais ce sont des grands placards... Je ne sais pas pourquoi mais toutes les nuits on se retrouvait à dormir ici, dans ma chambre, peut-être parce que ça m'énervait de pas trouver du démaquillant ou une brosse digne de ce nom dans sa salle de bain.

Tom : Tu penses à quoi ? Tu rigoles tout seul, fais partager un peu !
Bill : Au pourquoi du comment on avait fini par atterrir dans ma chambre plutôt que dans la tienne.
Tom : Un accès plus direct à ta salle de bain ?

J'éclate de rire.

Bill : C'est ce que je me disais.

On arrive en haut des escaliers.

Bill : Bon, à tout de suite.

Il m'embrasse furtivement et passe devant moi. Malgré notre volonté on fait de moins en moins attention, surtout dans les couloirs de l'école, je ne sais pas combien de temps notre histoire va réussir à rester secrète mais je crois que ça se compte en semaines...

Je pousse la porte de la salle et vais m'asseoir à côté de mes amis.

Stéphanie : Salut !
Bill : Salut ! Alors ?

Elle m'interroge du regard.

Bill : Avec Matthieu ça va toujours ?

Elle acquiesce, rouge jusqu'aux oreilles. Elle me fait rire quand elle est toute gênée. Et oui ils ont fini par se mettre ensemble. La soirée de Georg a fait des émules, ils ne se sont pas souvenus de grand-chose mais se réveiller, nu, dans le même lit que quelqu'un, ils n'ont pas eu besoin qu'on leur fasse un dessin sur leur soirée de la veille.

Je lui souris et reporte mon attention sur Tom. Il est assis sur la table comme à son habitude, dominant les autres. Je me force à détourner les yeux pour ne pas me faire repérer.
Diana rentre et le cours commence.

La routine s'est vraiment installée depuis notre retour de vacances. Les cours s'enchainent, on bosse, les compos originales ou non se suivent, on chante, on joue, on passe aussi beaucoup de temps avec les danseurs pour suivre l'avancé des chorégraphies ce qui nous aide pour la direction du spectacle.
La moitié des costumes est finie et je suis assez fier de notre travail. Les décors avancent aussi. Tom revient toujours couvert de peinture de la tête au pied ce qui lui vaut une bonne douche, en ma compagnie bien sûr, pour se laver entièrement. Je suis d'ailleurs devenir un pro du lavage de dreads ! Je pourrais en faire mon futur métier !

Diana : Et si Bill m'écoutait il pourrait répondre à ma question.
Bill : Qu'est-ce qu'il y a ?

Non mais pourquoi elle me sort de mes pensées comme ça ! J'étais bien moi !

Diana : As-tu fini les paroles de ta chanson ?
Bill : Celle où les deux frères se parlent ?
Diana : Oui.
Bill : Bien sûr !

Je lui fais mon plus beau sourire en priant pour qu'elle ne me demande pas de lui montrer. Disons qu'elle n'est pas totalement finie... il manque juste... deux couplets et le refrain. Mais c'est comme si elle était prête non ?
Apparemment mon charme légendaire agit puisqu'elle passe à un autre élève me permettant de replonger dans mes pensées.

Et le cours file à vitesse folle, de toute façon aujourd'hui on travaillait la musique, je suis auteur moi pas compositeur ! Donc j'ai écouté d'une oreille plus que distraite.

Diana : On se revoit tout à l'heure au théâtre. Ramenez tous vos paroles et musiques on va faire un bilan sur ce qu'il nous manque et ce que nous avons.

Tout le monde acquiesce. Et bien, je crois que je suis bon pour passer mes deux heures de pause à écrire ces putains de paroles !
Et puis merde je sais que je suis doué et que je me suis proposé mais les relations fraternelles j'y connais rien moi !

Tom : Un problème Sweetheart ?
Bill : Tais-toi on va nous entendre !

Il rigole.

Bill : Ben quoi ?!
Tom : Tu as vraiment un problème alors... On est dans ta chambre là, alors à part tes murs et ton canapé je ne pense pas que quelqu'un puisse nous entendre.

Ah ouai, putain j'avais pas réalisé.

Bill : Et comment je suis arrivé là ?
Tom : Euh en marchant... Tu sais avec tes jambes, et bien si tu les mets l'une devant l'autre tu avances, c'est vachement bien fait comme truc !
Bill : Ah, Ah, Ah. Très drôle !

Il ne m'écoute même pas et dépose ses affaires.

Tom : Bon, je vais rejoindre Mike pour aller manger.
Bill : Ok.
Tom : On se voit cet aprèm ?
Bill : Si tu as décidé d'arrêter de te foutre de ma gueule oui.

Il soupire, amusé de la situation et vient vers moi. Il m'attrape pour me rapprocher de lui malgré mes réticences et m'embrasse. J'avais dit réticences ?? Ouai je dis que des conneries de toute façon.
J'entrouvre les lèvres pour lui laisser un passage et nos langues se rejoignent dans une danse sensuelle. J'étouffe un gémissement.

Tom : J'en ai eu envie toute la matinée !
Bill : Vraiment ?
Tom : Hum, hum.
Bill : Et bien, tu auras tout le loisir de te rattraper ce soir.
Tom : J'espère bien.

Il sourit et sort. Je me laisse tomber sur le canapé. J'ai eu la tête ailleurs toute la journée, je ne sais pas vraiment pourquoi, le cauchemar, ou l'approche des vacances, mais j'étais vraiment parti loin, très loin. Je m'assois devant mon bureau et allume mon ordinateur, chose que je ne fais que très rarement, sauf pour des recherches ou pour lire mes mails. Mais j'ai besoin de me reconnecter un peu à quelque chose. J'ouvre une page word et commence à écrire ces putains de paroles, je ne sais pas où je vais les chercher mais elles finissent par sortir.

Je pense à ce que j'aurais aimé ressentir si j'avais eu un frère, aux relations que l'ont aurait pu avoir. Au final, je n'ai mis qu'une demi-heure à remplir la page. Des fois je ne sais pas comment je fais, je m'impressionne moi-même !

Je penche ma tête en arrière. Mon ventre me rappelle à l'ordre, il faudrait peut-être que je range. J'enregistre le document et mes yeux dérivent vers le calendrier affiché au dessus....

Bill : Putain...

Je murmure. Je le savais ! Je savais qu'il y avait quelque chose ! J'y ai pourtant pensé ce matin, mais j'ai oublié... Comment est-ce que j'ai pu oublier un jour pareil ?? Un élan de culpabilité m'envahit, jamais je n'oublie pourtant. Et là, deux fois en l'espace d'une seule journée... Je file dans ma chambre et attrape mon sac, je jette quelques fringues dedans et rassemble mes affaires de toilettes. Une fois cela fait je me pose et soupire.

Une phrase me revient en mémoire.

Bill : Putain mais quel con !

Je me frappe mentalement, éteins mon ordinateur et prends mon sac de cours. Je vais à la cafét acheter un sandwich pour ne pas dépérir avant la fin de la journée et me mets à la recherche de Tom. Je fais tous les bâtiments, toutes les salles, je vais dans tous les recoins de la cour mais rien, je ne le trouve nulle part.
De toute façon le cours commence dans dix minutes, il va bien réapparaitre. Je rejoins le théâtre et attends. Presque personne n'est là, et tout le monde semble surpris de me voir, pour une fois que j'arrive à l'heure, voire même en avance !

La salle se remplit, Angel arrive.

Angel : Toi, ça n'a pas l'air d'aller très fort ?
Bill : J'ai eu une journée assez surréaliste, j'ai eu l'impression d'être déconnectée du monde en permanence !

Elle rigole.

Angel : Je vois ce que tu veux dire.

Et je ne sais pas si c'est bon signe.

Bill : Et je dois parler à Tom, et si c'est possible sans témoin.
Angel : Tu ne vas pas le tuer quand même ?

Je rigole.

Bill : Non, je suis un peu perdu aujourd'hui, mais pas à ce point !

Il entre enfin, accompagné de Mike et quelques autres élèves. Je me retrouve un peu bête, je dois lui parler mais impossible de le faire maintenant. Je décide d'attendre la fin du cours, priant pour qu'il ne le prenne pas mal.

Dean : Bien, c'est l'avant-dernière séance avant les vacances de Noël, on va donc faire un peu le point, la dernière séance sera plus centrée sur une espèce de répétition avec ce que l'on a déjà. On verra bien ce que ça donne...

Je souris, ouai ça promet d'être drôle.

Dean : On va prendre les chansons dans l'ordre et on va voir si il manque les paroles, la musique, la mise en scène ou tout en même temps.

Et bien, je sens que ça va être passionnant ! Je m'endors déjà.

[Ellipse]

Bill : Il faut que je te parle.
Tom : Dans cinq minutes, sur notre banc.

Je hoche la tête et m'éloigne. Finalement ce cours n'a pas été si nul, c'était long mais bon, il faut y passer si on veut que notre show ressemble à quelque chose.
Je sors dans la cour et enroule d'avantage mon écharpe autour de mon cou. Il commence à faire vraiment froid, en même temps au mois de décembre....

Je m'assois sur le banc à l'écart des autres et surtout à l'abri de pas mal de regards indiscrets et attends. Quelques instants plus tard je le vois apparaître.

Tom : Alors ?
Bill : Je ne pourrai pas venir ce soir.
Tom : Pourquoi ?

Il semble surpris.

Bill : Je dois rentrer chez moi, j'avais complètement oublié mais je dois absolument rentrer.
Tom : Mais les vacances sont dans une semaine, tu les verras tes parents.

Je soupire, je savais que ça n'allait pas être simple.

Bill : Je sais mais je n'ai pas le choix, réunion de famille en quelque sorte.
Tom : T'abuses franchement, tu me dis qu'on va passer la soirée ensemble et tu te défiles au dernier moment !
Bill : Comprends-moi merde, j'ai pas le choix ok ? Alors tu contrôles tes hormones deux jours et je reviens dimanche !

Cette phrase ne semble pas lui plaire du tout.

Tom : Je ne pense pas qu'à ça ! A t'entendre on dirait qu'il n'y a que le sexe qui m'intéresse !
Bill : Ce matin il n'y avait que ça qui t'intéressait dans ma proposition hein !
Tom : Ca ne t'as jamais effleuré que passer la soirée avec toi m'importait autant que ce que j'allais y faire ? Je suis pas un obsédé qui ne pense qu'à te baiser !

Je reste bloqué. Ses mots me font mal. Je crois que j'ai poussé un peu loin, je sais qu'il m'aime. Et je sais que le dire et le montrer n'est pas quelque chose dont il a l'habitude.

Bill : J'aime pas quand on s'engueule.

Il ne dit rien.

Bill : Je suis désolé.
Tom : Je t'aime Bill ok ? Alors si j'ai envie de passer un moment avec toi, c'est aussi pour simplement être avec toi.
Bill : Je sais.

Je m'approche de lui et me serre contre son corps. Il hésite mais finit par m'enlacer.

Bill : Je suis stressé aujourd'hui, j'ai oublié quelque chose que je n'aurais pas dû oublier et j'ai eu l'impression que les évènements se passaient sans que je ne puisse rien y faire. C'était pas une très bonne journée en fait.
Tom : C'est pas grave. Mais ne doute pas de moi comme ça.
Bill : Je ne doute pas, simplement des fois mes mots dépassent ma pensée.
Tom : On ne t'a jamais dit de tourner sept fois la langue dans ta bouche avant de parler ?
Bill : Ma langue est perdue je crois...

Il sourit.

Tom : Je pense que je peux t'aider à la retrouver.

Il jette un coup d'½il aux alentours mais avec ce froid personne n'est dehors et il pose ses lèvres sur les miennes, sa langue vient lécher ma bouche et elle retrouve bien vite la mienne. On s'embrasse comme ça, nos langues se caressant doucement, pendant de très longues minutes. Sa chaleur me réchauffe et je me sens bien, enfin connecté à quelque chose.

Tom : Tu dois partir quand ?
Bill : Dans vingt minutes.
Tom : Ah ouai.... Tu me diras ce qu'il se passe un jour ? Je te connais assez pour savoir que tu ne rentrerais pas juste pour le plaisir.

Je rigole. Mais il a raison, je ne serais jamais rentré si ce n'était pas pour ça.
Je me rassois sur le banc entrainant Tom avec moi. Je me blottis contre lui, autant pour me réchauffer que pour le sentir contre moi, sentir qu'il est là.

Bill : Je peux même te le dire maintenant, si tu promets de ne pas te moquer ni de critiquer.
Tom : Je ne vois pas pourquoi je ferais ça...

Moi je vois... Mais je décide de lui faire confiance, ça m'a réussi jusque là. Il m'embrasse chastement. Je prends une grande inspiration, je n'aime pas parler de ça. Il doit sentir que je suis gêné puisqu'il me dit :

Tom : C'est le moment émotion là ? Non mais si je dois sortir un mouchoir il faut que je sois prévenu.

J'éclate de rire. Il sourit, fier de son effet. Au moins la tension est retombée.

Bill : T'es bête !
Tom : Je suis amoureux c'est pas pareil.

Je manque de fondre sur place. J'aime quand il dit ce genre de chose. Je me rapproche encore de lui soufflant sur mes mains et je finis par me lancer.

Bill : En fait, demain...
Tom : Le 15 donc.
Bill : Tom ! Si tu m'interromps je vais jamais y arriver !

Il rigole.

Tom : Pardon.
Bill : Donc je disais, demain, le 15.

On se sourit.

Bill : C'est un jour un peu spécial, très spécial même pour moi. C'est un peu mon anniversaire.

Il m'écoute mais je sens qu'il est perdu.

Bill : C'est l'anniversaire de ma famille. J'aime appeler ça comme ça.

Je rigole doucement.

Bill : On fait même un gâteau et tout ! C'est assez ridicule en fait, mais je n'ai jamais voulu rompre avec cette tradition. C'était il y a 15 ans exactement. Le 15 décembre 1993, j'avais 4 ans et mon père est officiellement devenu mon père.

Je le regarde, il est encore plus perdu. Je ne peux m'empêcher de rire devant la tête qu'il fait.

Bill : Mes parents se sont séparés quand j'étais tout petit, quelques mois, ma mère a rencontré Gordon, ils se sont mariés et il m'a adopté. Depuis ce jour, tous les ans on fête notre « anniversaire de famille », c'est en quelque sorte pour le remercier d'avoir aidé ma mère à se sortir d'un divorce difficile et de m'avoir élevé comme son propre fils. Il m'a toujours considéré comme tel. Alors c'est pour lui dire merci d'avoir été là, de m'avoir accepté et merci d'être toujours là et de me laisser gagner au Monopoly.

Je rigole.

Tom : Attends, laisse moi assimiler le truc là. Donc Gordon n'est pas ton vrai père.

Je fronce les sourcils, je comprends ce qu'il sous-entend mais bon. Je n'aime pas cette expression.

Tom : Enfin, c'est pas ce que je voulais dire, mais biologiquement quoi.
Bill : Oui, c'est pour ça que je n'aime pas le dire. Je l'ai toujours considéré comme étant mon père, et avouer ça me renvoie à la vérité, il m'a adopté. Mais pour moi mon vrai père comme tu dis, c'est et ça restera lui.
Tom : Mais ton vrai père, enfin ton père biologique.

J'hausse les épaules en signe d'impuissance.

Bill : Il n'a jamais demandé à me revoir. Je n'ai aucune nouvelle de lui, et aucun souvenir. Ma mère n'a gardé aucune photo. Je lui en ai voulu au début et j'ai été triste aussi, je ne comprenais pas pourquoi il m'avait abandonné. Mais après je me suis fait une raison, j'ai deux parents qui m'aiment et qui m'ont élevé, tant pis pour lui, il ne sait pas ce qu'il rate.

Il me sourit.

Tom : Je te reconnais bien là.
Bill : Ma mère m'a déjà raconté tout ce qu'il y avait à savoir sur lui. Mais si un jour il veut que l'on se rencontre, pourquoi pas. J'aimerais le connaître quand même.

Mes yeux deviennent tristes je le sens. Je n'ai pas de haine contre lui, ni de peine, mais simplement ne pas connaître celui qui vous a donné ses gênes c'est une sensation très bizarre. Il ne remplacera jamais mon père, il ne remplacera jamais Gordon, mais si il voulait juste avoir une petite place dans ma vie, je crois que je la lui donnerais sans hésiter.

Tom me resserre contre lui.

Tom : Je suis content que tu m'aies dit tout ça.
Bill : Chacun son tour.

On rigole.

Tom : Mais pourquoi il n'y avait rien de tout ça dans ton journal intime.
Bill : Je te l'ai dit, je n'aime pas en parler, que ce soit par écrit ou avec des gens, à chaque fois j'ai l'impression qu'on veut me rappeler que ce n'est pas mon père biologique. Et je hais cette idée.
Tom : Je crois que je vois ce que tu veux dire.

Il m'embrasse et je pose ma tête sur son épaule.

Tom : Et si tu veux arriver à l'heure chez toi, il faut que tu ailles chercher tes affaires maintenant.
Bill : Tu ne m'en veux pas alors ?
Tom : Pour m'abandonner tout seul pendant que tu fais la fête avec ta famille ? Non. Mais la prochaine fois, au lieu de faire des grands mystères parle-moi en.

Je me lève mais il me retient.

Tom : Au fait, pourquoi tu as dit que je ne devrais ni me moquer ni critiquer ? Je ne vois pas pourquoi j'aurais fait ça ?

Je détourne le regard.

Bill : Disons qu'il est arrivé par le passé, quand j'en parlais encore ouvertement, que des personnes trouvent cette idée stupide. Certaines m'ont même dit que c'était idiot, qu'on avait qu'un seul père et que faire une fête pour célébrer le jour de son adoption était puéril.

Les larmes me montent aux yeux.

Tom : Hey.

Il se lève et vient me serrer dans ses bras.

Tom : Moi je trouve pas ça bête du tout, au contraire. C'est un évènement à fêter ! C'est un anniversaire comme les autres, une naissance. La naissance de ta famille.

Je lui souris, reconnaissant qu'il me comprenne aussi bien. Il essuie mes larmes avec son pouce.

Tom : Les personnes qui t'ont dit ça ne méritent pas de voir ton beau maquillage couler.

Sa phrase m'arrache un sourire.

Tom : Ils sont idiots !
Bill : Tom ?
Tom : Oui ?
Bill : Les personnes qui ont critiqué ça...
Tom : Et bien ?
Bill : Ce sont tes parents.

Il semble abasourdi par mes propos, je le comprends.

Tom : Mes... parents?

J'acquiesce.

Tom : Pourquoi? Enfin je veux dire, qu'est-ce que ça leur apporte de dire ce genre de chose, ils ne font pas partis de ta vie, je ne vois pas en quoi ça les regarde.
Bill : Je sais... Ca m'a blessé mais je suis passé au dessus de tout ça, laisse-tomber c'est pas grave.
Tom : Quand même! Je ne les imaginais pas capable de faire ça.

Je sens sa colère et son incompréhension.

Bill : Je ne veux surtout pas que ça change quelque chose pour toi, c'était il y a longtemps, c'est du passé.
Tom : Quand même...
Bill : De toute façon nos deux familles se sont toujours haïes, c'était dans la lignée de tout ça. Ils se critiquaient mutuellement. Aller, on s'en fout ok ?
Tom: Ok.

Je lui souris et l'embrasse. Je ne veux pas qu'il se prenne la tête avec ça, il a sa relation avec ses parents, je ne vais pas me rabaisser à leur niveau en les critiquant.

Bill: Bon, il faut que je file moi, je reviens dimanche dans l'après-midi, tu survivras jusque là?
Tom: Ca devrait aller.

Et son sourire revient.

Tom: De toute façon je vais avoir de quoi m'occuper... Tu m'as bien dit que Gustav avait quelqu'un en tête?
Bill: Oui, mais c'était il y a pas mal de temps, ça m'étonne qu'il ne se soit encore rien passé.
Tom: Gustav est un grand timide, je crois que je vais lui donner un coup de main!

Je rigole, pauvre Gus, il risque de passer un week-end très mouvementé! Je monte chercher mon sac et je sors de l'école, mon week-end d'anniversaire m'attend.
Je souris, heureux d'avoir dépassé mes appréhensions et d'avoir parlé à Tom de cette partie cachée de ma vie.

___________________________

Pix: Parce que Mein Gott!! Comment je kiffe cette photo!! L'attitude, le regard, la posture, le visage, le look... (et dire que n'importe qui d'autre sur cette planète qui aurait été pris en photo comme ça aurait eu l'air complètement ridicule!)
Musique en écoutance: BORN TO BE ALIVE - PATRICK HERNANDEZ (parce que je dois être la seule personne au monde que cette chanson fait déprimer mais je ne peux pas m'empêcher de l'adorer)

Hey!! 50ème chapitre!!! et oui 50! Je ne pensais pas y arrriver un jour! (et encore c'est pas fini!lol!) je suis vraiment contente d'être arrivée jusque là et que vous m'ayez suivie! (d'ailleurs n'oubliez pas l'article en dessus de ce chapitre s'il vous plait...)

Sinon pour en revenir à ce chapitre, ça fait longtemps que je n'ai pas posté en étant aussi peu sûre de moi... J'avoue que ce chapitre je l'aime plutôt bien mais j'ai vraiment peur que vous trouviez ça sans intérêt....
Pour vous rassurez, j'ai les détails en tête des prochains chapitres et de l'action il va y en avoir, et de tout! De la haine, de la colère, de la passion, de l'amour dévorant, des cris (aussi bien haineux qu'orgasmiques!XD!) J'ai super hâte d'écrire tout ça mais je ne peux pas griller les étapes.... J'espère que vous continuerez à me suivre....

Pour la révélation par rapport à Bill.... C'est quelque chose que je voulais vous dire depuis de longues semaines, mais à chaque fois j'ai reporté la révélation. Et bon finalement je l'ai écrite.
J'espère que ça vous a plut.... (et ça va être important pour la suite de savoir ça... à vous de deviner ce que ça va entraîner à un certain moment... bon j'arrête avec mes devinettes à la con, ça va vous embrouillez encore plus)
Et donc j'ai fait une ptite ellipse, maintenant on va rentrer dans les périodes de Noël (j'aime cette période!) Avec tout ce qui s'en suit....
(Et promis après iils vont le savoir qu'ils sont jumeaux!XD!)

Et n'oubliez pas d'aller LA si ça vous tente....
Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....

(et donc désolée d'avoir repoussé le postage, finalement je poste quand même ce soir... et j'avais écris le blablatage de fin avant de partir en vrile... d'où la joie et la bonne humeur!XD!)
Et n'oubliez pas de faire un tour sur l'article du dessous....

Edit le plus rapide de toute l'histoire de l'édit: mon énervement a réapparu!! et là je suis bien contente d'avoir posté y a 5 minutes, sinon je crois que je me serais couché sans avoir posté.... les gens m'énervent parfois!!!! (désolée de me défouler ici mais il faut que ça sorte...et c'est sur vous que ça tombe... et après je veux que vous alliez signer mon ptit article en dessous... ben je crois que je vais aller me coucher, je ferais rien de bon ce soir... merci à vous d'être là! ça au moins ça me réconforte!)

Edit du 19/09: J'attends encore que quelques lectrices dont je sais qu'elles lisent lisent justement et j'attends aussi quelques commentaires sur ce chapitre.... (ouai je suis en mode chieuse aujourd'hui)
mais comme je suis gentille quand même je vous annonce que la suite est très très bien avancée et que si tout se passe bien elle sera postée très prochainement.

Voilà c'était juste pour dire ça (pas que je fasse du chantage aux commentaires mais sur le dernier article j'aimerais vraiment voir combien de personne me lisent, alors si certaines n'ont pas signé alors que je sais très bien qu'elles lisent ça va poser problème....je sais pas si c'est très clair mais moi je me comprends!XD!)
Et je voulais aussi dire merci à toutes les personnes qui lisaient en anonyme et qui se sont montrées ne serait-ce que pour le dernier article, ça m'a fait super plaisir de découvrir que vous lisiez.

Re edit: Mon OS sur la yac ne sera posté que lundi (je ne suis pas maitre des dates de publication) donc lundi soir vous pourrez lire mon 1er OS sur les 2G!!!

La suite sera postée demain!!!!

# Posté le lundi 15 septembre 2008 14:29

Modifié le samedi 20 septembre 2008 07:53

Petit article avec votre signature s'il vous plait....!

Petit article avec votre signature s'il vous plait....!
Alors oui, encore... Mais pour ma défense j'avais eu l'idée avant de voir qu'une autre fiction le faisait aussi (en l'occurence la première que j'ai vu qui a fait ça c'est military).

Mais j'aimerais vraiment, pour célébrer ce 50ème chapitre et la fin de la fiction qui approche (même si on n'y est pas encore) que toutes celles (et ceux on ne sait jamais) qui sont arrivés jusque là mettent un petit commentaire sur cet article. Juste un ptit "je lis"...

Alors que vous ayez ou n'ayez pas laissé de commentaire jusqu'ici, que vous signez avec votre blog, votre prénom, ou en anonyme total ça me ferait très plaisir que vous laissiez une trace ici.

Mais s'il vout plait, même si vous ne mettez plus jamais de commentaire sur cette histoire j'aimerais vraiment beaucoup que vous en métiez un ici..... *zyeux du chat potté dans shrek plus zyeux de Bill qui vous implorent plus Tom qui se met torse nu plus Gus et Georg qui font un concert que en boxer* (si avec tout ça vous n'êtes pas convaincus....XD!)

Sur ce je vous laisse.... (et si vous voulez mettre une petite phrase, ou deux, en plus vous privez pas!)

PS: 1 comm par personne....

Edit: alors déjà merci pour tous vos commentaires! je réponds à ceux que je peux mais je ne pourrais pas le faire pour tout le monde désolée.... il me reste encore des commentaires à lire je le ferais demain là je vais dodoter....
Sinon précision importante ma fic n'est pas finie!!!! elle approche bien sûr mais j'en ai encore pour un certain temps!!
yaoi-fiction-psycho a mis le 6000ème commentaire!!!!
rocknloven07 a mis le 6100ème commentaire!!!
merci à vous!!
(et au fait mon humeur va beaucoup mieux!!)
MYANGELO6 a mis le 6200ème commentaire!!!
Edit: voir sur le dernier chapitre
Re edit: Re edit sur le dernier chapitre!XD!
Re edit de l'édit du 20/09: sur le chapitre 50 aussi!XD!

# Posté le lundi 15 septembre 2008 15:01

Modifié le samedi 20 septembre 2008 07:54

Chapitre 51

Gilles Leroy a écrit : « Appeler un amant, c'est demander au téléphone qu'il te renvoie cette splendeur divine de ton désir. »

P.O.V. Bill

Je pousse la porte tirant mon sac derrière moi. J'ai beau repartir dans deux malheureux jours, je n'ai pas réussi à me restreindre niveau fringues. Je pose mes affaires dans l'entrée et retire ma veste. Je n'entends aucun bruit dans la maison. Je monte dans ma chambre, branche mon portable et jette un ½il à la chambre de Tom en passant devant ma fenêtre. Ses rideaux sont tirés, je ne sais pas trop pourquoi mais à chaque fois que je vois ces rideaux je repense à l'évolution de notre histoire, et ça me donne le vertige.

Je descends à la recherche de mes parents. La porte était ouverte, ils ne doivent pas être bien loin. Finalement je les vois rentrer, morts de rire, à moitié couverts de terre. Je crois qu'ils ont été planter des trucs dans le jardin, et que ça a dégénéré. Et après on dit que les parents sont matures....

Simone : Bill !!

Ils remarquent enfin ma présence et ma mère se jette dans mes bras.

Bill : Tu vas me salir !
Simone : Je laverai !

Bon ben dans ce cas... Je la serre contre moi, elle finit par me laisser respirer et je dis bonjour à mon père.

Gordon : On ne t'attendait pas avant la semaine prochaine.
Bill : Tu crois vraiment que je serais resté loin de vous ce week-end ?

Ils me sourient.

Gordon : Ca fait plaisir que tu sois là !
Bill : Ben j'espère bien !

On rigole.

Bill : Bon vous vous filez à la douche, vous êtes tous sales ! En attendant je vais vous faire ma spécialité les pâtes à la sauce tomate ! On garde le gâteau pour demain !
Simone : Oui maman !

Et ils disparaissent à l'étage avant que je n'ai eu le temps de répliquer. Mon Dieu, j'ai des parents complètement déjantés et absolument irrécupérables !
Bon, et bien c'est pas tout mais elles ne vont pas se cuire toutes seules ces pâtes !

P.O.V. Tom

Tom : Gustav ! Gustav ! Tu sais la chambre n'est pas vraiment grande, je finirai bien par te tomber dessus !

J'entends des bruits et la porte de l'armoire s'ouvre.... J'écarquille les yeux, Gustav sort de là comme si de rien n'était.

Tom : Attends... Tu étais... dans ton armoire ?
Gustav : C'est le seul endroit que j'ai trouvé.

J'éclate de rire, ce mec est dingue.

Tom : T'as si peur de moi ?!
Gustav : Je ne sais pas pourquoi mais je pense que tu vas prendre un malin plaisir à me cuisiner tout le week-end sur je sais pas quoi. Ca ne m'enchante pas vraiment.

Il fait une tête de désespéré et je rigole encore plus.

Tom : En fait je ne vais te poser qu'une seule question : avec qui veux-tu sortir ? Tu vois c'est simple, clair et la réponse est en un seul mot. C'est pas compliqué comme question.
Gustav : Je m'en doutais... Bill a parlé.

Je souris amusé.

Tom : Bill parle toujours.
Gustav : C'est pas faux. Et toi tu ne lâcheras pas l'affaire du week-end hein ?
Tom : Ce n'est pas du tout dans mes intentions en effet.

Il soupire mais un léger sourire le trahit, je suis sûr qu'il meurt d'envie de tout me raconter.

P.O.V. Bill

Simone : Et bien tu t'es amélioré en cuisine mon chéri ! C'était trop bon !
Bill : Ne m'appelle pas mon chéri.
Simone : D'accord mon lapin.

Mon père se marre tout seul et moi pas du tout.

Bill : Bon puisque je vois que l'activité de la soirée va être de se foutre de moi je vais monter dans ma chambre, j'ai quelques paroles à finir.
Gordon : Fais pas la tête...

Je leur tire la langue dans une tentative puérile et complètement ratée d'avoir le dernier mot et ils repartent dans leur fou rire. Et je finis par sortir de la cuisine en rigolant moi aussi.
Je récupère mon portable et vois un message de Gustav :
« Aide-moi stp ! Il me harcèle ! SOS !! »

J'éclate de rire, pauvre Gus, je crois qu'il va passer un excellent week-end. Je choisis un DVD sur mon bureau et redescends.

Bill : C'est bien parce que je suis de très bonne humeur aujourd'hui.... Ca vous dit de regarder un film ?
Simone : Quoi comme ?

Je souris et leur montre le boitier.

Bill : Roméo + Juliet évidemment.

Ils rigolent. Ca fait longtemps qu'on ne l'a pas regardé. J'ai toujours adoré ce film, mes parents ont refusé de le regarder avec moi pendant des mois et j'ai tellement insisté qu'ils ont fini par céder. Selon eux c'est trop romantique et on sait déjà la fin avant même de le voir. Et finalement ils s'y sont fait et on l'a regardé ensemble des dizaines de fois.
J'allume le lecteur et on s'installe sur le canapé. Le film commence, je me déconnecte du monde. Et quelques minutes après je m'endors, complètement épuisé.

[Ellipse]

Quoi ? On me secoue, j'ouvre difficilement les yeux.

Simone : Le filme est fini.
Bill : Ok.

Je me lève comme je peux et monte les escaliers je ne sais même pas comment je me recouche dans mon lit, tout habillé et pas démaquillé et me rendors aussitôt.

[Ellipse]

Je me réveille, détendu et entièrement revigoré. Il a l'air de faire un grand soleil dehors, ce qui est quelque chose de rare chez nous en plein mois de décembre. Je passe par la salle de bain, prends limite peur en voyant que tout mon maquillage a coulé et décide de prendre une bonne douche pour laver tout ça. J'enlève mes fringues complètement froissées et je rentre dans la cabine, l'eau brulante faisant rougir ma peau. J'en ressors quelques minutes plus tard, propre et les cheveux dans un état respectable. Je m'habille, me maquille légèrement, je décide de reporter le lissage à plus tard et descends dans la cuisine.

Mes parents sont assis autour de la table, partagés entre la colère et la tristesse. Je ne comprends rien, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Bill : Ca va pas ?

Ma mère me tend mon portable. Ah tiens, je l'avais oublié celui-là.

Simone : Tu nous expliques.

Je ne vois pas du tout de quoi elle veut parler, ils commencent à me faire flipper merde !
Je regarde l'écran et comprends leur attitude, un message de Tom. Je me félicite de ne pas avoir remplacé son prénom par un surnom affectueux, j'aurais mis « Tom mon c½ur », « Tom mon namoureux », « Tom que j'aime et que j'adore » ils ne seraient pas aussi calmes et on serait en pleine guerre.
Je décide de la jouer détendu et indifférent.

Bill : Ben c'est un message de Tom. Mais vous fouillez dans mon portable maintenant !

La peur revient, si ils ont regardé dans ma messagerie ils ont sûrement vu que 80% des messages venaient de lui.

Gordon : Non, ton portable a sonné ce matin et en voulant te l'apporter j'ai vu ce qui était marqué. Je croyais que vous vous détestiez.

Là j'ai envie de lui dire qu'on était obligé de se détester et que tout ça est de leur faute mais bon, c'est une journée spéciale, je ne vais pas gâcher ça.

Bill : A force de travailler ensemble on a fini par dépasser certains différents. Et j'ai son numéro parce qu'on a souvent besoin de se voir pour bosser sur des morceaux.

Bon, j'ai omis toute la partie « on couche ensemble » mais j'ai quand même dit un bout de vérité.

Simone : Vous êtes amis ?
Bill : J'en sais rien, disons que maintenant on arrive plus ou moins à se parler sans s'engueuler et c'est beaucoup mieux je trouve, on rigole parfois, on a des amis en commun, qu'est-ce que tu veux que je te dise d'autre ? Vous ne m'avez jamais rien expliqué, j'apprends à le connaître et je ne vois toujours pas pourquoi je l'ai haï depuis tout ce temps.
Simone : On t'a déjà dit que ce n'étaient pas des gens à fréquenter.
Bill : Toujours la même excuse.... Et bien j'ai voulu me faire ma propre opinion et pour l'instant je ne suis pas du tout arrivé aux mêmes conclusions que vous.

Je sors mais me retourne une dernière fois.

Bill : Quand je redescendrai j'espère que tout ça sera oublié et qu'on va pouvoir fêter notre anniversaire de famille dans la bonne humeur, j'ai pas envie de me prendre la tête sur ça, surtout aujourd'hui ok ?

Je n'attends pas leur réponse et vais m'enfermer dans ma chambre. Putain, plus toute cette histoire avance plus j'ai l'impression qu'il me manque une information capitale. Ca m'énerve ! Je déteste ne pas savoir !
J'ai l'impression que mon cauchemar n'était pas si absurde finalement... J'espère vraiment que je ne vais jamais à vivre ça....

P.O.V. Tom

Tom : Gustav merde ! C'est pas drôle !

Il n'a pas encore lâché le morceau, il allait me le dire hier et son portable a sonné. Georg. Je suis persuadé qu'ils s'étaient mis d'accord à l'avance, il n'aurait pas pu tomber à un meilleur moment. Et là il s'amuse tout seul, à croire que ça l'éclate de me faire tourner en bourrique, j'ai déjà passé la moitié de l'école en revue et rien.... Nada, que dalle, nothing, rien du tout !!

Gustav : Moi je trouve ça drôle, allez je te la refais : il y a trois nains qui vont à la mine, il fait nuit la lune est claire, ils traversent une forêt et arrivent à un lac. Le 1er prends la pelle, le 2ème la pioche, que prends le 3ème ??

Il est mort de rire tout seul.

Tom : Je m'en fous de ton 3ème nain ! Je veux savoir avec qui tu veux sortir merde ! Je te raconte toute ma vie et ça fait 3heures que tu me parles de ta mine ! J'en peux plus moi !

J'ai tout essayé, même la culpabilité et rien... Je bois un grand verre de Coca pour me calmer, les bulles ça m'apaise et on n'a pas de champagne, alors je fais avec les moyens du bord.

Gustav : Bon je te le refais, alors trois nains vont à la mine, il fait nuit la lune est claire.
Tom : Putain !!!

P.O.V. Bill

Je regarde l'heure, il est plus de midi. Je me suis levé tôt quand même. J'espère vraiment que le message de Tom ne va pas provoquer une guerre rangée et que la journée va être bonne. Je rejoins mes parents avec une certaine appréhension mais quand je vois que la table est mise et qu'ils sourient je suis rassuré. Pour aujourd'hui au moins ils ne reparleront pas de tout ça. Et je n'ai même pas mangé moi ce matin, alors rien que sentir les odeurs du repas ça fait revenir ma bonne humeur.

Bill : Ca sent super bon.
Simone : Merci !

On mange en rigolant, on se remémore toutes les vieilles anecdotes de mon enfance, et je dois avouer que même moi ça me fait rire bien que j'en sois l'acteur principal.

Gordon : Tu te souviens quant tu étais sur la balançoire au parc, tu voulais toujours être celui qui monte le plus haut, alors je devais te pousser et te pousser encore. J'en pouvais plus moi !

Je rigole.

Bill : Et une fois j'ai fait un vol plané mémorable et on s'est retrouvé aux urgences.... Je m'en souviens.
Simone : Il faut dire que lâcher la balançoire alors qu'on est à plusieurs mètres au dessus du sol c'était pas vraiment une super idée.

Je souris.

Bill : Bon, on a ressassé toutes les conneries de ma jeunesse on peut passer au dessert ??

Je sais que mes yeux s'illuminent à cet instant. Ma mère rigole légèrement et va chercher le gâteau au frigo. Une énorme pâtisserie au chocolat, avec de la meringue, de la chantilly et un coulis de caramel ! Il y a des bougies, 15. Je souris et on chante tous ensemble « joyeux anniversaire notre famille ». On souffle tous les trois faisant voler la crème chantilly partout. On éclate de rire.

Simone : On n'a pas encore trouvé un moyen pour qu'elle reste sur le gâteau.
Bill : C'est pas grave, c'est beaucoup plus drôle comme ça !

Ca c'est un moment que je ne raterais pour rien au monde.

P.O.V. Tom

Gustav : Mais si c'est facile, c'est trois nains qui vont à la mine.
Tom : Gustav !!!

Je crois qu'il veut me rendre dingue pour que j'oublie sa vie sentimentale. Et il est bien parti pour, j'en peux tellement plus de sa devinette que je serais capable de le tuer avant qu'il ne m'ait dit le prénom de la personne sur qui il a des vues !

P.O.V. Bill

Je suis allongé sur mon lit, la main sur le ventre. J'ai trop forcé sur le gâteau au chocolat.... Je savais que prendre une 4ème part n'était pas vraiment raisonnable. Mon CD préféré de Coldplay tourne en boucle dans ma chaîne, ça m'apaise un peu. Mes parents se font une séquence nostalgie avec nos albums photos, ils en sont à l'année 1995, autant dire que ça va les occuper une bonne partie de l'après-midi ! Ils m'ont gentiment proposé de me joindre à eux mais voir les photos de moi enfant, faisant les pires conneries et me ridiculisant de en plus en plus au fil des années ne m'a pas vraiment tenté.

Mon téléphone vibre, m'obligeant à me lever pour décrocher. Je regarde qui ose me déranger alors qu'on est en train de faire la fête du siècle dans mon estomac. Tom.

Bill : Allô ?
Tom : Putain Sweetheart aide moi ! Il faut que tu reviennes ici! Je vis un enfer avec Gustav !

Je rigole.

Bill : J'ai mangé trop de chocolat je ne peux rien faire pour toi !
Tom : Bouhouhou....

Je souris.

Bill : C'est si dur que ça ?
Tom : Il me prend la tête avec sa blague à la con sur des nains qui font je sais pas quoi quand la lune est claire ! Et avec tout ça il ne m'a toujours pas parlé de sa future copine.

J'éclate de rire.

Bill : Il t'a fait la blague des nains ?
Tom : Oui pourquoi tu connais la réponse ? Parce que là j'en peux plus !
Bill : Ca fait combien de temps que tu galères avec ?
Tom : Depuis hier soir....
Bill : Il l'a bien tenue.
Tom : Quoi ?

Pauvre ptit namoureux.

Bill : Tu m'as dit la réponse y a pas deux minutes.
Tom : Quoi ? Je comprends rien à ce que tu dis là !
Bill : Cette devinette t'en peux plus parce que ... ?
Tom : Elle me prend la tête !
Bill : Ben voilà, le 3ème nain prend quoi ? Il prend la tête !

J'explose de rire encore plus. Cette blague est horrible, bien sûr pour qu'elle marche il faut la faire durer le plus possible, mais je trouve qu'il a déjà assez souffert comme ça.

Tom : Putain je vais le tuer !
Bill : Bon aprèm' !
Tom : Je t'appelle ce soir pour te raconter les détails de son meurtre !
Bill : Ok, je t'aime.
Tom : Moi aussi Sweetheart.

Il raccroche. Je souris. « Moi aussi », il n'aime pas dire je t'aime... Il préfère utiliser le fameux « idem ». Mais je sais qu'il le pense, ça me suffit.

Simone : Bill ?
Bill : Oui ?
Simone : Tu veux manger un truc ce soir ?

Je gémis.

Bill : Non ça ira.

Je suis sûr qu'elle rigole à ce moment.

Simone : Ok, même un resto ?
Bill : Même ! Mais allez-y vous si vous voulez.
Gordon : Ca ne te dérange pas ? C'est une journée qu'on passe ensemble normalement.
Bill : On passe le midi ensemble, on n'a jamais fêté ça le soir. Et puis de toute façon je vais comater toute la soirée, la surdose de chocolat n'a pas encore été évacuée de mon organisme.
Gordon : D'accord, on ne revient pas tard.
Bill : Revenez quand vous voulez !

Quelques minutes plus tard j'entends la porte claquer. Je me mets sur le ventre et essaie de trouver une position qui ne me fait pas trop souffrir. J'ai plein de feuilles éparpillées autour de moi et je mordille le bout de mon stylo. J'ai deux chansons à finir et là je bloque. Je n'arrive pas à trouver le dernier couplet et ça a le don de m'énerver !

J'ai beau mettre les meilleurs chansons pour m'inspirer, me vider la tête au maximum, m'imprégner à fond de l'histoire et tout, je n'y arrive pas.
Il est déjà 22h30, putain ! Ca fait plus de 3H que je galère dessus ! Je balance les feuilles par terre, tant pis pour les paroles. J'ai trop de choses en tête. Entre la réaction de mes parents à la vue du message de Tom, ce sentiment d'un énorme secret qu'ils me cachent qui grandit de jour en jour, le manque de Tom. Et oui ça peut paraître con mais depuis les dernières vacances on a toujours dormi ensemble. Je me suis habitué à sa présence, à son corps contre le mien, à nos réveils mouvementés et à pouvoir lui sauter dessus à n'importe qu'elle heure de la nuit pour assouvir une envie qui me prenait comme ça.

Et là je me retrouve seul dans mon grand lit vide, et froid.... Je prends mon portable pour l'appeler et au moins entendre le son de sa voix. J'ai à peine le temps d'appuyer sur la touche de numérotation rapide que le téléphone vibre. Et je rigole quand je vois qui c'est.

Bill : Deux secondes plus tard et c'est moi qui t'appelais !
Tom : Humm... Oh oui....

Quoi ? Qu'est-ce qu'il me fait là ?

Bill : Tom ? Ca va ?
Tom : Ahh !! Bill, c'est trop bon continue.

Non mais il a bugué ou quoi ?

Tom : Touche moi encore...

Je déglutis difficilement, ne me dites pas qu'il est en train... de se faire plaisir tout seul alors qu'il est au téléphone avec moi. A cette pensée mon corps réagit et j'ai beau essayer de me contrôler, ses gémissements répétitifs ne font qu'augmenter mon excitation.

Bill : Putain Tom arrête !
Tom : Oui Bill ! Encore, comme ça !

Mein Gott ! Je suis sûr qu'il est en train de caresser à cet instant précis. L'image n'arrive pas à sortir de mon cerveau et inconsciemment, ou non, ma main glisse lentement vers mon pantalon. Ma raison me dit de tout arrêter mais mes hormones et surtout mon envie me crient le contraire. Je déboucle ma ceinture d'une main et introduis mes doigts à l'intérieur. Je touche la bosse qui déforme mon boxer et un léger gémissement m'échappe.

Tom : Je suis trop fort ! J'ai réussi à te chauffer à plusieurs dizaines de kilomètres de distance !
Bill : Tom ! C'est pas drôle ! Je suis super excité là !
Tom : Excité comment ?
Bill : Excité comme excité ! Tu veux que je te fasse un dessin ?
Tom : Ben j'aimerai bien oui.

Je souris.

Bill : Je suis dans ma chambre, la maison est vide. Je suis allongé sur mon lit et là tu vois, par ta faute ma main s'est retrouvée coincée dans mon jean... Alors je fais comment moi ?
Tom : Attends, tu veux dire que tu allais te masturber là comme ça ?
Bill : Tu me chauffes comme un dingue depuis cinq minutes, alors oui !

Je l'entends respirer difficilement. Apparemment il ne s'attendait pas à ce que son petit plan marche aussi bien.

Bill : Alors, tu as une solution à mon problème ?
Tom : Je pense....

J'attends, avec une impatience non dissimulée. Je suis toujours très excité par toute cette mise en scène.

Tom : Si je te dis que moi aussi ma main risque de s'égarer quelque part sur mon corps tu vois où je veux en venir ?
Bill : Je crois....
Tom : Bien.

Je ferme les yeux et me concentre uniquement sur son souffle et sa voix.

Tom : Dis moi... ce que tu fais.

Je rougis à ces mots mais je me ressaisis, j'en ai envie autant que lui voire plus.

Bill : Je passe ma main dans mon boxer. J'imagine que c'est toi....
Tom : Putain Bill ! Dis pas ce genre de choses !

Je rigole et ce qu'il dit me redonne confiance.

Bill : J'enroule mes doigts autour de mon sexe, ça fait du bien.

Je gémis sans me retenir. Je n'en reviens pas de parler comme ça. Mais le contexte me dévergonde.

Bill : Humm...

Je me caresse sans retenue. Imaginant que tous mes gestes sont faits par Tom et qu'il agit de la même façon de son côté.

Bill : J'ai trop chaud j'enlève mon t-shirt.

Je le sens défaillir.

Tom : Je te suis.

La vision de ses abdos naissants et légèrement brillants à cause de la transpiration me fait partir encore plus loin.

Bill : Oh oui !
Tom : Bill...

Je n'arrive pas à faire ce que je veux, je suis beaucoup trop à l'étroit.

Bill : Je retire mon pantalon, il est beaucoup trop serré et mon boxer aussi. Voilà, c'est beaucoup mieux.

Je me retrouve entièrement nu sur mon lit, toujours en train de me caresser. Cette situation est vraiment trop excitante !

Bill : Dis moi ... ce que tu ressens.
Tom : Je t'imagine, te touchant, totalement nu. Hum.... J'accélère mes gestes, j'imagine tes longs doigts fins entourant mon sexe. Tu m'embrasses lentement et ta langue s'aventure dans mon cou, tu descends sur mon torse, tu te places devant ma virilité dressée et tu la lèches sur toute la longueur. Je crie. Bill ! Tu fais ça mieux que personne, ta langue s'enroule autour de mon sexe, tu t'attardes sur le bout, jouant avec ton piercing de façon divine. J'hurle quand tu le passes dans la fente. Je ressens de telle sensation quand tu m'as en bouche.

Je transpire de plus en plus, ma main s'active toujours sur mon érection, tout ce qu'il me dit m'excite d'avantage.

Bill : Ahh ! T'arrête pas.
Tom : Tu finis par remonter, tu m'embrasses passionnément... je sens mon goût sur ta langue. Tu te places sur moi et nos sexes entrent en contact, nos corps sont parcourus par des décharges de plaisir. Tu bouges... langoureusement sur moi, toujours... en m'embrassant... Continue j'ai plus de souffle.

Je souris.

Bill : Je bouge toujours sur toi, tes mains touchent ma peau, je frissonne. On se regarde dans les yeux. Je me maintiens d'une main et fais quelques mouvements sur ta virilité. Je m'assois sur ton bassin et me mords la lèvre, je sais que tu adores quand je fais ça. Ton regard se voile, tu me veux et je te veux aussi. Je me soulève un peu et dirige ton sexe vers mon entrée. Je m'empale lentement sur toi.

Mein Gott, ne me dites pas que je suis en train de dire ça. Mon sexe est en feu ainsi que tout le reste de mon corps. Je me caresse toujours.

Bill : Je reste dans cette position quelques instants, te sentant entièrement à l'intérieur de moi.
Tom : Putain...

On ne dit plus rien, on entend juste l'autre respirer de manière irrégulière. Nos corps battent beaucoup plus vite que la normale.

Tom : Bill, t'as oublié le lubrifiant.

Je rigole.

Bill : Casse pas mon délire et on s'en fout, j'ai pas mal !
Tom : Ok. Là je commence à bouger parce que j'ai trop envie de toi pour rester comme ça.
Bill : Je me soulève et tu m'aides dans mes mouvements, tes coups de bassin se sont plus brutaux. Nos souffles sont saccadés, on essaie de ne pas se lâcher des yeux. Je veux accélérer mais je n'ai plus assez de force, tu places tes mains sur mes hanches et m'aides onduler sur toi. Je resserre mes muscles autour de ton érection, je sens le sang pulser à l'intérieur.
Tom : Tu vas m'achever si tu continues.
Bill : Mais c'est bien mon intention. Tu empoignes mon sexe et fais des va-et-vient au même rythme que tu entres en moi. Je cris mon plaisir. Tu me pénètres plus fort et tu tapes à cet endroit si particulier, j'hurle.
Tom : Je te vois, sur moi. Tu bouges lentement, ton ventre se contracte sous le plaisir. Ton sexe est tendu. J'aime te voir comme ça. Je viens toucher ton torse et des goutes de sueurs collent tes cheveux sur ton front.

Je respire mal, mon c½ur bat trop fort dans ma poitrine.

Bill : Tu donnes un coup de rein puissant m'envoyant au 7ème ciel... Je crie plus fort... Tes allées et venues sont de plus en plus rapides....

J'ai du mal à parler, ma main lâche mon sexe et s'aventure plus bas. Je ne contrôle plus mes mouvements et agis au gré de mon envie. J'introduis un doigt en moi et crie.

Bill : Ahh !
Tom : Bill ?
Bill : Putain...

Je ne lui réponds pas et en introduis un deuxième. Je soulève mon bassin pour avoir un meilleur accès.

Bill : Mon Dieu.
Tom : Qu'est-ce qu'il y a ?
Bill : J'ai deux doigts en moi Tom... Merde j'ai jamais fait ça avant !

Je panique un peu me rendant compte de mes gestes mais les gémissements de Tom me font tout oublier.

Tom : Tu me rends dingue ! Je suis excité à mort là ! Tu le fais vraiment ?
Bill : Oh oui je le fais !

Sa respiration s'accélère.

Tom : Humm... Bouge tes doigts, imagine que ce sont les miens. Je le fais aussi Bill, je le fais aussi.

Il ne semble pas non plus réaliser où on en est.

Bill : Non mieux, j'imagine que tu es à l'intérieur de moi. Bouge tes doigts avec moi... Oh oui !! Mon Dieu !!
Tom : J'accélère mes mouvements, sur mon sexe et en moi... Ahh !
Bill : Comment tu fais... pour faire les deux....
Tom : Kit mains libres...

On rigole dans nos cris.

Bill : Ca n'a jamais aussi bien porté son nom.

Et je m'en veux de ne pas y avoir pensé moi aussi.

Tom : Ahh... Parle moi.
Bill : Je bouge mes doigts, je les écarte. Humm... Je sens que je suis tout prêt.

Je cherche le fameux point, je sais que je ne suis pas loin. Je décale un peu mon index et tombe en plein dessus.

Bill : Ah !! Bordel de merde c'est trop bon !!
Tom : Refais, refais le, encore.
Bill : Je le refais, je suis juste dessus. Ahh...Viens avec moi Tom.
Tom : J'y suis aussi, presque. Putain ! Ca y est.
Bill : Touche toi, pense à moi, je fais la même chose. J'accélère le mouvement de mes doigts. J'en peux plus !
Tom : Tape dessus, encore, encore. Humm...
Bill : Tu le fais pour moi, ce sont tes doigts qui sont en moi. Ecarte les, plus.
Tom : Ahh !! Mon Dieu ! Je viens.
Bill : Moi aussi. Retape dedans. Plus fort.
Tom : Plus fort.
Bill : Plus vite. Encore, plus !
Tom : Bordel ! C'est trop bon ! Une dernière fois.

Je sors mes doigts et les rentre encore, tapant fort sur ma prostate, mon ventre se contracte et je jouis puissamment.

Bill : AHH !!! Tom !!
Tom : Oh oui !!

Nos cris se rejoignent et puis plus rien. Juste nos souffles éreintés, ma poitrine se soulève à une vitesse folle, je suis toujours parmi les nuages. Je vole littéralement. Jamais je ne m'étais fais autant de bien tout seul.

On passe plusieurs minutes comme ça, seulement à s'entendre, mon oreille collée au téléphone.

Tom : Ca va ?

Sa voix cassée rompt le silence.

Bill : Ouai. Putain, c'était un truc de fou !
Tom : Sûr.

On respire encore difficilement.

Bill : Je suis tout sale !

Il rigole.

Tom : Je ne suis pas dans un meilleur état je te rassure.
Bill : Tu as bien fait d'appeler.
Tom : Je trouve aussi, j'ai plus de crédit mais là je m'en fous totalement.

Je souris.

Bill : Par contre je ne sais pas si je vais arriver à te regarder en face après ça.
Tom : Je t'avouerais que moi non plus. C'est quand même le truc le plus...
Bill : Excitant ?
Tom : Oui mais aussi le truc le plus....
Bill : Stimulant ?
Tom : Ouai mais en même temps c'était....
Bill : Bizarre ?
Tom : Je ne dirais pas ça... Je dirais plutôt... Pervers.

Oui, je crois que c'est le mot.

Bill : C'est vrai. Mais en même temps c'était tellement bon !
Tom : Oh bordel que oui !

On rigole.

Bill : Disons que je me suis surpris à faire ça, tu m'as bien dévergondé en quelques mois quand même !
Tom : Et j'en suis fier !

Je souris.

Bill : Il va vraiment falloir que j'aille prendre une douche, mes parents vont rentrer et si ils me trouvent comme ça je ne veux même pas imaginer ce qui va leur passer par la tête !
Tom : D'accord, on se voit demain.
Bill : Oui, et si tu es aussi gêné que moi tant mieux.
Tom : Je ne suis pas gêné, simplement ce n'est pas quelque chose que je fais tous les jours !

Je rigole.

Bill : J'espère bien ! On verra bien demain de toute façon.
Tom : Ok. Et merci pour la réponse de la blague de Gustav, il m'a lâché avec ça et du coup demain je lui fais cracher le morceau.
Bill : Je rêve ou tu penses à Gustav après ce que l'on vient de faire.

Il éclate de rire.

Tom : Et c'est toi qui dis ça alors que tu m'as fait le coup plusieurs fois ??
Bill : Ouai, t'as pas tord.
Tom : Allez, file à la douche j'y vais aussi. Et Bill ?
Bill : Oui ?
Tom : Je t'aime.

Je souris jusqu'aux oreilles.

Bill : Moi aussi je t'aime.

Je raccroche. Oui il ne dit pas ces mots souvent mais il sait le faire au bon moment.

[Ellipse]

P.O.V. Tom

Je pousse la porte et entre. Cette fois il n'y échappera pas !

Tom : Ramène tes ptites fesses, non je reformule. Ramène-toi et laisse tes fesses où elles sont !
Gustav : Tom ! Quelle bonne surprise !
Tom : Je te laisse le choix, ou tu me dis avec qui tu veux sortir, ou je sais pas ce que je te fais mais tu vas le regretter !

Il éclate de rire, bon j'avoue que mon chantage n'est pas du tout mais alors pas du tout convaincant.

Gustav : Ben dis donc ! Tout ça ?
Tom : Ouai.
Gustav : Avant d'entrer dans le vif du sujet, tu as appelé Bill hier ?
Tom : Oui pourquoi ?

Ne rougis pas, ne rougis pas... Bordel arrête de rougir !!

Gustav : Tu lui as demandé s'il avait fini les paroles de la chanson ?
Tom : Euh... non j'avoue que j'ai oublié....

J'avais un peu autre chose à faire....

Gustav : Intéressant....
Tom : Quoi intéressant ?
Gustav : Rien, rien... Je remarque juste que les mots Bill et téléphone te font rougir à en faire de la concurrence aux tomates... Mais bon.
Tom : Hey ! Je ne vois pas du tout de quoi tu parles !

Il me sourit, d'un air entendu et moi je rougis encore plus. Ressaisis-toi bordel !

Tom : Tu as changé de sujet non ? Alors... je veux tout savoir ! J'ai trouvé la réponse à ta foutue question.

Il ne dit toujours rien. Je m'assois sur le canapé.

Tom : Allez... Je t'ai toujours tout dit ou presque de ma vie, tu as été la première personne à savoir pour Bill et moi pour tous les autres sujets de ma vie sentimentale. Je te confie tout et je n'ai rien le droit en échange ?
Gustav : Mais non, tu sais bien que c'est faux.

Il se met à côté de moi.

Gustav : Mais en fait j'ai un peu peur de ta réaction. Un peu beaucoup même. J'ai confiance en toi c'est pas ça le problème, mais je ne suis pas sûr que tu apprécies....
Tom : Attends, c'est à moi que tu dis ça ? Je suis bi, j'ai couché avec des gens en les laissant en plan le lendemain, j'ai fini par sortir avec mon ennemi de toujours dont je suis tombé éperdument amoureux. Alors franchement pour que je suis choqué ou gêné ou même que j'ai une autre réaction bizarre... Il va falloir y aller quand même !
Gustav : Alyson.
Tom : Quoi Alyson ? Qu'est-ce qu'elle vient faire dans toute cette histoire, je vois pas le rapport avec...

Mais oui !!! C'est ça !

Tom : Non ?!! C'est... tu veux dire que la personne avec qui tu... enfin celle avec qui...
Gustav : C'est Alyson oui.
Tom : Mais je veux dire... Enfin, depuis quand, comment ? Enfin pourquoi ?

Il rigole.

Gustav : Je t'avais dit que tu serais choqué !

Je me ressaisis.

Tom : Je ne suis pas choqué, je suis juste... surpris. Et puis c'est une très jolie fille. J'ai même couché...

Je me stoppe, je vois l'autre côté du problème et je devance sa question.

Tom : Ca ne me dérange pas.
Gustav : Juré ?
Tom : Oui. Tu peux faire ce que tu veux, sincèrement. Mais je suis juste un peu étonné que ce soit elle. Enfin elle est charmante et il s'avère que même si elle a été un peu collante au début elle est assez sympa. Et mais d'ailleurs ! Mais oui ! Bien sûr ! Le matin où Mike m'a croisé dans les couloirs, elle m'a sauvé la mise, je ne comprenais pas pourquoi elle se foutait de savoir d'où je venais et pourquoi elle me lâchait la grappe subitement. Et puis qu'est-ce qu'elle faisait aussitôt le matin dans le couloir ? Mike allait prendre le ptit dèj à la cafétéria mais elle, elle est repartie en direction des chambres... Elle venait...
Gustav : De la mienne oui.

Alors là je crois que je fais une drôle de tête.

Tom : Mais vous avez... enfin je veux dire, c'était il y a super longtemps.
Gustav : On n'a rien fait, on a juste parlé toute la nuit et elle s'est endormie c'est tout. Rien de rien. Et d'ailleurs depuis on en est un peu au point mort. On n'a pas eu le temps de beaucoup se voir et je voulais t'en parler avant. Je t'ai fait chier tout ce week-end mais au final je te l'aurais dit.

Je souris. Ok, je comprends mieux.

Tom : Alors vous n'êtes pas encore ensemble ?
Gustav : Pas officiellement, en fait après cette nuit là on s'est beaucoup cherché, à la soirée de Georg aussi. On se tourne autour, on joue à un jeu de séduction...
Tom : Et là la frustration commence à se sentir.

Il rigole.

Gustav : On peut dire ça comme ça.
Tom : Et bien il faut agir !
Gustav : Mais c'est ce que je compte faire, je voulais juste savoir si ça ne te dérangeait pas avant et t'en parler aussi, tu me racontes bien toute ta vie j'ai le droit de faire pareil.

On éclate de rire.

Tom : Et bien, je crois qu'on a affaire à un futur couple dites-moi !
Gustav : C'est pas drôle !
Tom : Et là c'est toi qui rougis !

Je rigole.

Tom : N'empêche... avec Alyson ! Mais vous faites un jolie couple, vous allez bien ensemble. Et puis qui sait, je vais peut-être finir par vraiment l'apprécier.
Gustav : J'espère bien ! Et comme tu le dis, elle est plus sympa qu'on ne peut le croire.
Tom : Un peu comme Bill en fait.

Je souris.

Gustav : Quoi ?
Tom : Je le trouvais con, arrogant et je pouvais pas l'encadrer... Et au final...
Gustav : Ouai, sauf qu'il y a intérêt que tu t'arrêtes au stade des relations amicales, si tu as le même genre de rapport qu'avec Bill ça va pas le faire !

Je le regarde et on explose de rire. Oui, ça je crois qu'il n'y a pas de risque.

___________________________________

Vidéo: Parce que c'est trop drôle!!! et qu'il faut que vous écoutiez les autres aussi! (hilf mir fliegen reste belle.... nacht dir kommt nicht ça s'excite tout seul, ich bin da où on dirait un canard, geh où c'est un ptit enfant qui chante, reden il faut écouter les guitares!!!, WSEH et ich brech aus qui sont.... speed! XD! , beichte qui fait country !! et les autres.... il faut toutes les écouter!!!XD!)
Musique en écoutance: J'MECRIS - KERY JAMES, ZAHO & GRAND CORPS MALADE


Et voilà!! Alors j'avoue que le début de la partie téléphonique j'aime pas trop mais la fin j'aime!!!!lol!
Le futur couple de Gustav?? Vous en pensez quoi??? Je veux tout savoir!!!!
Les choses se compliquent pour nos jumeaux préférés qui ne le savent pas encore!XD!

J'ai pas trop le temps de blablater aujourd'hui... Des TD à préparer, des cours à apprendre enfin vous connaissez.
Je reviendrai ne vous inquiétez pas!!lol
unendlichkeit-freihiet a mis le 100ème commentaire sur le chapitre précédent!
toi-moi-et-eux-nous a mis le 6300ème commentaire!!!
merci à vous!!!!
Sinon pour celles qui n'auraient pas encore signé au-dessus.... (il y en reste j'en connais certaines qui ne l'ont pas fait....=D) c'est le moment!
Et LA si vous voulez lire les réponses aux questions que l'on m'a posées

Voilà! A très bientôt et bonne fin de week-end!
Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....

Edit: Bonjour!! comment ça va en ce premier jour de semaine??? moi ça va super!! (il faut dire que sécher le cours de 18h à 20h aide pour le moral...!)
alors plusieurs choses... déjà merci à tous vos commentaires depuis hier!! vous êtes géniales! (mais vous le savez déjà) et donc
peurfect-night a mis le 6400ème commentaire!!
et made-in-viet-nam corrige toujours les fautes (si il en reste c'est de ma faute des fois je rectifie pas tout) et comme elle a failli mettre le 6400ème commentaire je lui fais un lien! (et puis de toute façon je fais ce que je veux!lol!)

Et mon OS sur Georg et Gustav et posté LA et même si vous n'aimez ni les OS ni ce couple ça me ferait très plaisir que vous alliez lire, il est pas super long (un peu quand même) et comme c'est le 1er hors Bill/Tom j'aimerai votre avis ...
Voilà sinon pour la suite, mon ordi a bugué toute la soirée hier (et quand word écrit une lettre sur deux c'est pas super poir avancer) mais bon je vais remédier à tout ça dès ce soir! J'espère poster bientôt!

Edit: suite demain dans la journée! (entre mes heures de cours donc entre 11h et 16h30, je vous ai dit que j'aimais les emplois du temps vachement compact de la fac????)
donc vous avez jusqu'à demain pour mettre encore plein, plein de commentaires sur ce chapitre!

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 06:37

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 12:02

Chapitre 52

Chapitre 52
(et interdiction de se moquer de la chanson de fin....elle a une grande signification cachée je trouve)

Antoine Maillet a écrit : « La neige possède ce secret de rendre au c½ur en un souffle la joie naïve que les années lui ont impitoyablement arrachée.

P.O.V. Bill

Bill : Maman !!! C'est pas bien de faire ça !
Simone : De faire quoi ?

Je rêve où elle me prend pour un con ?

Bill : Tu as planqué mes affaires ! Tu sais, je vais quand même repartir, avec ou sans mes fringues, j'en ai encore plein à l'école.
Simone : Ah oui ? Tu repartirais même sans ton t-shirt Icone ?

Je blêmis. Non... Pas ce t-shirt.

Bill : T'as pas le droit ! Pas celui-là !! Allez, fais pas ta méchante s'il te plait....

Je lui fais mon regard qui convain tout le monde... Enfin tout le monde sauf ma mère.

Bill : Je reviens dans moins d'une semaine ! Tu vas survivre quand même ?

Je souris.

Simone : Oui.
Bill : Alors rends-moi mon t-shirt.
Simone : Il est dans ta valise.

Je rigole, je savais qu'elle n'aurait pas osé me faire un coup pareil. Bon j'avoue que j'ai douté... Et je ne serais pas reparti sans ce t-shirt de toute façon !

Simone : Allez, file ranger tes affaires tu vas être en retard !

Je l'embrasse bruyamment sur la joue et disparais dans ma chambre.
Je ressors quelques instants plus tard, mon sac enfin fait. Je descends rejoindre mes parents à la cuisine.

Bill : On y va ?
Gordon : Tu as tellement envie de partir d'ici ?
Bill : Mais non ! Mais j'ai encore une chanson à finir et je voudrais avoir le temps d'écrire en rentrant.
Gordon : Ok.

Je sens qu'il veut me dire quelque chose. Ca me fait rire.

Bill : Vas-y, t'en meurs d'envie depuis des heures !
Gordon : Quoi ? Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.

Il rigole aussi.

Bill : Pose là moi ta question.
Gordon : Tu nous présenteras bientôt la personne avec qui tu sors ?

Je manque de m'étouffer. Respire, voilà inspire par le nez, expire par où tu peux... (*dédicace à Jamel !*) Mes parents se marrent, fiers de leur effet. J'ai failli mourir mais ça ils s'en foutent.

Bill : Quoi ?
Simone : On le sait, ça se sent et ça se voit... Et comme on a remarqué ce changement depuis un certain temps on se demandait si tu allais nous en parler. Tu ne fais pas tant de mystères d'habitude...

Je me souviens l'épisode où je suis rentrée tout chamboulé avec un air complètement amoureux collé sur le visage, j'avais entendu leur conversation. Ils parlaient de ma vie sentimentale qui devait être bien remplie. Mais je pensais qu'ils avaient oublié avec le temps... Et bien non.

Bill : Peut-être parce que là c'est différent.

Je reste évasif, plus par nécessité que par envie de les perturber.

Simone : Donc c'est vrai ?

J'hausse les épaules.

Bill : A vous entendre ça se voit comme le nez au milieu de la figure non ?
Gordon : Absolument.
Bill : Donc ça ne sert à rien que je nie tout en bloc.

Mes parents me sourient. Ah !! Je déteste ça ! Quand ils se sentent obligés d'être heureux parce que je suis avec quelqu'un et en même temps ils sont tristes de voir que leur petit enfant grandit. C'est horrible !

Bill : Bon on arrête tout là ! Je dois y aller ! Et je ne sais pas si je vous le présenterai un jour... Peut-être... peut-être pas, ça dépendra de beaucoup de choses.
Simone : « le » ?

Merde ! Tu peux pas réfléchir avant de parler !! Tom m'avait bien dit de tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Je plaque ma main sur mes lèvres dans un effort vain d'empêcher le mot de sortir. Ils n'ont pas l'air plus choqué que ça, après tout ils m'avaient fait comprendre que ça ne les dérangeait pas.
J'essaie de reprendre une relative confiance en moi, bien que je dois être pire que rouge.

Bill : C'est de votre faute aussi : vous m'embrouillez avec tous vos sentiments et vos questions à la con !! Ca m'a échappé !

Ils rigolent.

Bill : Et non, ce n'est pas pour ça que je ne vous en parle pas. Je préfère vraiment garder ça pour moi, pour le moment....

Jusqu'à ce que vous redeveniez amis avec les Kaulitz, autant dire pas avant un très long moment.

Simone : Bien, mais ça nous ferait plaisir de le rencontrer.

Je ne crois pas....

Bill : Je me doute, on verra bien.

J'abrège la conversation, je suis encore capable de leur sortir que la personne en question, s'appelle Tom, que c'est le fils des voisins et qu'on a fait l'amour au téléphone pas plus tard qu'hier soir. Mon estomac se tord agréablement à cette pensée. Je chasse toutes ces images de ma tête et serre ma mère dans mes bras. Je lui dis au revoir et pars avec mon père vers la voiture. Ma mère nous fait des grands signes de l'entrée.

Simone : A bientôt ! N'oublie pas de manger ce que je t'ai envoyé dans les prochains jours sinon ça va être périmé !

J'avais oublié tiens... Les 6 boîtes que je trimballe dans un énorme sac... On sait jamais si je meure de faim pendant cette semaine.

Simone : Et je t'aime mon fils ! Que tu sois gay ou pas ! Et même si tu étais bisexuel ! J'ai vu un reportage à la télé qui expliquait ça, c'est un bon principe ! On va là où nous portent nos hormones.
Bill : Démarre....

Je me cache derrière mes mains, essayant de chasser l'image ma mère me criant toutes ce choses et priant pour que les voisins n'entendent rien. Mon père rigole et on part enfin.

Je vous jure, mes parents sont complètement dingues ! Mais qui ne rêverait pas d'en avoir des comme ça ?

P.O. V. Tom

Je soupire. Ca fait dix minutes qu'on est planté devant a porte de la chambre d'Alyson. Il était motivé tout à l'heure pourtant.

Tom : Je ne vais pas le faire à ta place Gustav !
Gustav : Je sais ! Mais laisse moi un peu de temps quand même !
Tom : Tu en as assez eu ! Je ne vais pas passer ma journée dans le couloir !

Je m'adosse contre le mur.

Gustav : Bon ok.

Je manque de crier de joie. Il toque et la porte s'ouvre. Je me mets à l'écart pour ne pas me faire voir et il entre. J'attends un peu et ne peux pas m'empêcher d'aller coller mon oreille contre la porte. On n'entend rien ! C'est pas drôle ! Quelques bruis étouffés me parviennent mais c'est vraiment très faible. D'un côté tant mieux, au moins si on est en pleine action un peu bruyante avec Bill les gens qui passent devant la chambre ne se rendront compte de rien.

Soudain la porte s'ouvre à nouveau et je manque de m'étaler par terre.

Gustav : Je le savais !
Tom : Maieuh !!!
Gustav : Ta mère ne t'a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut ?
Tom : Il fallait bien que je vérifie que tu ne faisais pas de connerie !
Gustav : Mauvaise excuse...
Tom : Bon je vais y aller alors...
Gustav : Ca serait bien, je n'ai pas vraiment besoin de toi là...
Tom : Je voulais juste rendre service hein !

J'hausse les épaules et salue Alyson au loin. Elle rigole et je pars rejoindre ma chambre.
J'ai hâte que Bill rentre pour voir sa réaction quand on va se revoir après notre petite expérience téléphonique d'hier soir... Quoi que je ne suis pas sûr de mieux réagir.

[Ellipse]

Toc, toc, toc (*qui a dit que mes bruitages étaient nuls ?*)
Je m'extirpe de mon canapé super confortable et vais ouvrir.

Tom : Hey.
Bill : Hey.

Il entre et je l'embrasse au passage.

Tom : Bon week-end ?
Bill : Super ! Je dirais même qu'il a été ... enrichissant !

Je rigole et l'attrape par la taille pour le faire s'asseoir sur mes jambes.

Bill : En fait, je pensais être plus gêné que ça.
Tom : Je t'avouerai que moi aussi.

Il pose ses lèvres sur les miennes dans un doux baiser.

Bill : En fait plus j'y repense plus je me dis que c'était complètement dingue, carrément pervers, totalement indécent mais putain qu'est-ce que c'était bon !

J'éclate de rire. On se regarde droit dans les yeux, on rougit quand même un peu. Mais un tout petit peu.

Tom : C'est un bon résumé.
Bill : Et mes parents vont finir par tout découvrir....
Tom : Quoi ?
Bill : C'est de ta faute aussi tu m'envoies un message alors que je suis avec eux, ils l'ont vu.
Tom : D'un côté je ne vais pas t'en envoyer un quand tu es dans mon lit hein !
Bill : Hey !

On rigole.

Bill : Du coup je leur ai dit que finalement on ne s'entendait pas plus mal que ça.
Tom : Et....

J'appréhende un peu là.

Bill : Ils ne l'ont pas très bien pris. J'ai dit que j'avais le droit de me faire ma propre opinion de toi et que pour l'instant je n'étais pas d'accord avec eux.
Tom : T'essaies de les habituer à l'idée.

Il sourit.

Bill : Y a de ça. Ils vont peut-être se dire que finalement leur querelle ne sert à rien.
Tom : J'espère....
Bill : Ah et mes parents savent que je sors avec un mec !
Tom : Quoi ?

Je manque de mourir pour la 2ème fois en 10 minutes, ça fait beaucoup quand même.

Bill : Ca m'a un peu échappé... Mais ils l'ont bien pris ! De ce côté-là on n'a pas de soucis à se faire.
Tom : Attends de voir quand ils se rendront compte de qui est le mec en question !

On rigole et il m'embrasse.

Bill : Je voulais ranger mes affaires mais je crois qu'elles vont attendre un peu. Je veux rester avec toi là, j'ai pas envie de bouger.
Tom : Ca tombe bien, j'ai pas envie que tu bouges.

Il sourit et il s'allonge m'entrainant sur lui. Je me calle contre son corps. Oui, je n'ai absolument pas envie qu'il bouge.

[Ellipse]

Déjà mardi. Je crois que cette dernière semaine de cours va passer à une vitesse folle. On n'a rien refait avec Bill depuis la fin du week-end. Manque de temps, manque de sommeil aussi... Je souris. Mais on compte bien se rattraper très bientôt.

Laurelynn : Tom ?

Je me retourne, qu'est-ce qu'elle me veut ?

Tom : Quoi ?
Laurelynn : On t'attend dans la salle des costumes, il manque quelques mesures.
Tom : Je bosse là !
Laurelynn : Déjà tu me parles sur un autre ton ! Et je sais que tu travailles, figure-toi que nous aussi et on a besoin que nous accorde 5 minutes de ton temps, ton prof est d'accord.

Je soupire. Ok j'y mets de la mauvaise volonté mais cette fille est sublime il faut bien dire ce qui est et elle traîne beaucoup avec Bill surtout ces derniers temps. Il s'est énormément rapproché de toutes les personnes qui sont sur les costumes avec lui... pas que je sois jaloux... mais un ptit peu quand même.

Tom : Ok j'arrive.

Je la suis.

Bill : Alors il faut que je mesure qui ?

Il se retourne vers moi et bloque. Ok, finalement je crois que ça va être sympa. Il ravale un sourire et reprend son rôle.

Bill : Toi ?
Tom : Et oui, et on m'a sorti de mes peintures pour toi alors t'as intérêt à faire vite et à m'éviter tes remarques assassines !
Bill : Viens là et commence pas à m'énerver.

J'obéis et me place devant lui. Il sort son mètre et commence à mesurer différentes parties de mon corps.

Tom : Mon corps te manquait alors tu as perdu ta ptite fiche de mesures pour pouvoir le toucher ?
Bill : Dis pas de connerie ! Jamais je ne serais attiré par toi il va falloir t'y faire ! Désolé de casser ton délire mais je suis hétéro !
Tom : Tu ne m'intéresses pas du tout, redescends sur terre hein !

On se retient comme on peut de rire. J'aime jouer à ce petit jeu avec lui ça m'éclate. Les autres élèves nous observent de loin mais personne ne se mêle à notre conversation.

Bill : Lève les bras.

Je m'exécute. Il prend ses mesures en n'oubliant pas de me caresser au passage. J'hausse un sourcil mais il fait comme si de rien n'était. Je ne dis rien et il continue, il passe aux jambes. Oui, il pense vraiment que je vais croire que ses mains se baladent innocemment pas très loin de mon entre-jambe ?
Il ne dit toujours rien mais je peux le voir sourire.

Tom : Bill, arrête ça.

Je chuchote pour ne pas me faire entendre.
Il continue son petit manège. Je ne sais pas ce qu'il mesure mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. Ses doigts glissent contre mes vêtements, ils touchent, frôlent chaque centimètre de mon corps. Il fait mine de réfléchir mâchouillant son crayon d'un air concentré.
Et moi je fais tous les efforts du monde pour ne pas craquer. Je suis déjà limite en manque alors ce n'est pas en agissant comme ça qu'il va m'aider !


Bill : Tourne-toi.

Je m'exécute, pas très sûr de ce qu'il me réserve. Et j'avais bien fait de me méfier. Ses mains se posent sur mes fesses. Il écrit quelque chose sur sa feuille et se relève. Il vient plaquer son corps contre mon dos. Ma respiration se bloque, le sentir si prêt de moi me rend dingue.
Il colle bien son bassin contre moi.

J'inspire profondément. Ce mec arrive même à me chauffer en prenant des mesures ! Il n'est pas humain !

Tom : Tu ne veux pas non plus vérifier la taille de ce qu'il y a dans mon pantalon tant que tu y es ?

Il me sourit perversement.

Bill : Pas en public...

Je déglutis et lui il rigole, fier de son effet.

Bill : C'est bon tu peux t'en aller, j'ai tout ce dont j'avais besoin.

Je le fusille du regard et m'en vais, remerciant le créateur des bagguys. Ca aide à cacher certaines réactions.

P.O.V. Bill

Je sors du cours, j'ai particulièrement apprécié aujourd'hui ! Tom ne doit pas être de mon avis mais bon.

?: Bill !

David....

Bill : Salut ! Ca va ?
David : Super et toi ?
Bill : Génial.
David : On ne se parle plus beaucoup ces derniers temps hein ?

Il se gratte la tête, mal à l'aise.

Bill : Euh...

Je ne sais pas vraiment quoi dire.

David : C'est de ma faute je sais. Avec toute cette histoire... Je crois que je me suis un peu embrouillé.

Je souris.

Bill : C'est pas grave tu sais.
David : Mais en fait ça m'a aidé. Et ... je suis gay !

Je bug.

Bill : Oh et bien, félicitations !

Qu'est-ce qu'on est censé dire dans ces moments là ?

Bill : Et tu as découvert ça grâce à mon ptit manège ?
David : J'ai beaucoup réfléchi et je m'en suis enfin rendu compte ! Je suis soulagé tu peux pas savoir !
Bill : Et bien bienvenue parmi la communauté des homos !
David : Tu n'es pas gay pourquoi tu dis ça ?

Bill !! Tu peux pas te la fermer !!

Bill : Je sais ! Je ne disais pas ça par rapport à moi, mais tu en fais parti maintenant.
David : C'est vrai. En tout cas ça m'enlève un poids de l'avoir annoncé à quelqu'un, et j'espère qu'on pourra retrouver nos anciennes relations.
Bill : Moi aussi.

Je lui fais un sourire sincère, c'est vrai que son attirance pour moi, ses questions, nous ont un peu éloignés mais je l'aime bien mon ptit David quand même !

Je rentre dans ma chambre, je n'ai pas le temps de refermer la porte que Tom s'y introduit aussi et me plaque contre le bois.

Bill : Tom...
Tom : Tu m'as chauffé, tu assumes maintenant.
Bill : Je demande que ça.

Il scelle nos lèvres et m'embrasse fougueusement. Je gémis contre sa bouche, j'en ai tellement envie...
Mes mains agrippent sa nuque et j'approfondis encore plus le baiser. Ma jambe remonte le long de la sienne et il attrape ma cuisse pour la maintenir contre sa hanche.

Bill : Tu sais que tu me rends fou ?

Il sourit, nos respirations déjà coupées par l'anticipation du plaisir.

Tom : Après l'épisode de cet après-midi ça serait plutôt à moi de te dire ça.

Je lèche sa lèvre supérieure et l'entraine vers ma chambre, on tombe sur le lit.

Bill : Je crois que l'on va passer une bonne nuit.
Tom : Je crois aussi.

On a fait l'amour cette nuit là... Trois fois.

P.O.V. Tom

[Ellipse]

J'ouvre les yeux et regarde l'heure... Encore 10 minutes de sommeil! Le pied! Et en plus c'est notre dernier jour de cours.... La journée commence bien! Je me recale contre Bill qui grogne à moitié et me rendors.

....

Bill : Tom!!!!
Tom : Hgfjkhzjj.
Bill : Tom!! Allez lève-toi!!! C'est génial regarde!!!!

J'ouvre un ½il, juste pour lui faire plaisir, il est debout nu devant la fenêtre. Bon, ça me fait plaisir à moi aussi j'avoue.

Tom : Quoi?
Bill : Il neige!!
Tom : Tant mieux.

Je me retourne et cache ma tête sous l'oreiller.

Bill : Mais t'as pas compris! Il neige!!! C'est super!! Pile pour Noël!! J'adore la neige!! Allez lève-toi!!

Il s'enferme dans la salle de bain. Ouai il neige et alors? Je me lève et me mets à la recherche de mes fringues du jour. De toute façon il faut qu'il libère la salle de bain, j'ai le temps.

Bill : Tu peux y aller!

J'écarquille les yeux.

Tom : Attends, tu as déjà fini là??
Bill : Je vais me maquiller devant le miroir de l'entrée mais oui j'ai déjà fini. Je veux profiter de la neige tant qu'elle n'est pas encore gadouilleuse, alors tu te magnes ok?!
Tom : Non mais tu es resté à peine 10 minutes!! Tu me fais chier depuis des semaines à prendre trois quart d'heure pour te préparer et là tu y arrives en 10 minutes!!!!!
Bill : Euh ouai.

Il me fait un sourire étincelant. Bon je crois qu'une bonne douche s'impose sinon je vais le tuer. Je ressors quelques instants plus tard et la vois en train de préparer le café.

Tom : T'es tellement motivé que tu te dévoues même pour préparer le ptit dèj?
Bill : La neige me rend trop bon je sais...

Je rigole et on mange dans un silence perturbé par les petits cris de Bill chaque fois qu'il aperçoit un flocon tomber. Heureusement qu'il ne neige pas beaucoup sinon je n'aurais déjà plus de tympan.
On finit de se préparer. Il enfile un bonnet sur ses cheveux lisses et ça lui va parfaitement bien. De toute façon quel habit ne lui irait pas?

J'enroule une immense écharpe autour de mon cou et remonte la fermeture de mon manteau jusqu'en haut. Je dois avoir l'air ridicule mais je m'en fous.

Bill : Tom, on n'est pas au pôle Nord hein?! Il neige mais il ne fait pas -40 non plus.
Tom : Je sais mais j'aime pas la neige!

Il me regarde choqué, comme si je venais de dire une connerie plus grosse que moi.

Bill : T'aimes pas la neige??
Tom : Non, c'est froid, c'est mouillé, après on a les vêtements trempés et je déteste ça! Et en plus il suffit qu'on marche dessus trois minutes et ça devient de la soupe brunâtre, très peu pour moi.
Bill : T'es pas drôle! M'en fous, tu viens avec ou pas mais je vais voir la neige!

Je souris malgré moi, j'aime quand il prend cet air enfantin. Comment voulez-vous que je lui refuse quelque chose quand il me regarde comme ça.

Tom : Ok, va pour la neige, mais si quelqu'un se pointe ou si tu m'en mets dans le cou ça va pas le faire.
Bill : Promis je ferai rien!

Il lève la main droite en signe de bonne foi. Ouai... J'ai un peu des doutes mais bon. On descend dans la cour, évidemment il n'y a personne.

Bill : Regarde, il n'y a aucune trace de pas! C'est super beau!
Tom : Les gens sont au chaud en ce moment, personne ne s'est dépêché pour pouvoir venir ici avant nous....
Bill : Pff...

Il avance sur le sol blanc imprimant sa marque. Il est heureux ça se voit, ses yeux pétillent et il rigole comme un gamin. Je vais vers un banc enlève la neige qu'il y a dessus et m'assois. Je le regarde, il tourne sur lui-même, dessine des choses que je ne vois pas sur le sol, il fait même un mini bonhomme de neige avec le peu de matière qu'il a.

Bill : Passe moi ton bonnet.
Tom : Pourquoi?
Bill : Deux minutes s'il te plait.

Je lui donne. Il le met sur son bonhomme improvisé et sourit, fier du résultat.

Bill : Voilà, là ça ressemble à quelque chose.

Je rigole, mais c'est vrai que c'est plutôt pas mal. Il sort son portable de sa poche et le prend en photo.

Tom : Maintenant il est tout mouillé!
Bill : Tu le mettras sur le radiateur, c 'est de l'eau ça ne va pas te tuer.

Je secoue la tête, il est pas possible.

Tom : Il faut qu'on rentre, les autres ne vont pas tarder à sortir.
Bill : Ouai, de toute façon on doit aller chercher nos affaires.

On s'éloigne et sans que je ne m'en rends compte quelque chose de glacée s'insinue dans mon dos. Je me retourne et vois Bill mort de rire derrière moi.

Tom : J'avais dit pas dans le cou!!
Bill : C'est le dos Tom! Je te donnerai des cours d'anatomie!
Tom : Tu vas voir toi.... Cours!!

Il ne demande pas son reste et détale en vitesse. Je me mets à courir derrière lui et parviens à le rattraper. Je le plaque au sol et lui mets un bon tas de neige sur son visage.

Bill : Tom!! C'est déloyal!!!
Tom : C'est toi qui as commencé!
Bill : Gamin!
Tom : Pareil!

Il me tire la langue et profite de mes rires pour se dégager de moi et courir dans la direction opposée. J'ai à peine le temps de me relever qu'une boule de neige atterrit sur moi. Je me penche pour en faire une à mon tour et une bataille rangée commence. Une boule passe à 5 centimètres de moi.

Tom : Tu vises comme une fille!
Bill : Et attendant il y a 3-1 pour moi!
Tom : Tu comptes les points?
Bill : Toujours...

Il rigole et se met à courir vers moi, je n'ai pas le temps d'esquiver et il se jette sur moi, je tombe sur le sol et me reçoit de la neige en pleine face.

Tom : J'en ai dans la bouche!

Il rigole et me maintient par terre, c'est qu'il a plus de force qu'on ne pourrait le penser.

Bill : C'est bien fait pour toi! Tu n'avais qu'à pas me traiter de fille!!
Tom : Je ne dirais plus rien promis!
Bill : Mouai... Je te crois pas une seule seconde. Par contre dans ma grande gentillesse je veux bien t'enlever la neige de la bouche.

Il plaque ses lèvres sur les miennes et je sens sa langue les humidifier. J'ouvre légèrement la bouche pour approfondir le baiser. Le mélange de la chaleur de son muscle et du froid de la neige est une sensation à laquelle je n'avais jamais goûtée, et c'est pas mal du tout. J'ai l'impression d'être anesthésié par la glace.

Tom : Je retire, j'adore la neige!

Il rigole.

Bill : Je savais que j'arriverai à te convaincre.

Il se relève et me tend la main pour m'aider. On rentre dans le bâtiment et la chaleur qui en émane me fait soupirer de bonheur. Je crois que je ne suis définitivement pas fait pour les climats polaires.

On rentre dans sa chambre et on retire nos fringues trempées.

Tom : On est bon pour se changer maintenant.
Bill : Peut-être, mais avoue que tu as aimé.

Je souris.

Tom : Ouai j'avoue....

On se sèche un peu et on redescend pour aller travailler.

Bill: On redevient ennemis pour la journée?
Tom: Ouai. Mais avant.

Je l'embrasse passionnément. Le baiser se prolonge longtemps. Je finis par me détacher de lui.

Tom: Je te hais Sweeetheart....
Bill: Moi aussi...

On rigole et on rejoint les autres dans la salle de cours.

Diana : Bien, je vois que tout le monde est là. J'aimerais beaucoup qu'on travaille l'interprétation aujourd'hui. Et je remarque à vos mines réjouies que vous attendez avec impatience le début de ce cours ! On va donc commencer. Tiens, Matthieu et Stéphanie, au lieu de vous bouffer des yeux, venez donc nous montrer ce dont vous êtes capables.

Ils se lèvent et rejoignent l'estrade, rouges jusqu'aux oreilles.

Diana : Voyons voir... une petite improvisation sur la colère ?

Ils se concertent quelques instants et commencent à jouer. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils y mettent du c½ur !
L'exercice se termine.

Diana : Très bien, mais ce thème était un peu trop facile non ?
Matthieu : Je ne trouve pas ... On a assuré c'est tout !
Diana : Ouai....

Mais elle rigole. Plusieurs autres personnes passent, les musiques se suivent et ne se ressemblent pas. C'est plutôt pas mal, je remarque vraiment les progrès que les gens ont fait depuis ces derniers mois. On a beau dire, cette école fait vraiment progresser.

Diana : C'est la dernière fois qu'on a cours ensemble avant les vacances. Je vais donc m'offrir un cadeau de Noël en avance...

Je ne sais pas pourquoi mais je le sens pas du tout !

Diana : Bill et Tom ! A vous !

Je soupire, je le savais.

Tom : Justement, comme cadeau de Noël j'aurai apprécié avoir un peu de répit.
Diana : Je vous ai laissé tranquille depuis assez longtemps, la dernière fois que vous avez joué ensemble remonte à des jours ! Et de toute façon je ne vous demande pas votre avis !
Bill : Et bien allons-y.

On la rejoint devant les autres élèves.

Diana : Et comme c'est mon cadeau et que je suis une incorrigible romantique.... Votre thème sera « faire l'amour ».

On manque de mourir étouffer.

Diana : Et rien que de voir vos têtes je suis contente d'avoir choisi ça.
Bill : On est... obligé ?
Diana : Oui, je sais que ça va être dur, très dur même...

Elle ne s'imagine pas à quel point elle a raison, mais pas du tout pour les raisons qu'elle pense. (*)

Tom : Mais enfin....
Diana : Et pas de discussion, je veux ma chanson.

Je jette un coup d'½il désespéré à Bill. On a déjà tendance à se laisser emporter sur des sujets normaux, mais alors là ! Je vois qu'il est aussi perdu que moi.

Diana : Je vous laisse 30 secondes pour vous mettre d'accord sur quelque chose.

Je me retourne vers lui et murmure.

Tom : On fait comment ?
Bill : Mais j'en sais rien ! Elle est drôle elle ! Je vais pas raconter nos exploits sexuels quand même !
Tom : Non en effet.

Il réfléchit.

Bill : J'ai bien quelques paroles, j'ai commence à écrire une chanson il y a plus ou moins une semaine mais je ne sais pas du tout ce que ça va donner !
Tom : De toute façon on n'a pas le choix.

Il baisse les yeux et rougit.

Bill : Ouai mais c'est.... assez osé comme paroles, enfin il y a pas mal de sous-entendus.
Tom : Elle a bien dit « faire l'amour » alors on part sur ça, et ça ne sera pas plus bandant que ce que tu m'as dit samedi soir...

Je lui fais un clin d'½il et il rougit encore plus.

Bill : Arrête avec ça ! Bon je vais chanter ces paroles, mais je t'aurais prévenu !

J'acquiesce. J'ai hâte de voir ce que ça va donner. J'ai un bon air dans ma tête et connaissant notre connexion je ne doute pas une seule seconde que ça va coller, ça a certains avantages d'être aussi liés.
Je respire un grand coup et commence à jouer.

QUE JE T'AIME – JOHNNY HALLYDAY

Quand tes cheveux s'étalent, comme un soleil d'été
Et que ton oreiller, ressemble aux champs de blé


Il est totalement dans la chanson, je suis sûr qu'il visualise la scène. Lui sur moi, mes dreads détachées qui s'étalent autour de mon visage.

Quand l'ombre et la lumière, dessinent sur ton corps
Des montagnes des forêts, et des îles aux trésors


Je n'ose pas le regarder, il dit des choses, tellement personnelle. Et le ton de la chanson est tellement ... dur, puissant, volontaire. C'est rare de le voir chanter aussi fermement.

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime !

Je souris malgré moi. Je comprends ces paroles. Après tout « que je t'aime ».... Veut bien dire ce que ça veut dire....

Quand ta bouche se fait douce, quand ton corps se fait dur

Mon ventre se tord. Cette fois mes yeux ne parviennent pas à se détacher de lui.

Quand le ciel dans tes yeux, d'un seul coup n'est plus pur

Je revois toutes ces fois où ils se noircissaient de désir, autant les miens que les siens. C'était à la fois effrayant et excitant... Une sorte d'envie cachée se révélait....

Quand tes mains voudraient bien, quand tes doigts n'osent pas
Quand ta pudeur dit non, d'une toute petite voix


Je rougis malgré moi. Cette phrase a été rajoutée après qu'on ait fait l'amour au téléphone. Le désir a parlé et a vaincu la peur de se mettre à nu, dans tous les sens du terme.

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime !

Quand tu n'te sens plus chatte, et que tu deviens chienne


Je souris franchement... Sauvez les apparences.... Il est hétéro, il fait l'amour avec une fille. Quoi que dans les moments les plus orgasmiques, il peut changer d'attitude comme dans cette phrase.

Et qu'à l'appel du loup, tu brises enfin tes chaînes
Quand ton premier soupir, se finit dans un cri


Un frisson me parcourt. Nos yeux ne se quittent plus. Il m'avait prévenu, les paroles sont pleines de sous-entendus... Et ca me plait. J'aime quand il dit ce genre de chose.

Quand c'est moi qui dis non, quand c'est toi qui dis oui

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime !

Quand mon corps sur ton corps, lourd comme un cheval mort


Une lueur de défi passe dans ses yeux. On repense à toutes ces fois, ou après avoir atteint le summum du plaisir on retombe lourdement contre le corps de l'autre, toujours en lui.

Ne sait pas ne sait plus, s'il existe encore
Quand on a fait l'amour, comme d'autres font la guerre
Quand c'est moi le soldat, qui meurs et qui la perds


Il se colle à moi et finit la chanson comme ça. Je sens son c½ur battre très rapidement à l'intérieur de sa poitrine, c'est autant le stress de jouer cette chanson devant toute la classe que les souvenirs de toutes nos nuits à se toucher, à se caresser, à se désirer, à se faire la l'amour....

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime !

A s'aimer....

Les dernières notes raisonnent dans la pièce, tout le monde applaudit. Certains ont l'air un peu choqué. Je ne peux m'empêcher de sourire. C'est vrai que Bill ne les a pas habitué à ce côté de sa personnalité. Je regarde Diana.

Tom : Ca suffisait ?
Diana : C'était très bien.... J'aurai dû vous demandez ça avant. Et très bonne interprétation.

On rigole. Elle est aussi folle que ses élèves. Mais je crois que la tension sexuelle qu'il y avait entre nous deux l'a rendue toute chose.

Diana : Vous voyez, à force de trop se détester quand on aborde ce genre de sujet ça peut vite tourner à l'opposé.... Au désir...
Bill : Oui, mais on n'y est pas encore hein !

Elle rigole.

Diana : Je me doute. Mais vous feriez un joli couple....

On ne dit rien, de peur de s'enfoncer et on regagne nos places, Bill hausse un sourcil et je lui souris. Oui, à croire que les profs veulent vraiment que l'on finisse ensemble...

Fred : C'était trop hot ! Vous les enchainez en ce moment !
Tom : Et crois moi on n'aimerait bien y échapper... Mais bon on ne veut pas décevoir les profs, je n'ai pas envie de me faire renvoyer à cause de lui.
Alyson : En tout cas Bill était super sex sur cette chanson !

Je la regarde amusé.

Tom : T'es pas censée être casée toi ?
Alyson : J'ai le droit de fantasmer non ? Et puis, tu ne te l'avoueras peut-être jamais parce que tu le hais mais il est vraiment bandant ce mec !

Je souris. Oh si je me le suis avoué... Et il y a bien longtemps.

P.O.V. Bill

Bill : Mais arrête de me regarder comme ça ! J'y suis pour rien si Diana fantasme sur nous depuis le début de l'année et qu'elle nous donne à chaque fois des sujets comme ceux là !
Angel : Au moins ça vous inspire !

On rigole.

Bill : C'est vrai.
Angel : Mais vous allez finir par vous griller un jour.... (*quoi ?? moi je le pense aussi ?? ah bon... ?*)

J'hausse les épaules. Dans ce cas on verra bien comment ça va se passer.

Angel : Vous allez vous acheter des cadeaux ?

Je soupire.

Bill : Ne m'en parle pas ! Ca me travaille depuis des jours ! Je n'ai jamais aucune idée des cadeaux que je dois faire mais alors là... J'ai peur de lui offrir un truc complètement nul. J'y vais ce soir juste avant de rentrer chez moi.
Angel : Si tu veux je viens avec toi.
Bill : Je veux bien. J'ai bien quelques idées mais je peur de le décevoir.

Elle sourit.

Angel : Tu pourrais lui acheter un citron vert il serait content !

J'éclate de rire.

Bill : Un citron vert ?
Angel : Ben oui... acidulé, tentant, piquant, tu n'imagines pas ce que l'on peut faire avec un citron vert....

Je souris perversement... Oh si, je crois que j'imagine...

_________________________________________


Pix : Parce que cette photo ne vous arrache-t-elle pas un souris attendri ???
Musique en écoutance : TOI + MOI - GREGOIRE

(*) si à ce moment là vous pensez à ce que je pense.... C'est pas bien !lol !
Et donc les parents de Bill sont au courant de plus en plus de choses... enfin j'dis ça j'dis rien hein. Sinon j'ai beaucoup aimé le petit passage mesurage, il m'a bien éclaté.
Et vous êtes prévenues : j'aime la neige !!! Et j'ai super hâte d'écrire les prochains chapitres (déjà parce que....) et parce que j'aime cette période, Noël, nouvel an et tout !
Au fait, non vous n'avez pas rêvé, j'ai bien passé le lemon en ellipse !lol ! mais c'est par anticipation... et oui qui dit fêtes de fin d'année dit nuits agités (c'est un nouveau proverbe inventé par moi) et donc j'ai gardé mes idées pour les prochains, j'espère que vous m'en voulez pas trop...

Bon je vous laisse, mes TD m'attendent. Encore merci pour vous commentaires, et je sais que la révélation tarde mais il ne faut pas que je brûle les étapes, ça approche grandement c'est tout ce que je peux vous dire.
(et c'est le plus long chapitre de la fiction).
Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....

Edit: Et mon blog a 8 mois aujourd'hui!!! (et ma cousine 20 ans mais bon....XD)
Nini: merci beaucoup pour tout ce que tu m'as dit!!! ça me fait super plaisir! et j'ai pas décrit le lemon parce que sinon je n'aurais plus eu d'idées pour les lemons suivants!XD! Et donc comme tu me l'as (si gentiement) demandé je fais de la pub pour fullmoon-yaoi. Je n'ai pas encore lu mais si tu dis que c'est bien alors je vais te croire.
zerstorerische-ferien a mis le 6500 ème commentaire!!!! (je suis sûre que bientôt vous allez dépasser les 7000!!)

Re Edit: alors tout d'abord: tokio-hotel-fic415 a mis le 6600ème commentaire!!! et le 100ème commentaire sur cet article!! (ouai tout ça!)
sinon je sais le week-end se termine... et pour ma part il n'a pas du tout été studieux... à mon plus grand désespoir....

Alors nouvelles.... on prochain chapitre arrive bientôt...!! demain soir ou mardi soir au plus tard. Et comme il va être looonnnggg (je vous jure, c'est le plus long que j'ai jamais écrit!) je pense le poster en deux fois mais pas de panique, je ne vais pas vous faire poireauter pendant 3 semaines entre les deux, je posterai la 2ème partie le lendemain! (parce que oui je suis gentille!XD!) et comme vous aurez deux suites en deux jours! c'est pas magnifique ça??!! (désolée le week-end a été dur je débloque un peu...)

Donc rendez-vous demain soir ou mardi soir et le lendemain pour la suite et fin de ce chapitre!
sur ce bon début de semaine!

Re edit:
désolée mais pas de suite ce soir....
Nini: ben de rien pour la réponse! et je ne suis pas responsable de l'état mental de mes lectrices....!XD!

Donc je poste la suite demain je sais pas trop quand, et l'autre partie sera là mercredi.
Bonne soirée!

(qu'est-ce qu'il s'est passé?? vous avez fait le mons grand nombre de visites hier depuis des semaines..... elles ont été plus que divisée par deux entre dimanch et lundi.... bon ben redndez-vous tout à l'heure pour la suite)

Suite dans quelques minutes mais ça bug de trop là!

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 05:47

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 16:36

Chapitre 53

Chapitre 53
Thomas Tusser a écrit : ''A Noël, amusons-nous, profitons-en, Car Noël ce n'est qu'une fois par an.''

Partie 1

P.O.V. Bill

Bill : Dépêche-toi un peu ! J'aimerais bien rentrer chez moi avant demain matin !
Angel : Oh c'est bon hein ! Déjà que je te fais l'immense honneur de t'accompagner tu pourrais patienter deux minutes.

Je soupire. Quel est l'abruti qui a eu la bonne idée d'aller faire ses courses de Noël, trois jours avant, avec une fille encore plus accro au shopping que lui ?? On se le demande.

Angel : Allez, arrête de faire la tête ptit ange, on va le trouver le cadeau pour ton namoureux.

Je souris à l'entende du surnom.

Angel : Tu as des idées au moins ?
Bill : Ben disons que je veux quelque chose de personnel, qui lui fera penser à moi quand il le verra, qui lui fasse plaisir et quelque chose qu'il n'a pas évidemment.
Angel : Evidemment. Mais à part le décrire abstraitement t'as rien de plus ?
Bill : Non....

Je fourre mes mains dans mes poches.

Bill : Je suis nul tu vois ! Je n'arrive même pas à faire un cadeau à l'homme que j'aime !

Je commence à être désespéré, je n'ai surtout pas envie de le décevoir, et même si je sais qu'il sera content quoi que je lui offre, j'aimerais vraiment le surprendre.

Angel : Viens là, on va te le trouver ton cadeau idéal.

Elle m'attrape le bras et m'entraîne dans la foule. On passe devant plusieurs magasins de fringues sans s'y arrêter, c'est trop dangereux. J'aurais trop peur de me tromper dans la taille, la couleur, de choisir un modèle qui ne lui plait pas. On va tenter autre chose.

Angel : Tu ne veux pas lui acheter un livre ?
Bill : Pas assez personnel.
Angel : Des sous-vêtements ?
Bill : Trop personnel.
Angel : Un médiator ?
Bill : Je suis pas super riche mais quand même !
Angel : Une Batmobile ???
Bill : Angel !
Angel : Quoi ? Je fais ce que je peux pour t'aider hein !

On continue notre exploration, fonçant dans les gens qui ne regardent pas où ils mettent les pieds, essayant de se frayer un passage dans la foule en évitant d'écraser les mini-enfants perdus au milieu de tout ça. Pourquoi les gens font toujours leurs courses de Noël au dernier moment ???

Je finis par abandonner après pas loin de deux heures de recherche intensive et m'assois sur un banc.

Bill : On a pratiquement fait tous les magasins de la ville ! J'ai aucune idée ! Je veux que ce soit un cadeau qui le fasse sourire, quelque chose qu'il puisse contempler, une chose qui symbolise notre histoire en quelque sorte.
Angel : Tu sais que je suis la reine des idées, même si elles ne sont pas toujours bonnes. Mais là je trouve que tu es trop exigent. Je comprends que tu veuilles lui faire plaisir mais ne cherche pas si compliqué.
Bill : Je sais. Mais je veux vraiment que ce soit parfait.

Je tape mes santiags contre la ferraille pour enlever la neige collée sous la semelle. Il doit bien exister un cadeau qui correspond à ce que je veux. Réfléchis Bill, mets-toi à sa place, qu'est-ce que tu aimerais bien qu'on t'offre ?... Mon esprit s'illumine.

Bill : Je sais !!
Angel : Tant mieux ! Mais c'est quoi ?

Je n'ai pas le temps de répondre à sa question, je l'entraîne travers les rues de la ville vers la boutique dans laquelle je suis sûr de trouver ce que je veux. Ca fera peut-être trop, ou peut-être pas assez, mais c'est ce que je veux lui offrir, j'en suis sûr.

P.O.V. Tom

Tom : Je reviens dans une heure promis !
Ellen : Tu viens d'arriver.
Tom : J'ai des choses à faire, je ne vais pas loin.

Ma mère ne veut plus me lâcher. Bon ok, je viens de rentrer et je dois déjà ressortir mais bon c'est une situation d'urgence.

Ellen : Qu'est-ce qu'il y a de si important ?

Je soupire, elle ne me laissera pas tranquille je crois. J'enfile mon manteau et mets une écharpe.

Tom : Je dois aller acheter un cadeau de Noël à mon ptit copain ça te va comme explication ?

Et je sors. Bon, c'était un peu direct peut-être mais elle l'a cherché aussi. De toute façon mon père était au courant et connaissant mes parents l'info a vite été transmise.
Je remonte le col de ma veste. Ca caille dans ce pays !
Je me dépêche pour ne pas rater le bus. Je sais exactement ce que je veux lui acheter, j'ai vraiment hâte de voir sa réaction, je pense que ça va lui plaire.

P.O.V. Bill

Je rentre chez moi et frotte mes mains pour essayer de me réchauffer.

Bill : Maman ? Je suis là !

Et quelqu'un s'abat sur moi. Je manque de mourir 3 fois, d'étouffer pendant 12 minutes, de perdre 8 doigts dans la bataille et de bousiller mon brushing impeccable. Mais je survis !

Bill : Et je suis là pour 2 semaines ! Donc si je pouvais rester en vie jusque là ça me ferait plaisir !
Simone : Oui bien sûr.

Elle me relâche un peu. Je crois qu'elle ne s'est encore pas fait à l'idée qu'il fallait bien que je parte un jour.

Gordon : Tu tombes bien ! Je suis dans un bon jour, je sens que je vais t'exploser au Monopoly !

Je rigole.

Bill : Ce n'est pas parce que ta femme a failli me faire décéder sur place que j'ai perdu tout mon talent... Sors le jeu on arrive !
Simone : De toute façon personne ne m'aime dans cette famille.
Bill : Oh...

On l'enlace avec mon père et on plaque un bisou sonore sur chacune de ses joues.

Bill : Bon, je vous dépouille maintenant ?
Simone : Rêve toujours... !

On éclate de rire, c'est comme ça que je les aime mes parents.

[Ellipse]

Dimanche matin. Demain c'est Noël !! Je suis super excité pire qu'un gamin ! Je regarde la neige de ma fenêtre, une épaisse couche recouvre tout le jardin et les trottoirs, les routes sont déblayées. J'aime ce genre de paysage. Mon regard dévie vers la maison à côté de la mienne.
Je souris, qu'est-ce que j'ai pu la détester, et pourtant maintenant c'est tout l'inverse.

J'attrape mon portable et envoie un message.

« Tu veux voir un corps sublime ? Ouvre tes rideaux.... »

Je rigole tout seul de ma connerie et m'adosse contre l'encadrement de la fenêtre, qui est heureusement à double vitrage. Je me mets dans une bonne position et patiente. Je ne porte qu'un caleçon blanc, je pense que cette vision devrait lui plaire.

Je n'ai pas à attendre très longtemps, les rideaux bougent et Tom apparait. Mon portable sonne.

« Pas mal... mais j'ai déjà un copain et je suis fidèle... »

Je souris.

« Et bien il en a de la chance. »

Je le vois taper la réponse.

« Oui je sais... Mais pour être honnête, je le quitterai bien pour mon voisin sexy qui se trimballe à moitié tout nu dans sa chambre. »

J'éclate de rire. Oui on s'amuse comme on peu je sais.

« Je pense que ton voisin ne dirait pas non... Et ça te dit une sortie au parc ? »

Il écrit le message.

« Pas de problème, laisse moi juste le temps de me remettre d'une telle vision et j'arrive. »

Je l'embrasse de loin et m'enferme dans la salle de bain pour me préparer.

[...]

« Je sors, je rentre tout à l'heure ! »

Je n'attends pas de réponse et referme la porte. On ne sait jamais que ma mère décide de me séquestrer dans ma chambre jusqu'à mes 35 ans !

Je contourne la haie et attends devant le portail de la maison de Tom. Quelques secondes plus tard, un homme emmitouflé jusqu'aux oreilles apparait. Je rigole.

Bill : Tu as peur de revenir congelé ?
Tom : J'aime pas la neige ! Mais je viens quand même pour te faire plaisir, alors pas de remarque ok ?
Bill : Ok.

Je l'embrasse furtivement, on est caché que par les arbres des éventuels regards de nos parents, on ne va pas prendre des risques inutiles.

Bill : C'est gentil de venir.
Tom : Il faut dire que tu avais des arguments convaincants...
Bill : Je sais.

Je souris et agrippe son bras.

Bill : Tu tiens chaud.
Tom : Pourquoi tu crois que j'ai sorti la super polaire ?
Bill : Parce que j'allais mettre une mini veste et que j'allais me coller à toi ?
Tom : Exactement !

J'éclate de rire.

Bill : Tu me connais bien j'avoue.

On arrive au parc.

Tom : Il s'en est passé des choses ici n'empêche.

Et là, allez savoir pourquoi mes yeux dévient vers une petite cabane sous un toboggan.

Bill : Oui...

Il capte mon regard et rigole.

Bill : Allez viens.

J'attrape sa main et l'entraine vers un endroit un peu isolé. Je m'assois dans la neige, heureusement que j'ai enfilé un pantalon étanche.

Tom : Je dois me mettre par terre ?
Bill : Fais pas ton gamin, avec toutes les couches que tu as tu ne vas même pas sentir le froid.

Il soupire mais vient me rejoindre.

Bill : Tu sais faire l'ange ?
Tom : Quoi ?
Bill : On t'a jamais rien appris à l'école maternelle ?
Tom : Euh... à écrire mon prénom ?

Je rigole.

Bill : Tom, c'est pas bien compliqué hein !
Tom : Bill non plus.
Bill : Le B est plus difficile à faire que le T hein ! Y a des ponts !

Il éclate de rire.

Tom : Bon alors c'est quoi faire l'ange ?

Je me laisse tomber sur le dos. Et là je regrette de ne pas avoir mis un manteau plus épais. J'ouvre mes bras et mes jambes et les referme plusieurs fois.

Bill : Fais l'ange avec moi Tomi...
Tom : C'est quoi ce surnom ?
Bill : S'il te plait....

Il s'allonge à côté de moi et fais la même chose. On se regarde et on explose de rire.

Bill : Tu vois que c'est super drôle !
Tom : Je ne sais même pas pourquoi ça me fait autant rire.
Bill : Parce que c'est fait avec moi ?
Tom : Sûrement.

Il me sourit et passe son bras autour de moi, il se relève un peu et approche son visage du mien. Nos lèvres se rencontrent, j'aime les baisers glacés. Ma langue part à la rencontre de la sienne. J'entoure son corps de mes bras. Il glisse totalement sur mon corps, toujours en m'embrassant.
Le baiser se prolonge, on ne se sépare pas, on reste là, nos langues jouant entre elles, je mordille son piercing par moment, ça le fait rire.

Tom : Si le sol n'était pas recouvert de neige et qu'on ne risquait pas d'attraper une pneumonie je te ferais l'amour là, tout de suite.

J'étouffe un gémissement et il rigole.

Bill : Au lieu de te foutre de ma gueule aide moi à me relever, j'ai envie de faire quelque chose.

Il se lève et m'aide à en faire autant.

Tom : Et tu veux faire quoi ?

Je souris mystérieusement.

Bill : Retomber en enfance.

J'éclate de rire et me mets à courir. Il ne comprend rien mais me suit, j'arrive devant les balançoires et m'assois sur l'une des plus grandes, je ne suis pas gros mais je n'ai pas envie de les casser non plus.

Bill : Tu me pousses ?

Je lui fais mon sourire charmeur qui marche à chaque fois. Il rigole.

Tom : Tu sais que tu es un vrai gamin toi ?!
Bill : Allez, fais pas ton mec mature, pousse-moi !

Il sourit, affichant un air mi-désespéré, mi-amusé et se place derrière moi. Je commence à me balancer et il me pousse. Je monte de plus en plus haut et éclate de rire.

Bill : Ca fait trop longtemps que je n'avais pas fait ça !
Tom : Je te rassurer moi aussi !

Je rigole encore plus et monte toujours plus haut. Je penche ma tête en arrière et apprécie la fraicheur qui caresse mon visage.
Je sens que je perds l'équilibre et ouvre les yeux, mais je n'ai pas le temps de faire grand-chose, je me retrouve par terre, ma chute amortie par l'épais manteau neigeux.

Tom : Bill ? Ca va ?

Il se précipite vers moi et j'éclate de rire.

Bill : C'était trop bien !
Tom : Tu viens de te casser la gueule et tu trouves ça trop bien ?
Bill : Ouai... Faire de la balançoire sans se retrouver par terre ce n'est vraiment faire de la balançoire.
Tom : T'es vraiment un grand malade !

Je lui souris et attrape son bras pour le faire tomber sur moi. On part dans un immense fou rire. Je rigole tellement que j'en ai mal aux côtes.

Bill : Je suis peut-être dingue, mais c'est pour ça que tu m'aimes.

Il reprend un semblant de sérieux.

Tom : C'est vrai.

Il m'entraine sur lui et on s'embrasse à nouveau, nos habits couverts de neige et des étoiles dans les yeux.

[Ellipse]

Bill : On se dépèche !!
Simone : C'est bon, ils arrivent dans plus d'une demi-heure, on a le temps !
Bill : Pas du tout ! Il reste plein de choses à faire !
Simone : Ah oui et quoi ?

J'ouvre la bouche, près à répondre tout un tas de trucs mais rien ne vient. On est le soir de Noël et comme à mon habitude je suis une vraie pile électrique, c'est pas de ma faute si cette journée fait ressortir mon côté immature hein !

Bill : Bon ok, on a déjà tout préparé.

Je réfléchis encore.

Bill : Ah si !! J'ai oublié de mettre mes bijoux ! Je le savais !!!

Ma mère éclate de rire.

Simone : Tu crois que tu vas y arriver en 30 minutes ?

Je la fusille du regard et monte en courant dans ma chambre. J'accroche quelques colliers, enfile mes bagues et mes bracelets, là ça va mieux.
Mon portable sonne. Georg.

Bill : Hey !
Georg : Joyeux Noël !!
Bill: Joyeux Noël à toi aussi!
Georg : Alors ? Tu as montré ton cadeau à Tom ?
Bill : Non, on se voit demain. Et puis je ne t'ai pas parlé du cadeau.
Georg : Angel me l'a dit, je trouve ça super comme idée !

Je rigole.

Bill : Je préfère ne pas savoir pourquoi vous vous dites tout.
Georg : Dis pas de bêtises ! Je l'ai appelé pour lui souhaiter un joyeux Noël, ne vas pas te faire d'idées hein !
Bill : Je ne m'en fais pas...

Je souris.

Bill : Bon il faut que j'y aille, toute la famille va débarquer là, on se voit bientôt ?
Georg : Ben déjà tu viens à ma fête du nouvel an ?
Bill : Oui bien sûr.
Georg ; Ok, bonne soirée à toi, bois pas trop de champagne l'alcool ne te réussit pas.
Bill : Dit celui qui voulait me rouler une pelle tellement il était bourré !

Il rigole.

Georg : J'avoue, même si je ne me souviens de rien. Bon ben à bientôt et fais un bisou à Tom de ma part.
Bill : Georg... Si tu étais devant moi je t'aurais déjà baffé là !
Georg : C'est pour ça que je te le dis au téléphone !

Il éclate de rire et on raccroche après s'être dit au revoir, de façon diplomatique cette fois.
J'entends des bruits dans le salon, ils sont arrivés. Je dévale les marches. Toute la famille est là, mes grands-parents, mes cousins, mes oncles et tantes. Au total, 26 personnes. Ca fait du monde. Les petits me sautent dessus comme à leur habitude et éclatent de rire quand je tombe sur le canapé sous leur poids.

Bill : Bonjour !

Ils disent tous bonjour et repartent jouer, ils ont une table pour eux dans le garage, comme ça on ne les entend pas de la soirée, enfin jusqu'à la remise des cadeaux... D'ailleurs je préfère m'éclipser à ce moment là, trop de bruit ! C'est souvent le seul moment de l'année où j'ai très envie de faire la vaisselle !

Ma grand-mère me fait la bise.

Bill : Bonsoir Ana.

Elle a toujours détesté que je l'appelle grand-mère.

Ana : Tu es devenu encore plus beau qu'avant ! Cette école te réussit plutôt bien !

Je rigole

Bill : Merci.
Ana : Et alors, tu as fait des rencontres...
Grand-père : Mais laisse-le tranquille avec ça un peu !
Ana : Je me renseigne c'est tout.

Elle me fait un clin d'½il complice et mon grand-père rigole. Tout à coup je deviens le centre d'attention de tout le monde. Mes oncles et tantes veulent tout savoir de ma vie.

Sophie : Allez, dis nous tout. Tu n'es plus célibataire avoue !

Ma tante a toujours été une grande commère et elle veut absolument savoir tout sur tout. Je réfléchis, j'adore mes petits cousins ils sont géniaux, mes grands-parents aussi, bien que ceux du côté de ma mère soient plus coincés mais mes oncles et tantes ont souvent des préjugés qui me dérangent. Et puis après tout les réunions de famille sont faites pour les grandes déclarations.
Je capte le regard de ma mère qui a compris mes intention, elle me sourit, me laissant carte blanche. Ana rigole dans son coin, ayant déjà sûrement deviné le fond de mes pensées. Ma cousine, la seule qui a mon âge, Elodie, attend les bras croisés dans son coin. Un sourire énigmatique sur le visage.
Ok, je crois que c'est le moment ou jamais. Je regarde ma tante dans les yeux.

Bill : Et bien oui, j'ai quelqu'un en effet.
Sophie : Je le savais j'en étais sûre ! Elle s'appelle comment ? Elle habite où ? Elle a quel âge ? Elle est dans ton école ? Vous vous êtes rencontrés comment ? Quand ?

J'essaie de ne pas exploser de rire et réponds le plus sérieusement que je peux.

Bill : Il a 19 ans comme moi, il est dans mon école, mais je le connaissais avant. Mais son prénom je le garde pour moi.
Sophie : Cool, est-ce....


Partie 2

Elle arrête de parler en plein milieu de se phrase. Son visage se décompose. Je pouffe de rire mais essaie de me contenir. Ils ont tous l'air choqué, enfin sauf mes grands-parents et ma cousine.

Sophie : Tu as dit « il » ?
Bill : Oui, je ne vais pas appeler un mec « elle » hein !
Sophie : Mais.... Mais....
Ana : C'est super ça ! Tu me le présenteras un jour ? Je suis sur qu'il a un beau corps musclé, et donc c'est un musicien, c'est bien ça.
Sophie : Mais.... Mais....
Ana : Change de disque ! Tu ne comptais pas te le taper de toute façon ?!

Mon grand-père lève les yeux au ciel devant le retour à l'adolescence d'Ana.

Sophie : Bien sûr que non !

Elle se retourne vers mes parents.

Sophie : Vous le saviez ?
Simone : Bien sûr, c'est notre fils, on était au courant.
Sophie : Et ça ne vous a rien fait ?

Ils rigolent.

Gordon : Tu aurais dû le voir quand il est rentré un jour, on pouvait lire sur son visage qu'il était amoureux ! On n'allait pas lui interdire d'être aussi heureux !

Elle se tait immédiatement, elle pensait faire éclater un scandale de famille ou quoi ? On est lié mes parents et moi il faudra qu'elle s'y fasse ! Je fais un immense sourire à mon père, j'aime quand il remet les gens à leur place comme ça !

Et là tout s'enchaîne très vite des phrases comme « mais ce n'est pas possible ! », « comment en est-il arrivé là ? », « il a toujours aimé les filles ! », « être homosexuel de nos jours et plus une mode qu'autre chose, ça lui passera », « mon Dieu ! ». Et je vous passe les vulgaires et autres. Je les regarde, comme spectateur de ma propre vie, ils sont en train de s'engueuler tout ça parce que je sors avec un gars. Voilà pour quoi je n'ai jamais apprécié ma famille, enfin pas cette partie quoi. Enfin la plus choquée reste quand même ma tante, à croire que ma grand-mère avait raison et qu'elle avait des vues sur moi !
Je vois ma cousine bouillir.

Elodie : Bon c'est sa vie ok ?! C'est le soir de Noël alors on respire, on se calme et on se met à table pour manger ! C'est pas une fille de 20 ans qui devrait vous apprendre la tolérance !

Personne ne parle. Je la remercie du regard.

Simone : Je vais chercher les entrées.
Ana : Je t'accompagne.

On se met tous assis autour de la table pendant que deux de mes tantes vont servir les petits dans le garage et la conversation reprend peu à peu. Mon sourire ne m'a pas lâché, je suis fier de mon effet. Ca les a recadrés un peu et ce n'est pas plus mal. Et l'avantage c'est qu'ils arrêteront de croire que je suis un associable qui n'a jamais couché avec personne.
J'aime cette soirée !

[Ellipse]

Elodie : Ca m'a fait plaisir de te revoir, ça faisait longtemps !
Bill : Ouai... l'école me prend beaucoup de temps.
Elodie : Je me doute....

Elle semble réfléchir à quelque chose.

Bill : Oui ?
Elodie : Tu promets que tu ne vas pas me prendre pour une déglinguée perverse ?
Bill : Tu peux y aller, je ne serais pas choqué par grand-chose !
Elodie : Est-ce que... je pourrais t'appeler de temps en temps pour que tu me racontes un peu... tes relations sexuelles ?

Je manque de m'étouffer, je ne m'attendais pas vraiment à cette question.

Bill : Pourquoi ?
Elodie : Disons que j'écris.... Des histoires, sur deux gars qui sortent ensemble, et je suis un peu à court d'imagination à ce niveau.

Je rigole. Elle a toujours aimé écrire mais je ne savais pas qu'elle avait autant changé de style, je m'étais arrêté aux histoires de princesses au royaume des poneys magiques... !

Bill : Si c'est pour sauver l'inspiration d'une auteure de talent dans ce cas...

On rigole.

Bill : Mais c'est quoi comme histoire ?
Elodie : Je te montrerai si tu veux.
Bill : Ok.

Mes oncles et tantes se battent pour arriver à faire rentrer tous les cadeaux et mes petits cousins dans les voitures, ça promet !
On s'embrasse et elle ramasse ses affaires. Je remercie tout le monde et la porte se referme. Je me laisse tomber dans le canapé. Ca aura été un Noël riche en émotion ! Et jusqu'au bout.... !

Bill : J'ai plus de tympans ! Ces petits monstres les ont percés !

Ma mère rigole et vient s'assoir à côté de moi.

Simone : Tes cadeaux te plaisent au moins ?

Mes yeux s'illuminent.

Bill : Tu parles ! J'adore ! Encore merci !

Je vais pouvoir passer mon permis !! J'ai un nouvel i-pod et des sous pour pouvoir m'acheter des fringues ! Je ne pouvais pas rêver mieux !

Gordon : Tu nous préviendras quand tu commenceras les heures de conduite qu'on reste enfermé à la maison !
Bill : Ah, ah, ah très drôle! Et désolé d'avoir un peu pourri l'ambiance au début.
Simone : Ils s'en remettront ! Je les ai toujours trouvés un peu bornés, je suis sûre qu'après ça ils vont se dérider ! Ca va leur faire du bien.

Je souris.

Bill : Merci de me soutenir comme ça.
Simone : Attends je ne vais pas lâcher mon fils pour leurs beaux yeux ! Ni parce que tu es tombé amoureux !

Je l'embrasse sur les deux joues. C'est fou comme je l'aime ma mère !

Gordon : On range ce soir ou on remet ça à demain ?

Je balaye la pièce du regard, des cartons sont éparpillés un peu partout, le sol n'est plus visible noyé sur les papiers cadeaux déchirés, la table est dans un état déplorable, pleine d'assiettes sales, de verres à moitié vides et des restes de forêt-noire. La cuisine à l'air d'avoir vécu un bombardement et je n'ose pas imaginer l'état du garage.

Bill et Simone : Demain !

On éclate de rire.

Bill : Et demain soir je ne suis pas là, je vous le redis.
Simone : Y a pas idée de faire une fête le soir du réveillon.
Bill : Mais si justement, on se fait des cadeaux, on mange du gâteau, mais avec les amis.
Simone : OK, on rangera dans la journée alors.

Je gémis, redoutant par avance les longues heures de la journée de demain.

Simone : Allez, file au lit, j'ai l'intuition que tu ne vas pas beaucoup dormir la nuit prochaine...

Je souris, elle ne sait pas à quel point elle a raison.

[Ellipse]

P.O.V. Tom

Tom : Vous revenez quand ?
Ellen : Après-demain, dans la matinée je pense.
Tom : D'accord, profiter bien !

J'embrasse mes parents et ils partent. Yes !! Deux jours seul... Tous les ans ils profitent des fêtes pour partir deux jours en amoureux dans une ville romantique, selon leurs propres termes. Cette année c'est Prague (*je veux y retourner !!!*), j'ai donc la maison pour moi tout seul, mais ça veut surtout dire que je vais pouvoir passer ce jour de réveillon avec mon Sweetheart.
Bon, je crois qu'un préparage express s'impose.

[Ellipse]

Je m'active à la préparation de la table, le repas ne va pas être très original, les restes du dîner de Noël, mais c'était super bon et je ne sais pas cuisiner donc ça sera toujours mieux.
Je mets la touche finale à ma table, Bill ne va pas tarder. J'allume les bougies et contemple une dernière fois la pièce, la table est mise, une bonne odeur flotte dans l'air et les bougies éclairent faiblement la pièce. C'est pas mal du tout.

On sonne à la porte. Je vais ouvrir et reste bloqué devant lui. Il est magnifique, les cheveux légèrement ébouriffés, ses santiags légèrement usées, un jean qui le moule juste comme il faut, ses yeux cerclés de noirs qui lui donnent un côté à la mystérieux et excitant.

Bill : Tom ?
Tom : Euh, désolé... entre.

Il rigole et me suit à l'intérieur. Il enlève sa veste dévoilant une chemise noire avec des écritures argentées, deux boutons sont négligemment ouverts. Ok, il veut m'achever avant la fin de la soirée je le sens.

Bill : Tu es sûr que ça va ?
Tom : Plus que bien.

Je l'attire contre moi et l'embrasse amoureusement.

Tom : Suis moi.

J'attrape sa main et on entre dans la cuisine.

Bill : Wahou... c'est.... magnifique !
Tom : Merci.

Ses yeux pétillent et les flammes des bougies s'y reflètent.

Bill : Tu vas devenir un pro des dîners romantiques !
Tom : J'y travaille en effet.

On rigole.

Tom : Tu as faim ?
Bill : J'ai passé la journée à ranger la maison après que toute ma famille ait déballésdes dizaines de cadeaux alors oui !

Je souris.

Tom : Tant mieux.

On s'assoit et on commence à manger. On ne se parle pas, on se bouffe juste littéralement des yeux. Je n'arrive pas à détacher mon regard du sien. On se sourit, il m'aguiche en me faisant entrevoir son piercing de temps en temps. Je lui rends la pareil et mordillant le mien toujours en le regardant droit dans les yeux. Le temps semble suspendu, pourtant on arrive déjà à la fin du repas. On avait beau avoir faim on n'a pas beaucoup mangé, notre esprit était bloqué sur autre chose.

Bill : Arrête de me regarder comme ça !
Tom : Comment comme ça ?
Bill : Comme ça... Ca me donne envie de te sauter dessus !
Tom : Le tien n'est pas mieux.... Je suis déjà à moitié excité ! Ton regard pourrait allumer n'importe qui !

Il sourit.

Bill : On n'est pas doué tous les deux hein ?

Je rigole.

Tom : C'est pas faux. Mais c'est pour ça qu'on est ensemble.

Je me lève et lui tends la main. Il l'attrape et se lève.

Bill : Tu m'emmènes où ?
Tom : Surprise....

On monte les escaliers et on arrive dans ma chambre, là aussi j'ai soigné la présentation, bougies, odeur d'encens, lit fait et chambre rangée ce qui est plus que rare. Et sur le lit un paquet cadeau emballé dans du papier doré.

Il se retourne vers moi, les yeux brillants et un immense sourire sur le visage.

Bill : C'est pour moi ?
Tom : Non c'est pour mon chien, mais en fait il s'est enfui et je me suis retrouvé avec ça sur les bras alors j'ai trouvé une idée pour m'en débarrasser !
Bill : T'es pas drôle !
Tom : Oui c'est pour toi !

Il s'assoit sur le lit et commence à déballer. Ses gestes sont imprécis, il tremble d'impatience, et moi j'angoisse comme un malade.

Bill : Mon Dieu !!!

Je retiens ma respiration.

Bill : C'est trop beau !!

Je pousse un soupire de soulagement, il se retourne vers moi.

Bill : C'est... c'est sublime !! Comment tu as deviné ?? Je les adore !!

Il prend les santiags dans ses mains et les examine sous toutes les coutures.

Tom : Tu te souviens quand on a été voir le roi lion tous les deux ?
Bill : Comment oublier ?!
Tom : Te moque pas ! On était passé devant cette boutique, et tu avais bloqué dessus. Je suis retourné les acheter la semaine d'après.
Bill : Vrai ? Tu les as gardées depuis tout ce temps !
Tom : Ouai, si tu m'avais quitté avant je me serais retrouvé avec une paire de santiags sur les bras !

Il rigole.

Bill : Merci beaucoup ! Je me sens un peu ridicule avec mon cadeau du coup.
Tom : Dis pas ça... Tu ne me l'as même pas encore montré.

Je m'assois à côté de lui et pose les chaussures par terre.
Il sort de son sac une petite boîte noire. Mon c½ur s'emballe, non... Il n'aurait pas eu...
Je l'ouvre et je retiens mes larmes de couler. Un magnifique anneau en argent tout simple mais tellement beau trône dans l'écrin, une chaîne de la même couleur l'accompagne.

Bill : Tu vois, c'est pas grand-chose... si ça te plait pas tu peux aller changer ou te faire rembourser, tu préfères peut-être t'acheter autre....

J'attrape son visage dans mes mains et l'embrasse. Autant pour le faire taire que pour le remercier.

Tom : C'est magnifique !! J'adore !!!
Bill : Tu ne trouves pas ça... trop cliché ? Trop engagé ?
Tom : Tu rigoles ! Elle est sublime !

J'admire l'anneau.

Tom : Ca ne fait pas cliché du tout, c'est un symbole je trouve. J'aime.
Bill : J'ai pris une chaîne, je pensais que tu préférais la porter autour du cou.
Tom : Tu me la mets ?

Je me retourne et soulève mes dreads il accroche la chaîne.

Bill : Il y a une inscription à l'intérieur.

Je regarde, en effet, je lis. Trois lettres « ILY ».

Bill : I Love You.... Et je me suis dit qu'en le mettant en anglais tu pourrais toujours dire que c'est le prénom d'une fille.

Je rigole et l'embrasse.

Tom : J'ai un autre cadeau pour toi.
Bill : Vraiment ?

J'acquiesce et sors une boîte de la poche de mon bagguy. Quand il la voit il ouvre grands les yeux. Il a prend et ouvre.

Tom : Tu me crois maintenant que je te dis que je l'aime ton cadeau ?
Bill : Oui.

Dans l'écrin une bague, la même. Il la prend les doigts tremblants et regarde à l'intérieur. Trois lettres aussi « ILD ».

Tom : J'ai écrit en allemand moi.
Bill : Merci...

Il la met à son doigt et l'admire pendant quelques secondes. Il pose ses lèvres sur les miennes, le baiser reste en surface.

Bill : Tu l'as acheté quand ?
Tom : Vendredi soir et toi ?
Bill : Pareil...

On rigole.

Bill : Le vendeur a dû bien rire.
Tom : Il aura une anecdote à raconter comme ça.
Bill : On est vraiment connecté hein ?
Tom : Oui... Mais ça ne me dérange pas.
Bill : Moi non plus.

Il m'allonge sur le lit et se met sur moi.

Bill : Ca te dérange si je te déshabille là ? J'en ai eu envie toute la soirée.
Tom : Fais ce que tu veux, Noël n'est pas fini

Il rigole et m'embrasse lentement, ses mains s'aventurent sous mon t-shirt et le retire. Il s'attaque à la ceinture et fait glisser mon pantalon le long de mes jambes. Je peux lire l'impatience dans son regard, je le laisse faire, j'ai tout la nuit pour le déshabiller moi aussi...

... (*si je n'avais pas coupé en 2, j'aurai fini ce chapitre ici....lol*)

(et petite explication, ils avaient fait un test tout au début, ils utilisaient le préservatif juste pour faciliter l'accès, mais évidemment il faut se protéger et faire des tests de dépistages si on veut l'enlever.)

Tom : Hum...

Sa bouche dévore mon cou et il descend un peu. Il se place entre mes jambes et me fixe, ses yeux noirs comme jamais.

Bill : Tu veux ?
Tom : Tu as vu mon état ? Je bande alors que tu ne m'as rien fait ! Alors oui je veux !

Il rigole doucement et se penche vers mon membre dressé. Il souffle dessus me faisant trembler, il veut faire durer le plaisir à ce que je vois.

Bill : Tom ?

J'ouvre les yeux et l'interroge du regard, mais quand mes yeux plongent dans les siens il englobe mon sexe d'un coup.

Tom : Ahh !

Il continue de me prendre en bouche, toujours en me fixant, c'est une vision tellement.... Je sais pas mais trop excitante ! Il me regarde toujours alors que sa langue s'enroule autour de mon érection. Il fait rouler son piercing dessus, c'est trop de sensations, ma tête part en arrière et je gémis de plus en plus fort. Il s'attarde sur le bout en appuyant sa bouche sur le gland et passant la bille argentée sur la fente.

Tom : Mein Gott... mein Gott... mein Gott....
Bill: T'es croyant toi?

Il dit ça les lèvres très près de mon sexe provoquant des vibrations.

Tom : Putain !

Il sourit et reprend son activité. Il fait des mouvements de va-et-vient avec sa bouche, enfonçant toujours plus profondément ma virilité dans sa gorge. Il fait ça comme un Dieu c'est trop bon !
Il remplace sa bouche par ses mains et lèche ses doigts. Je gémis prévoyant déjà le plaisir que je vais ressentir. Il se repenche sur moi et reprend sa fellation. Je sens son doigt frôler mon entrée et il l'introduit lentement en moi.

Tom : Humm.... oui...

Il le bouge un peu et en introduit un 2ème, un cri m'échappe et il semble fier de son effet. Sa bouche continue toujours ses mouvements sur mon sexe et je ne sais plus où donner de la tête. Il écarte ses doigts à l'intérieur de moi, je crie sans retenue. Pour ça aussi c'est un Dieu. Il les écarte encore et sent quelque chose qui semble lui plaire.
Mon corps est parcouru d'une puissante décharge d'adrénaline quand il enfonce ses doigts encore plus profondément et caresse le renflement si sensible.

Tom : Ahh !

Il répète ce geste plusieurs fois, ses doigts accélérant de plus en plus leurs entrées et sorties, mon corps se contracte, je perds la tête et pars loin, me laissant complètement emporter par ses mains expertes et je jouis puissamment. Il a juste le temps de se retirer.
Il se relève un peu et retire ses doigts de mon intimité.

Tom : C'était trop bon !
Bill : Je sais...

Il me sourit perversement et étale ma semence sur mon sexe. Ok, il n'est pas encore fatigué.

Bill : J'ai un autre cadeau pour toi ?
Tom : Ah oui ?
Bill : Hum, hum.

Il se lève et fait glisser son jean le long de ses jambes. Je déglutis, il retire son t-shirt et vient se placer à califourchon sur moi. Mon regard parcourt son corps et mes yeux s'arrêtent sur quelque chose.

Tom : Whaou...

Mes doigts touchent sa peau à cet endroit. Je baisse un peu son boxer et retrace le motif.

Tom : Un tatouage ?
Bill : J'ai toujours voulu le faire, je me suis dit que c'était l'occasion. Et je suis sûr que la localisation te donnera des idées.

Je rigole.

Tom : En effet, et d'ailleurs je ne le vois pas bien là.

Il se soulève et je lui enlève son boxer, il l'envoie valser à l'autre bout de la pièce. Il se rassoit sur moi, faisant entrer en contact nos sexes dressés.

Bill : Ahh... ca m'avait manqué.

Il place ses mains de chaque côté de mon visage et commence à onduler lentement sur moi. Nos virilités se frôlent, se touchent envoyant des dizaines de frissons dans nos corps. Ses cheveux retombent de chaque côté de son visage nous protégeant du monde.
Je sens son souffle sur ma peau, sa peau luit avec la lumière des bougies, il se mord la lèvre. Il est vraiment sex putain.

Sa main caresse mon torse, puis mes abdos, il empoigne mon sexe et effectue quelques mouvements rapides.

Tom : Ahh !!

Et je n'ai pas le temps de me remettre de mes émotions qu'il s'empale sur moi. Je crois qu'il aime cette position, être dominé mais dominer...

Tom : Putain, putain, putain....
Bill : Tu te répètes chéri.

Sa respiration est coupée par le plaisir. Il reste dans cette position quelques secondes et commence à bouger. Mais j'en veux plus et je sais que lui aussi. Je pose mes mains sur ses hanches et inverse nos positions d'un coup de rein puissant.

Bill : Ahh !!

Je tape involontairement en plein dans sa prostate.

Bill : Ca commence fort !

Je souris et entre à nouveau en lui. Il noue ses jambes autour de ma taille pour me donner un meilleur angle de pénétration. Ses ongles griffent mon dos. Je donne des coups de bassins assez lents et langoureux, je ne veux pas tout donner tout de suite.
Mes entrailles se tordent agréablement, j'aime vraiment le voir comme ça. Mon sexe entre en lui doucement et cette vision est tellement orgasmique que je décide de regarder ailleurs.

Je frotte sa prostate mais évite de m'attarder dessus, je n'ai pas envie qu'il vienne trop tôt.

Bill : Tom....

Ses yeux se ferment et s'ouvrent au rythme de mes mouvements. Son corps se contracte et sa virilité frotte contre son bas ventre. Les passages se font de plus en plus facilement, il est tellement chaud. Il attrape la chaine qui pend autour de mon cou et la tire vers lui me forçant à approcher mon visage du sien, il arrête quand je ne suis qu'à quelques millimètres et je comble l'espace qui nous sépare pour l'embrasser.
D'un seul coup il contracte ses muscles autour de mon érection.

Tom : Ahh !! Oh oui....

Il recommence quand je rentre en lui décuplant les sensations, c'est tout simplement génial. Je me redresse un peu pour mieux m'introduire en lui. Mes gestes deviennent plus saccadés, j'ai du mal à me contrôler sous le désir.
Je sens l'orgasme arriver, les vagues de plaisir sont de plus en plus puissantes, elles déferlent dans mon corps, contaminant la moindre de mes cellules.

Bill : Arrête...
Tom : Quoi ?
Bill : Retire-toi.

Je stoppe tout et fais ce qu'il me dit, il doit voir ma tête de choqué parce qu'il rigole.

Bill : Tu allais me faire jouir.
Tom : C'était un peu le but ! Tu m'as coupé en plein élan, ça fait limite mal là.

Je désigne ma virilité plus que gonflée, même le fait d'être interrompu n'a pas réussi à me bloquer.

Bill : Je sais, mais j'ai quelque chose d'autre à te proposer.

Je ne comprends rien à ce qu'il me dit, il tend son bras et attrape quelque chose dans son sac. Une boîte en plastic, je suis encore plus perdu. Il sourit et l'ouvre...

Tom : Des bouts de citrons verts ?
Bill : Hum, hum...

Il me fait m'allonger et attrape un morceau entre ses dents il se penche sur moi et le pose sur mes lèvres, il m'embrasse croquant dans le fruit, le jus acide coule dans ma bouche. Je frissonne.

Bill : Convaincu ?
Tom : Je demande d'autres exemples...

Il sourit et prend un autre bout. Il le met entre ses lèvres et vient retracer la ligne de mes abdos et pressant dessus. Un mince filet coule jusqu'à mon nombril et il glisse sa langue dedans pour l'aspirer. Il remonte ensuite léchant le jus sur ma peau.

Tom : Hum...

C'est trop érotique comme jeu. J'attrape à mon tour un quartier de citron et le mets dans ma bouche, l'acidité me fait frissonner, je viens l'embrasser tout en gardant le fruit en bouche. Nos langues se mêlent, s'échangeant le citron vert. Notre salive se mélange au jus. C'est divin.

Je l'allonge et presse un morceau en bas de son ventre. Il se contracte sous l'effet du liquide froid. Je le lèche et dévie vers l'étoile. J'en retrace les contours avec ma langue, redessinant encore et encore le motif.
Il respire bruyamment, totalement hypnotisé par mes gestes. Je me recule un peu et passe mon doigt sur sa peau tatoué. Il frissonne. Je redescends un peu plus bas et englobe sa virilité. Je joue de longues minutes avec son sexe, mêlant son goût à cette saveur citronnée. Je sens son érection pulsé dans ma bouche. Ses mains se perdent dans mes dreads. A ce rythme là on ne va pas tenir longtemps.

Je remonte vers son visage et l'embrasse langoureusement.

Bill : Alors convaincu ?
Tom : Cette fois oui.

Je soulève son bassin et le pénètre à nouveau.

Bill : Ahh !!

Mes allées et venues se font immédiatement rapides et puissantes, on a assez attendu, on est tous les deux à bout. J'empoigne son sexe d'une main, me maintenant avec l'autre et lui applique des mouvements au même rythme que mon bassin.

Tom : Oh oui...
Bill : Encore...

Je ne me contrôle plus et laisse parler mes envies, Bill ne se retient plus non plus, il hurle à s'en péter les cordes vocales à chacune de mes entrées et agrippe mon dos me faisant presque mal.

Bill : Plus... plus....

Je sens une montée de plaisir partir de l'intérieur de mon corps, l'envie me consume. J'accélère mes gestes sans vraiment savoir comment et me laisse porter par les cris de Bill.

Bill : Ah !!! Putain !!

Les vagues de bien-être arrivent en étant de plus en plus grandes, la température de la pièce explose, nos corps sont en feu, j'ai l'impression de brûler à chaque fois que je sens son sexe cogner contre mon bas ventre. Je continue à le masturber tout en le pénétrant aussi fort que je peux.

Il me crie de continuer, il crie que c'est bon, il crie des choses incompréhensibles, il crie des mots sans aucun sens. Je sens sa respiration se bloquer et tout son corps se contracter, ses jambes se resserrent autour de moi et il jouit dans ma main.

Bill : AHH !!!! Tom !!!

Mon érection se retrouve compressée en lui, il me retient et se contracte à chacun de mes va-et-vient, je ne suis pas loin, je le sens et lui aussi. Il me regarde droit des les yeux et continue de gémir.

Bill : Oh oui... Tom.... Encore....

Je perds tous mes repères et décolle dans un autre monde, mon corps explose, je vois blanc et j'éjacule en lui, me libérant dans un cri rauque.

Tom : AHH !!! Oh oui !!!

Je retombe sur son corps, un sentiment de plénitude m'envahit. J'écoute son c½ur qui ne s'est toujours pas calmé, ma respiration est irrégulière. Je suis bien....

On ne dit plus rien, je lèche les quelques gouttes de citron qui étaient restées sur son corps. Sa main vient caresser mon dos lentement. Je reprends peu à peu mes esprits. Mon souffle se calme, le sien aussi. Je me retire de lui, lui arrachant un dernier soupir de satisfaction.

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés comme ça. Simplement à entendre battre le c½ur de l'autre. Se touchant mutuellement, ses doigts sur ma peau me donnant la chair de poule.

Je tends la main et attrape le dernier quartier de citron vert, je passe mes doigts sur ses lèvres pour les entrouvrir et le presse pour faire couler le jus dans sa bouche, il sourit. Je me penche alors sur lui et l'embrasse, ma langue rencontrant la sienne. Et on s'endort après avoir fini de partager ce baiser acidulé.

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Pix : Parce que ce regard peut me tuer.... (mais que vous allez devoir attendre que sky remarche pour la voir....XD Edit: ça remarche!)
Musique en écoutation : FREE – STEVIE WONDER

Voilà la 1ère partie, comme promis la suite et fin de ce chapitre sera postée demain.
J'avais envie de faire un chapitre assez mignon (en prévision des rebondissements très prochains.... Oui je dis ça à chaque fois mais à chaque suite postée on s'approche, on s'approche...)
Et moi aussi la période de Noël me rend encore plus folle que je ne le suis à la base, alors on se moque pas de Bill !XD !
Et donc vous découvrez la famille de Bill.... ! .... J'avoue suspens pourri pour la fin... !
Bon sur ce je vais manger, je viens juste de rentrer de la fac et j'ai faim!!!!!XD!
@demain pour la suite (mais si vous voulez déjà mettre des commentaires sur cette partie vous pouvez !)
(Je précise que la 2ème partie sera plus longue que la première...)

Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....


Edit de la 2ème partie : donc voilà.... Juste deux-trois ptites choses et après promis je me tais
Pour les cadeaux je vous avais prévenu que ce n'était pas quelque chose d'extraordinaire, mais j'ai eu les idées il y a plus d'un an quand ce n'était pas encore devenu une espèce de modes et.... Ben j'ai beau essayer de me convaincre que c'est cliché et complètement nul moi j'adore !!lol !

Pour le lemon.... Donc là j'ai fait long et assez soft (pour le prochain il risque d'être court et plus....obscène ??XD !) avec un ptit citron vert!XD! et oui je me suis rendue compte vers le 15 ème chapitre que j'avais complètement zapé le tatouage de Bill donc je l'ai mis maintenant.

Sinon.... Et oui j'avais bien fait un suspense pourri !lol ! Pas toutes les révélations d'un coup c'était Noël quand même ! Il fallait y aller doucement...
Bon ben sur ce je vais bosser mes TD, j'espère que cette 2ème partie vous a plut (profitez du calme....)
Et à très bientôt avec la suite !

Et lovemickey977 a mis le 6700ème commentaire!!!!
Et merci pour tous vos commentaires depuis hier!!!! j'aurais du couper en 2 plus souvent!lol!

j'espère vraiment que ce chapitre vous a plut! J'ai beaucoup aimé l'écrire et j'espère que vous l'avez ressenti....

(et je n'ai pas le temps de prévenir ce soir... désolée, si j'ai un peu de temps je le ferai avant de me coucher mais je garantis pas...)

Re edit: alors déjà: tokio-hotel-fic145 a mis le 6800ème commentaire!!! merci beaucoup à vous

et donc pour en revenir à ce chapitre, j'ai beacuoup réfléchi depuis hier et je me suis rendue compte d'un truc, je crois que malgré moi j'ai fait monté la pression pour rien, j'ai coupé avant la réaction de la famille, dans mes edits je disais qu'il y allait avoir de l'action et tout... ce qui est vrai mais pas pour ce chapitre

je pense que ça a déçu certaines personnes qui s'attendaient à beaucoup plus de rebondissements et pas à un chapitre "comme les autres". J'en suis vraiment désolée, je n'aurai peut-être pas dû coupé ce chapitre (il était vraiment long mais bon) ou je sais pas, enfin bref.
j'espère que le prochain vous plaira d'avantage. j'ai conscience que ma ficiton n'est pas celle où il y a le plus de suspens et de trucs inatendus qui arrivent, vraiment désolée si a ne surprend personne....

les prochains chapites devraient changer ça (peut-être pas le suivant mais dans tous les cas vous l'avez bien compris, on approche de quelque chose et ça devrait redonner du souffle à tout ça) simplement je ne pouvais pas passer à côté de cette période....

Je vous laisse, je vais en cours. Encore merci de votre soutien (et de me dire ce que vous n'aimez pas quand vous n'aimez pas quelque chose) je vous donne rendez-vous bientôt pour la suite!

Nini: je comprends tout à fait ce que tu dis, mais je ne généralisais pas du tout, ce n'était pas non plus une critique du tout vis-à-vis des personnes qui avaient dit ça parce que justement j'étais d'accord. Et avoir des avis contraires m'aide aussi beaucoup.
Et oui ne t'inquiète pas ce sera une happy end juré!XD!

En tout cas merci pour tous vos commentaires! (je me répète mais je le pense à chaque fois!)

Edit du week-end: alors tout d'abord th-twins-story-th a mis le 100ème commentaire sur cet article
unendlichkeit-freiheit a mis le 200ème commentaire sur ce chapitre et le 6900ème commentaire!!!
merci beaucoup à vous toutes!!! (toujours pas de gaçons??? je me desespère...XD!)

Sinon pour parler du prochain chapitre, il arrive très bientôt promis! Je suis en train de l'écrire mais avec les TD que j'ai à faire je galère un peu (et bon j'ai abandonné l'idée d'apprendre mes cours, pas le temps!lol!)
J'espère qu'il vous plaira, j'ai un peu eu du mal à le commencer mais ça s'est débloqué. J'essaie de finir très vite.
Bonne fin de week-end et je me répète mais encore merci à vous!

Question: pourquoi vous croyez qu'ils vont être grillés par les parents? Il n'y a pas d'autres moyens pour qu'ils leur avouent leur relation et que les parents leur disent qu'ils sont jumeaux??? Moi j'en vois d'autres....

Re edit:
coucou!! alors déjà je dois vous dire que vous avez une sacrée imagination!! mais personne n'a trouvé la bonne solution (ni même approché d'ailleurs!XD!) j'espère que vous aimerez ma version de la chose même si ce n'est pas ce que vous pensez...
sinon pour la suite, elle sera postée soit demain soit mercredi matin, ça va dépendre de ce que j'ai comme boulot j'essaie de poster au plus vite.
Encore merci pour vos commentaires (et désolée mais je n'ai pas pu répondre aux derniers, j'ai pas trop le temps en ce moment)
@bientôt

Re: j'ai un très gros problème. Ce matin je suis tombée et mon ordi a tapé le sol.... résultat il y a un super grand éclat sur l'écran et des fissures de partout. Je suis plus que dégoutée et je vais me faire engueuler comme je sais pas quoi. Mon père ne rentre que ce week-end je sais pas trpop comment je vais faire, en plus c'est lui qui sait si c'est garanti sous assurance ou pas.... donc autant dire que je suis dans la merde! surtout que je l'utilise pour les cours aussi...
j'essaie de poster quand même aujorud'hui mais il faut que je l'utilise le moins possible sinon ça va empirer.... ça me fait franchement chier vous imaginer même pas à quel point!
je ferai tout pour ne pas que ça se ressente sur le rythme de postage promis
en tout cas c'est une journée de merde, mais vraiment!

C'est encore moi!!!
Je dervai pouvoir poster ce soir (entre 18h et 20h, je vais pas en cours ça m'a démoralisée!) mais par contre je ne pense pas pouvoir prévenir, les favoris sont sur mon ordi portable et comme je sais toujours pas si je peux le rallumer ou pas.... je verrai bien, j'espère que vous comprendrez et que vous arriverez quand même à lire la suite

# Posté le mardi 30 septembre 2008 14:33

Modifié le mardi 07 octobre 2008 09:35